storytelling version Macron
décembre 18th, 2018 par JérômeDuez

Dans son texte d’allocution du 10 décembre dernier en réponse aux Gilets jaunes, Emmanuel Macron a usé du storytelling à deux reprises, en commettant quelques maladresses.

Comme chacun sait, le storytelling est un procédé de communication pour motiver les gens (à l’adhésion ou à l’achat) en les embarquant dans une histoire. Les formes peuvent varier, mais doivent répondre à une technique précise, que le président semble mal maîtriser. Voyons cela de plus près.

Mauvais storytelling caritatif

Pour montrer qu’il était sensible à la souffrance des Gilets jaunes, Emmanuel Macron a produit un premier effet de storytelling, en racontant ceci :

« Je sens une colère plus profonde. (…) C’est celle du couple de salariés qui ne finit pas le mois et se lève chaque jour tôt et revient tard pour aller travailler loin. C’est celle de la mère de famille, célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus, qui n’a pas les moyens de faire garder les enfants et d’améliorer ses fins de mois, et n’a plus d’espoir. Je les ai vues, ces femmes de courage, pour la première fois disant cette détresse, sur tant de ronds-points. C’est celle des retraités modestes, qui ont contribué toute leur vie et souvent, aident à la fois parents et enfants et ne s’en sortent pas. C’est celle des plus fragiles, des personnes en situation de handicap, dont la place dans la société n’est pas encore reconnue. »

Quand on fait du storytelling pour sensibiliser le public à une cause humanitaire, ou pour montrer que l’on est soi-même sensible à une misère sociale, il est préférable de parler d’un cas particulier plutôt que d’une multitude.

Ainsi, pour récolter de l’argent au profit d’une population frappée par la guerre, on évite de dire « Donnez pour les 250.000 victimes de la guerre de… ». Il vaut mieux raconter l’histoire d’une seule victime, par exemple une petite fille qui a perdu ses parents et est en train de mourir de faim. Car un seul destin tragique produit une émotion plus forte que la tragédie d’une foule.

Où est l’unité ?

Le storytelling d’Emmanuel Macron commençait bien. En l’entendant évoquer le couple de salariés éloignés de leur travail, je croyais qu’il allait s’attarder sur le cas. J’attendais qu’il mette un visage à ce couple et qu’il le présente de manière émue. Mais il a préféré procéder à un inventaire misérabiliste et présenter une foule.

Au début, il essaie de montrer des cas isolés, parlant au singulier du couple et de la mère de famille. Mais il passe vite au pluriel, à partir de « Je les ai vues, ces femmes de courage ». Il veut faire croire qu’il a pris le temps de regarder ces gens dans la détresse, mais dès qu’il part dans cet inventaire infernal, on se dit que oui, il les a vues ces femmes et ces hommes, sur une vidéo passée à vitesse accélérée. Et l’on cesse de croire à son empathie.

Il aurait dû ne s’arrêter que sur un seul cas, qui à ses yeux aurait fait figure de symbole de la colère. Ou sur un seul groupe symptomatique du mouvement social, comme dans le tableau de Delacroix reproduit sur les vieux billets de 100 francs.

Storytelling version Delacroix

En s’arrêtant sur un seul cas, il aurait pu réussir à nous faire croire qu’il a reçu un vrai choc émotionnel, déclencheur d’une vraie remise en question. Mais en déroulant une liste de cas, son émotion ne passe pas.

Où est la transformation ?

Ce passage de son allocution présente un autre défaut. Tout bon storytelling raconte une transformation, implicite ou explicite. Pour reprendre l’exemple de la petite fille victime de la guerre, le fait d’inviter le public à donner de l’argent pour la sauver, raconte implicitement l’histoire de ce sauvetage, et fait de nous des héros qui contribuent à la transformation de ce tragique destin.

Or, quand Emmanuel Macron parle « des plus fragiles, des personnes en situation de handicap », nous apprenons dans la suite de son allocution qu’il n’a rien à leur proposer pour transformer leur situation. Donc, cela revient à raconter une histoire tronquée ; et le public reste sur sa faim.

