Si vous souffrez d'une trop grande distraction, voici la technique pour développer votre concentration et pour vous changer la vie !
janvier 24th, 2019 par Jérôme Duez

Certains de mes étudiants souffrent d’un manque de concentration flagrant. Je les vois en classe, démangés par le besoin de sortir leur portable pour consulter les messages. Quand ils travaillent sur l’ordinateur, il leur semble douloureux de ne pas ouvrir leur boîte mail ou de se priver d’une parenthèse sur YouTube.

D’ailleurs, ils le reconnaissent volontiers : ils disent appartenir à la « génération zapping, sms et réseaux sociaux », et avouent ne pas savoir se fixer sur une activité à la fois. Toutefois, ils ne sont pas conscients des conséquences néfastes de leur distraction. La conséquence la plus grave, la voici :

La personne en manque de concentration devient incapable d’entrer en contact avec elle-même. Donc, impossible d’aller au bout d’une réflexion sur un sujet qui la concerne de près. Impossible de penser, tout simplement, et de faire face à ses problèmes ou à ses questionnements.

Si vous aussi, vous êtes victime d’une distraction proche de la dispersion, voici un exercice qui peut vous faire le plus grand bien.

Des rendez-vous pour vous recentrer

L’exercice est simple. Il consiste à écrire au réveil, au stylo, et à remplir trois pages d’un cahier, sans s’arrêter.

Pourquoi au réveil ? Pour mieux laisser parler votre subconscient. Vous êtes à la frontière entre les rêves et l’éveil. Ainsi, vous n’essayez pas de contrôler ce que vous écrivez, vous vous laissez surprendre par la production de votre esprit. Comme un simple spectateur, vous assistez à la magie créée par votre créativité innée.

Pourquoi au stylo ? Pour rendre l’exercice plus physique. Votre intelligence agit plus complètement quand une partie de votre corps participe à la réflexion. Votre écriture est plus sensuelle, plus lente et silencieuse qu’avec un clavier ; ainsi, le terrain est plus propice à la créativité.

Pourquoi trois pages ? Parce que passé la première page, vous perdez la sensation d’effort. Notez que je ne vous impose pas le format du cahier. L’important est de pouvoir tourner la page et enchaîner tout de suite. Voyez la beauté symbolique du geste : tourner la page et aller de l’avant !

Pourquoi sans s’arrêter ? Parce qu’en écrivant de la sorte, vous notez forcément des choses sans intérêt. Et c’est très bien, car cela vous entraîne à ne pas vous juger. En effet, il est capital de ne pas viser la belle écriture ou les propos brillants. En ne vous jugeant pas, vous ne vous censurez pas ; et sans autocensure, vous vous autorisez le luxe de vous exprimer sans entrave. Il ne peut qu’en sortir de bonnes choses, à certains moments.

De plus, en écrivant sans vous arrêter, vous vous initiez à ne faire qu’une chose à la fois, ce qui est la base pour atteindre un bon niveau de concentration.

Les récompenses de vos rendez-vous

En écrivant tous les matins, vous allez vous créer un espace intime de grand confort, et obtenir des rendez-vous de qualité avec vous-même.

Cet espace sera incomparable pour laisser s’exprimer ce qui vous tient à cœur.

Vous y gagnerez beaucoup d’avantages et vous allez vous en rendre compte très vite (dès les 10 premiers jours, je vous le garantis !).

Principal avantage : le fait d’écrire au réveil va vous libérer l’esprit dans la journée. En notant vos idées parasites, vous vous en débarrasserez (j’en dis plus ici, sur les avantages de la prise de notes). Ce faisant, vous serez plus serein et vous gagnerez en concentration.

Et, cerise sur le gâteau, vous allez faire émerger de nouvelles idées relatives à ce qui compte le plus pour vous : votre métier, vos activités extraprofessionnelles, votre vie privée. Vous saurez mieux quelle direction prendre, vous serez plus confiant en vos propres choix.

Comment vous y prendre ?

Achetez un cahier et un stylo qui vous plaisent. Si vous pouvez vous faire plaisir à travers cet achat, c’est encore mieux !

Faites sonner le réveil un peu plus tôt, et écrivez au réveil. Je vous conseille de compter au minimum une demi-heure d’écriture. Une simple demi-heure pour améliorer votre qualité de vie, n’est-ce pas dérisoire ?

Écrivez 6 jours sur 7, et réservez-vous un jour pour ne pas écrire. Pliez-vous à cette discipline, au moins pendant 6 à 8 semaines. Plus tard, libre à vous de continuer au même rythme ou de ralentir la fréquence d’écriture. Mais au début, faites-le tous les jours (moins un) pour vous donner les moyens de réussir l’expérience.

Écrivez trois pages manuscrites, de préférence sans vous arrêter. Même si par moment vous n’avez rien à l’esprit, écrivez plusieurs fois « je n’ai rien qui me vient » ou « fait chier, cet exercice d’écriture ! ». D’autres mots plus intéressants finiront par émerger, par petites pépites.

Veillez à votre respiration et à votre position. Respirez de façon régulière, profonde et silencieuse.(1) Évitez les tensions corporelles. Sentez votre main qui tient le stylo glisser sur le papier, soyez conscient de ce contact sensuel.

Accueillez votre écriture avec bienveillance. Surtout, veillez à ne pas vous juger. Laissez-vous aller à écrire des choses ridicules ou apparemment médiocres. Ne vous interdisez aucun mot. Il est normal de ne pas formuler de phrases géniales tous les jours. Ne vous en voulez jamais pour cela.

Ne montrez à personne le contenu de votre cahier. Vu que vous ne vous jugez pas, ne laissez à personne le droit de juger vos pages du matin.

Ne relisez pas ce cahier souvent. Certains ne le relisent jamais. Au moins, efforcez-vous de ne rien relire pendant les 4 premières semaines. Car l’important n’est pas tant le contenu de ces pages, que les bienfaits que cela va provoquer dans la journée.

Observez les résultats de cette expérience dans votre quotidien. À la fin de chaque semaine, écrivez un mini compte rendu de votre semaine : notez ce que cette nouvelle pratique d’écriture vous a apporté et les changements que cela a pu déclencher dans votre vie. Avez-vous amélioré votre niveau de concentration ? Avez-vous plus d’idées ? Êtes-vous plus détendu dans la journée ? Même si vous avez l’impression que cela n’a rien changé les 2-3 premières semaines, notez-le. Même quand des choses se sont produites, qui vous semblent sans rapport avec votre nouvelle pratique, notez-le. Et quand vous reconnaissez qu’une sorte de magie se produit dans votre vie grâce à votre écriture, notez-le !

…Ainsi, vous développerez votre niveau de concentration. Et vous insufflerez de la créativité dans tous les domaines de votre vie !

(1) Dans le livret “Osez l’écriture !“, vous trouverez des exercices pour vous entraîner à respirer sereinement. Il est gratuit et vous pouvez le télécharger sans laisser votre adresse mail en échange.

Lisez cet autre conseil de développement personnel : “Du coup”, oui ça fait mal !

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Créez votre bureau de rêve
octobre 12th, 2017 par Jérôme Duez

Mon bureau fait des jaloux. J’avais promis de vous le faire visiter. Maintenant que vous êtes là, autant en profiter. Suivez-moi, c’est tout en haut !

 

Je m’invente un pays où vivent des soleils
Qui incendient les mers et consument les nuits (…)
Ce pays est un rêve où rêvent mes saisons
Et dans ce pays-là, j’ai bâti ma maison

« Ma maison » – Barbara

 

L’escalier s’enroule autour d’une colonne cylindrique de deux mètres de diamètre. Il en fait six fois le tour, jusqu’à la porte d’entrée.

L’ascension ne demande pas d’effort. Les marches en métal sont si fines et profondes, que l’on progresse comme sur un terrain plat, le regard perdu dans le panorama : à l’ouest, une mer houleuse gifle de blanches falaises qui virent à l’ocre au passage de quelques nuages ; à l’est, une forêt vallonnée s’étant jusqu’à l’horizon, comme un vaste matelas d’un vert régénérant.

Un décor somptueux

De l’extérieur, mon bureau rappelle une soucoupe volante des films des années 50,  en métal argenté.

L’escalier aboutit à une porte coulissante, dans la partie inférieure de la soucoupe.

Nous entrons et découvrons une pièce circulaire, totalement vide, baignée de lumière grâce à la baie vitrée circulaire. (Comment la paroi peut-elle paraître métallique à l’extérieur et s’avérer transparente à l’intérieur ? Je vous laisse l’imaginer) Nous dominons le paysage maritime et forestier.