Mauvais storytelling mobilisateur

Le second effet de storytelling se situe à la fin du discours du président de la République, quand il dit : « Nous ne reprendrons pas le cours normal de notre vie, comme trop souvent par le passé dans des crises semblables, sans que rien n’ait été vraiment compris et sans que rien n’ait changé. Nous sommes à un moment historique pour notre pays. »

Ici, nous avons une vraie annonce de transformation. Emmanuel Macron veut nous embarquer dans un épisode charnière. Sauf qu’il oublie de nous dire vers où va mener le changement. Il ne fait que répéter un principe : l’écologie. Mais il ne porte pas le rêve d’un monde écologique, il n’en a pas la vision.

Or, ce n’est pas avec des principes que l’on raconte une bonne histoire. L’issue (le happy-end) doit être claire. Ici, elle ne l’est pas et donc, nous sommes en droit de douter du bien-fondé de cette histoire-là.

Le storytelling ou le risque de la double peine

Il paraît qu’Emmanuel Macron a écrit seul son discours. Je veux bien le croire. Car il a beau savoir écrire correctement, il n’est pas un maître de la communication de crise. Pourquoi ne fait-il pas appel à de vrais professionnels, comme Nicolas Sarkozy, ami intime de Jacques Séguéla et qui savait s’armer d’un bataillon de conseillers en communication ?

Le président de la République aurait dû mettre un mouchoir sur sa suffisance et se faire aider. Car le storytelling est une arme à double tranchant. Double, parce que cela multiplie les enjeux par deux.

En effet, lorsqu’un politicien raconte une histoire pour nous vendre ses mesures, le voilà avec deux objets à vendre au lieu d’un seul : ses mesures + son storytelling. Si le storytelling est raté, nous refusons les mesures. Et s’il est réussi, rien ne garantit qu’il nous fasse adhérer aux mesures.

Alors, pourquoi ne pas se passer de storytelling ?

Faut-il persévérer dans le storytelling ?

J’ai toujours été circonspect, concernant le storytelling en politique française. N’oublions pas que les maîtres de ce procédé sont américains. Or, l’Amérique repose sur un mythe fondateur et les Américains ont longtemps eu besoin d’être gouvernés par des mythologies. Je ne juge pas. Mais je rappelle que nous ne sommes pas l’Amérique, et tout ce qui nous vient d’Amérique ne marche pas forcément chez nous.

Un pays jeune comme les USA a besoin d’inventer des d’histoires pour bâtir son Histoire. En revanche, le long passé de notre vieille Europe offre un patrimoine historique et culturel, réservoir inépuisable de références pour réveiller notre corde sensible. Nous les préférerons aux inventions.

Il n’est donc pas naturel en France de pratiquer le storytelling. Quand un politicien s’y essaie, une partie du public français pense : « Eh bouffon, ne me raconte pas d’histoire ! ».

Déclin du storytelling en Amérique

Même aux USA, il semble que le storytelling soit en perte de vitesse.Comme l’explique Christian Salmon[1] dans cet article, l’âge d’or du storytelling en Amérique s’étend de la présidence de Ronald Reagan à celle de George Bush jr. Durant cette période, les présidents ont embarqué l’Amérique dans le grand rêve néolibéral, lequel a été une histoire crédible jusqu’à la crise des subprimes. Cette crise a marqué la collision entre l’histoire réelle et la mythologie du néolibéralisme ; et les Américains ont cessé d’y croire.

Une bonne histoire doit reposer sur une harmonie entre la réalité présente, l’espoir de lendemains heureux, et la crédibilité du porteur d’espoir. En France, aujourd’hui, l’histoire réelle des Gilets jaunes se confronte à l’histoire artificielle du président de la République, à laquelle lui-même semble incrédule.

Raison de plus pour que les politiciens français abandonnent ce procédé narratif d’enfumage, et reviennent aux bonnes vieilles méthodes d’argumentation.

 

[1] Auteur de « Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits », dont je vous conseille la lecture pour tout comprendre à cette pratique en politique.

À l’époque de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait réussi son storytelling, alors que Marine Le Pen avait magistralement raté le sien. Cet article en parle.

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Concevoir à son image
novembre 28th, 2017 par JérômeDuez

Il y a 15 jours, revoir le texte de Boileau m’a fait réfléchir. Sa célèbre phrase « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement », semble couler de source. Encore faut-il réussir l’étape de la conception. Or, sur ce point, Boileau se tait.

Ce qui se conçoit clairement… se quoi ?

Si l’on reste en surface, sur le simple rapport entre la conception du discours et son énoncé, cela peut inciter à l’hypocrisie. En effet, nombreux énoncent de la clarté apparente, quand en vérité ils n’ont rien conçu de clair.

C’est le cas chez les champions de rhétorique : ils nous impressionnent par leur argumentation, alors qu’en réfléchissant deux minutes à leur propos, on remarque qu’ils sont dépourvus d’idée.

Dans cette logique, ce qui s’énonce clairement n’est pas forcément le fruit d’une bonne conception.

Pour aller au fond des choses, il convient de s’attarder sur la qualité de la conception. Quel en serait l’adage ? Je propose ceci : « Ce que l’on vit bien se conçoit clairement » et aussi : « Ce que l’on projette bien se conçoit clairement ».

Se projeter, c’est s’imaginer dans une situation donnée. Le b a ba de la projection consiste à s’interroger sur son destinataire avant de s’exprimer. Quand je me demande « à qui je m’adresse ? », j’imagine mon destinataire et je me projette face à lui, en train de répondre à son attente.

Concevoir le succès

Un exercice de projection consiste à s’interroger sur ses propres désirs pour lancer des projets solides. C’est loin d’être simple.

Par exemple, concernant le désir de succès. Succès professionnel ou succès en amour. La publicité et le cinéma nous matraquent avec des représentations de la réussite et du succès. Du coup, certains croient devoir coller à ces représentations, sans s’interroger sur leur propre conception de la réussite.

Vouloir une Ferrari, alors que l’on n’aime pas la vitesse… Ou trouver l’âme sœur avec qui tout partager, alors que l’on est un solitaire endurci… Rêver de posséder une villa au bord de la mer alors que l’on craint l’eau… Vouloir coller à une image de réussite qui ne correspond pas à ses vrais désirs, cela revient à se fixer de faux objectifs.

Quand on vise quoi que ce soit, on a intérêt à se projeter dans une situation en rapport avec un objectif à 100% personnel. Sinon, la perspective sera faussée et les actions seront freinées ou déviées.

Concevoir sa transformation

La dernière élection présidentielle a montré les failles d’un storytelling mal incarné. Toute bonne histoire contient un épisode de transformation, et les personnalités politiques en tiennent compte.

Dans le cas d’Emmanuel Macron, c’est l’histoire d’un presque inconnu qui se transforme rapidement en personnalité incontournable. C’est simple et clair. Dans le cas de Marine Le Pen, c’est l’histoire d’une femme agressive qui se transforme en femme « apaisée », à la suite de la rupture avec son père. Là, c’est plus tordu.

Marine aurait dû concevoir sa transformation en s’appuyant sur une réalité. Par exemple, elle aurait pu raconter l’histoire de « la fille à son papa » qui se transforme en femme indépendante. Mais, pour une raison inconnue, Marine n’a pas voulu assumer sa vraie image et s’est inventé un rôle de toute pièce. Or,  Le Pen ne sera jamais Le Zen.

Le storytelling n’est pas une comédie et nous ne sommes pas des acteurs de composition. Dans la vraie vie, il est impossible de s’incarner dans un rôle qui ne colle pas à ce que nous sommes vraiment. Au bout d’un moment, le vernis craque et plus personne n’y croit.

C’est pourquoi un bon storytelling doit rester réaliste. Ce qui se conçoit bien est affaire d’harmonie entre le discours et son porteur. Et la clarté de la projection est à l’origine de la qualité de la conception : il convient de concevoir à son image.

Concevoir ses écrits

Des difficultés à rédiger cachent souvent quelque chose de plus profond. Peut-être que le propos n’a pas de raison d’être, que le rédacteur manque de motivation ou qu’il est mal placé pour s’exprimer sur le sujet.