Tout le confort existe, mais il est caché. Par une manœuvre savante, je fais émerger le nécessaire du parquet au bois soyeux : le bureau et les accessoires, la bibliothèque, la cuisine, la salle de bain…

Pour l’instant, contentons-nous de deux fauteuils au centre de la pièce. Je fais surgir la boisson de votre choix, un café glacé bien mousseux pour moi, et une tablette pour poser nos verres.

Nous voilà confortablement installés. Alors à présent, je vais vous livrer mon secret.

Un bureau de mentaliste

Bien sûr, vous avez compris que ce bureau est dans ma tête. C’est sa qualité fondamentale. Car il a ceci de particulier : il m’appartient pleinement et j’y accède quand je veux.

Je l’ai créé dans le cadre d’un exercice de relaxation. Au départ, il n’était pas destiné à l’écriture. Ce devait être un havre de paix pour me détendre et faire le vide.

Mais je m’y suis attaché, et j’ai décidé de l’occuper plus souvent.

Je ne dis pas que je m’y rends chaque fois que je dois écrire au calme. Mais il arrive des moments où il se révèle utile. Quand je suis distrait par du bruit, ou quand je subis un stress, je vais m’y réfugier.

Et ça marche, je retrouve ma concentration.

Et le vôtre, à quoi ressemble-t-il ?

Mon bureau ne vous plaît pas ? Verriez-vous le vôtre autrement ? Une hutte perchée dans un arbre de la jungle amazonienne ? Un pavillon d’or dans un jardin japonais ? Le Nautilus du Capitaine Némo ou le penthouse de Pharrell Williams ?

Dans ce cas, vous pouvez vous l’approprier sur-le-champ. C’est gratuit !

Allongez-vous au calme, prenez le temps de respirer profondément et restez concentré sur votre respiration. Puis commencez à imaginer votre décor idéal.

Dans les premiers temps, retournez-y souvent, pour peaufiner les détails de l’ameublement et pour fortifier votre vision dans votre esprit.

Arrivera le jour où l’aménagement sera achevé et où vous vous sentirez parfaitement bien dans votre nouveau bureau.

Alors vous pourrez l’ancrer, pour utiliser un terme de PNL (programmation neurolinguistique).

Voici comment procéder : au moment où vous visualisez parfaitement votre bureau, associez un geste insolite à votre vision. Par exemple, de l’index droit, pressez un point précis de votre cou. Plus tard, quand vous répéterez cette petite pression sur ce point du cou, instantanément, vous retrouverez votre bureau dans ses moindres détails ; en même temps, vous ressentirez l’état de calme, de confort et de bien-être, propice à la concentration.

Alors vous pourrez espacer les visites, si le cœur vous en dit. Parce que ce sera créé pour de bon, et ce sera du solide !

Concevoir son blog comme son bureau

L’idée de ce billet vient de l’interview de Sophie Gauthier, et de l’univers particulier de son site, contentologue.com.

Ce fut une interview réalisée par écrit.

Ma première question était « Où sommes-nous ? ». Et Sophie Gauthier a répondu naturellement, en décrivant son décor de rêve.

Quand vous voyez son blog, vous vous dites qu’elle a dû se demander « Où ai-je envie d’accueillir mes lecteurs ? ». Et la vision du blog a dû lui apparaître, de la même manière que mon bureau m’est apparu.

Preuve que l’imagination et la fantaisie sont autant utiles à votre confort personnel, qu’à votre aventure professionnelle.

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Homme méditation inspirez puis écrivez
janvier 5th, 2017 par Jérôme Duez

La respiration, cet élément moteur de la relaxation et du bien-être, joue un rôle dans l’écriture. En effet, bien respirer peut se révéler utile pour évaluer la qualité de votre style.

Style littéraire et style professionnel

En littérature et plus généralement en art, le contenu n’a qu’une importance relative. Ce qui compte n’est pas ce qui est dit, mais la façon dont cela est dit. Et l’artiste se distingue par son style inimitable, sa patte. Le style littéraire est en soi un effet de surprise, par son invention et son caractère insolite.