Une de mes stagiaires n’avait aucun mal à écrire ; pourtant, elle rencontrait des difficultés pour rédiger un type particulier de courrier : il s’agissait de répondre à des plaintes. On lui avait fourni des modèles de réponses mais qui ne la satisfaisaient pas, elle les trouvait secs et souhaitait en dire plus, pour renseigner au mieux ses destinataires. Dans sa tête, cela semblait clair ; mais devant l’ordinateur, elle bloquait.

À l’étude de son cas dans le cadre de ma formation, nous avons découvert que la réglementation de son entreprise lui interdisait de divulguer les informations qu’elle souhaitait communiquer, et qu’elle outrepassait ses droits. On peut dire que son incapacité à rédiger l’avait protégée, en quelque sorte, lui évitant de commettre un impair.

La formation lui a été utile pour identifier la source du blocage. Cela l’a confortée dans ses vraies capacités et lui a permis d’éluder les faux problèmes.

C’est pourquoi, avant de nous exprimer, demandons-nous si nous sommes la bonne personne, à la bonne place et au bon moment pour le faire. 

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janvier 19th, 2017 par JérômeDuez

Le pitch est l’art de se présenter en quelques secondes et de manière accrocheuse.

Dans un speed meeting, chacun se présente aux autres en moins d’une minute et chacun fait en moyenne une vingtaine de rencontres. À la sortie, sur les vingt, trois seulement sont mémorables. Qu’est-ce qui distingue ces trois-là ?

C’est le fait qu’ils ne se contentent pas de présenter leur métier mais qu’en plus, ils ont le pitch dans la peau.

En panne pour pitcher ? Voici 5 modèles pour trouver l’inspiration.

Modèle 1 – Problème / Solution / Témoignage :

1 – Accroche avec une situation problématique que peut rencontrer l’interlocuteur ou le public.

2 – Je suis la solution (évitez de parler du produit ou du service, mais privilégiez le concept, à travers une formule accrocheuse).

3 – Exemple vécu, pour personnaliser cette présentation.

Exemple :

1 – Êtes-vous maladroit pour rédiger un e-mail, un compte rendu, ou un devis ? Votre écriture nuit-elle à votre image et vous fait-elle perdre du temps ?

2 – J’ai ce qu’il vous faut. L’objectif de mes formations, c’est de vous mettre à l’aise avec la pratique de l’écriture.

3 – La semaine dernière, j’animais une formation de 3 jours et, au cours de la première matinée, une dame a pris conscience que ses blocages avaient sauté et qu’elle allait progresser très vite. Vous auriez vu alors son regard s’illuminer, c’était très beau !

Commentaires :

Ce modèle est très suivi. Il est fréquent d’aborder son actualité et de commencer par la phrase : « La semaine dernière, j’ai eu un client qui… » ou « Hier, je suis intervenu à tel endroit, où… ».

Ici, l’anecdote laisse miroiter le fait que ma formation vainc les blocages. Le destinataire est tenté de se demander comment j’atteins ce résultat. C’est un procédé d’accroche.

Modèle 2 – Qui / Quoi / Illustration :

1 – Présentation.

2 – Définition/objectif(s).

3 – Annonce permettant de visualiser l’offre…

Exemple :

1 – Je suis spécialiste de la formation aux écrits professionnels.

2 – Cela regroupe 3 types d’écrits : les écrits commerciaux, pour mieux communiquer ; la correspondance, pour maintenir de bons rapports avec ses contacts ; et les écrits opérationnels, pour consolider ses actions.

3 – Dans 10 jours, j’anime une formation dans le quartier de l’Étoile, intitulée « réussir ses présentations à l’écrit comme à l’oral ». Le but est que chacun reparte possesseur d’un discours  personnel, avec lequel il se sente bien. Elle est limitée à 6 personnes et il ne reste que 2 places.

Commentaire :

C’est un message concret, d’autant plus qu’il incite à visualiser quatre points : une date pour situer l’action dans le temps, l’Étoile qui évoque l’Arc de Triomphe, l’objectif clair et le groupe quantifié.

Modèle 3 – Problème / Pertinence de la solution / Réussite :

1 – Contexte problématique.

2 – Solution originale et pertinente : …grâce à mon procédé + une formule résumant l’originalité de la proposition.

3 – Résultat : ce que gagne le client.

Exemple :

1 – Dans la moitié des grandes entreprises, les échanges d’emails à l’interne génèrent des conflits.

2 – J’anime une formation intitulée « écrits et entente », qui contribue à instaurer un climat de paix au sein de l’entreprise. Grâce à une pédagogie associant des techniques de rédaction et des techniques de développement personnel…

3 – … j’amène les personnes à chasser leur anxiété face aux écrits et à créer de meilleurs échanges.

Commentaires :

Ici, le métier n’est pas mentionné. En abordant directement mon action, le destinataire devine mon métier.

Le fait de montrer la réussite amène à raconter une transformation de la situation. Or, la majorité des bonnes histoires racontent une transformation. En cela, ce pitch se rapproche subtilement d’un storytelling.

Modèle 4 – Sensibilisation / Mot d’ordre / Promesse :

1 – Vous imposez l’idée que le problème touche directement votre public.

2 – Vous lui intimez l’ordre de trouver la solution…

3 – … En l’occurrence : vous-même.

Exemple :

1 – Beaucoup d’entre vous sont amenés à écrire de plus en plus dans votre travail. Il est essentiel de prendre conscience que bien écrire, cela vous rend plus efficaces et plus dynamiques.

2 – Donc, vous devez avoir une analyse juste de votre rapport à l’écriture. Et si, par hasard, vous évaluez des faiblesses, venez me voir !

3 – Ensemble, nous trouverons une solution applicable rapidement.

Commentaire :

Cette approche autoritaire demande de l’énergie, une voix ferme. Le point culminant est l’ordre « Venez me voir ». La conjugaison du verbe à l’impératif s’harmonise avec une posture quasi militaire ou un sourire ravageur.

Modèle 5 – Storytelling :

1 – Situation initiale : présentation du héros, ses forces et ses faiblesses.

2 – Élément perturbateur : une question proche d’une problématique, mettant face à face la quête du héros et l’obstacle.

3 – Élément de résolution : l’action qui mène au succès.

4 – Happy end.

Exemple :

1 – On n’oublie jamais son 1er client. Le mien est un grand traiteur. Je l’appelle James, pour préserver sa réputation. Il a toujours été hyper doué dans sa partie… Mais à ses débuts, ses textes commerciaux étaient déplorables. Un critique gastronomique l’avait descendu, alors qu’il n’avait goûté à aucun de ses produits, il n’avait vu que son site Internet !

2 – Le succès de James était-il compromis à cause de ses maladresses en écriture ?

3 – Heureusement, il a suivi ma formation sur mesure et à la sortie, il a revu ses textes.

4 – À présent, le Tout-Paris s’arrache les petits fours et les pâtisseries de James.

Commentaire :

Le storytelling est un excellent procédé quand le message s’adresse au grand public. Il est à manier prudemment en B to B (entre professionnels). Dès que l’on emploie le style narratif, certaines personnes auraient tendance à se sentir infantilisées et à répliquer : « Ne me racontez pas d’histoire ! »

Quel modèle privilégier ?

Il n’y a pas un modèle meilleur ou moins bon que ses voisins. Plusieurs vous seront utiles, selon les circonstances. Et je vous conseille de changer souvent de pitch, pour garder de la fraîcheur et de la spontanéité.

En networking (réseautage en français), tâchez de ne pas être le premier à pitcher. Commencez par laisser parler les autres, afin d’adapter votre discours en fonction de ce que vous avez appris d’eux. Et n’oubliez pas de vous poser les trois questions fondamentales que je rappelle ici.

(Pensez à vos cartes de visite pour clore votre performance !)

Et toi, c’est quoi ton pitch… ?

 

 

Le contenu de ce billet est développé dans l’ouvrage « Organiser ses idées, structurer ses propos« .

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