Au contraire, en matière d’écrits professionnels, ce qui prime est la valeur de l’information. Et l’excellent style est l’absence apparente de style. C’est, dans l’idéal, la fluidité absolue, la parfaite transparence au service du contenu.

En cela, le rédacteur ne doit pas être reconnaissable. Si c’est le cas, son style personnel l’emporte, détournant le lecteur de l’essentiel.

Dans les documents professionnels, à commencer par les emails, nous sommes heurtés à la lecture d’un effet de style, d’un trait d’humour, d’énervement, voire de poésie. Comment l’éviter ?

Les ennemis de l’excellent style professionnel 

Techniquement, l’excellent style professionnel est simple : il suffit de rédiger des phrases courtes, séparées par des mots de liaison (et, mais, cependant, car, or, etc.).

Ce qui est difficile est de respecter cette consigne, car plusieurs ennemis nous en empêchent, les plus courants étant : le stress et l’euphorie.

Les effets du stress sont agressifs. Ils sont marqués par un vocabulaire violent, voire insultant. C’est un exposé empreint de jugement, souvent subjectif et dévalorisant par une orientation négative.

L’euphorie conduit à commettre des effets d’humour – vexants pour ceux qui n’y sont pas sensibles – ou de poésie – avec des métaphores parfois blessantes. Par exemple, écrire pour illustrer un drame au Japon : « L’Empire du soleil levant est couché pour un bon moment » (lu dans une épreuve de concours à la note de synthèse, au sujet de la crise économique nippone).

L’euphorie est cousine du stress, elle accompagne l’anxiété. Elle se produit, par exemple, quand nous écrivons sous la contrainte d’une échéance : dans un premier temps, nous sommes anxieux, craignant d’échouer ; puis en cours de rédaction, voyant que nous y arrivons, l’anxiété s’envole et l’euphorie prend le relais.

Sachant la réussite du texte assurée, nous sommes tellement heureux et fiers que nous voulons le faire savoir au monde entier – alors nous commettons un effet de style.

Ce sont les jeux de mots bas de gamme que nous lisons dans les journaux. Parce que le journaliste qui réussit à boucler son papier à temps écrit sous euphorie, et qu’en plus il lui est permis de faire de l’esprit.

La respiration pour éviter les fautes de style ?

Sous le stress ou l’anxiété, la respiration est courte, les mains sur le clavier sont fébriles. Et sous l’euphorie, vous vous faites rire ou sourire. En écrivant dans ces conditions, il surgit toujours des mots malheureux. C’est systématique.

Soyez attentif à cela, c’est facile à remarquer : soyez conscient de votre respiration et de vos réactions au moment de la rédaction et de la relecture. (1)

Que cela ne vous interdise pas de rédiger, mais dans ce cas, imposez-vous un temps avant de vous relire et d’expédier votre texte. Car la relecture dans la sérénité vous mettra en évidence les mots malheureux.

Une bonne respiration à l’écrit comme à l’oral

L’exercice peut se révéler aussi utile à l’oral, au cours d’un entretien. Au moment où l’autre pose une question qui nous dérange, notre respiration s’accélère. Si nous ne prenons pas soin d’attendre, nous fournissons malgré nous une réponse précipitée, que nous regrettons plus tard. C’est pourquoi, autant que possible, il convient de marquer un temps d’arrêt.

Le temps de reprendre une respiration régulière, nous comprenons la nature de notre malaise et nous trouvons la réplique appropriée.

Comme il est plus facile de contrôler sa respiration à l’écrit qu’à l’oral (parce que personne n’attend de réponse immédiate et ne surveille nos réactions), je conseille d’y veiller particulièrement lors de la rédaction des e-mails.

Ne les envoyez pas tout de suite. Si, je vous assure, il n’y a pas d’urgence ! N’oubliez pas, l’envoi d’un mot malheureux fait perdre plus de temps en gestion de conflit, que le temps accordé à une relecture.

(1) Le livre “Osez l’écriture !” vous en dit plus à ce sujet. Il est gratuit (inutile de laisser votre adresse en échange, il est vraiment gratuit). Vous y trouverez notamment des exercices pour vous entraîner à respirer sereinement.

Pour voir d’autres cas où l’écriture est au carrefour du développement professionnel et du développement personnel : lisez les billets “La prise de notes participe au bien-être” et “Comment faciliter votre concentrations ?”

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