mai 16th, 2017 par JérômeDuez

Avec les nouveaux outils à votre disposition, écrire n’a jamais été aussi simple.

En voici quelques-uns, parmi les plus efficaces.

Dragon, le logiciel de reconnaissance vocale

Vous parlez, il écrit… plus ou moins fidèlement. Longtemps, Dragon a été difficile à installer. Longtemps, il a manqué de fiabilité (les bruits parasites déformaient les mots retranscrits, d’après des témoignages).

Cela semble s’arranger, mais il est encore trop tôt pour affirmer que Dragon arrive à maturité. Selon moi, ce sera le cas quand on pourra l’utiliser dans n’importe quel environnement sonore.

J’attends avant de l’acquérir. J’aime dicter mes idées en toute circonstance et mon outil de prédilection est le dictaphone. Mais je ne veux pas dénigrer Dragon, car je connais des utilisateurs qui ne peuvent plus s’en passer.

Ici, vous pouvez lire un test intéressant de Dragon pour Mac 5, signé Anthony Nelzin.

Evernote ou OneNote, les « capteurs d’éléments »

Ce sont plus que des instruments de prise de notes, Evernote et OneNote capturent tout type d’élément : articles du Net, photos prises avec le smartphone,  captures d’écran…

Il semble qu’Evernote soit mieux conçu pour la mobilité et qu’il soit plus apprécié par l’ensemble des utilisateurs. En témoigne ce billet enflammé d’Antoine Blanchemaison.

Dès que je serai équipé d’un smartphone, je l’adopterai sûrement !

Les dictionnaires

Le portail lexical du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL) présente l’offre la plus complète.

Sous Firefox, vous pouvez installer l’extension gratuitement dans votre barre des tâches.

Vous tapez le mot à rechercher, et vous êtes relié au site qui propose plusieurs entrées pour votre mot : définition, synonymie, antonymie et étymologie.

Le portail regroupe aussi une variété de dictionnaires spécialisés.

Vous pouvez préférer des dictionnaires en ligne plus simples. Dans ce cas, le site des dictionnaires Larousse est très bien ; et pour les synonymes, le Dictionnaire Electronique des Synonymes (DES) de l’Université de Caen Normandie donne d’excellents résultats.

Antidote, le correcteur de style

Si vous vous procurez Antidote, vous pouvez oublier le chapitre précédent. Car ce logiciel aussi met en lien tous les dictionnaires utiles. Et il fait beaucoup plus.

Antidote est le correcteur complet, il corrige l’orthographe, la grammaire et le style. Il souligne les fautes, il explique la nature de la faute, et propose un remplacement.

Ainsi, tout en étant corrigé, vous pouvez progresser en français.

D’emblée, cela semble être un incontournable pour corriger les écrits professionnels, journalistiques et universitaires. En revanche, un romancier a-t-il intérêt à faire corriger son style par une machine ?

Je viens de l’installer et de le tester avec mon livre qui sortira en juin : « Organiser ses idées, structurer ses écrits ». J’avais précédemment confié le manuscrit à deux correcteurs de talent, et Antidote a repéré des fautes supplémentaires. Impressionnant !

Pour en lire plus sur ce logiciel, voyez cet article-ci.

Scrivener, le traitement de texte des écrivains

Scrivener change la vie des écrivains, des universitaires et de tous ceux qui rédigent des documents longs.

Il offre une visibilité incomparable, car il permet de classer ses notes de manière optimale.

Accéder à une note précise, changer l’ordre des chapitres, éditer son livre sous format numérique et papier, autant d’opérations qui sont facilitées par Scrivener.

De plus, il est possible de coupler Evernote et Scrivener : ce qui est pris dans le premier est automatiquement classé dans le second.

Il est possible de l’essayer gratuitement pendant 30 jours. La page de téléchargement est en anglais mais le logiciel existe en français.

Cette présentation très claire de Lionel Davoust vous en dit plus.

Et demain ?

Un outil magnifique donne des ailes au savoir-faire. Mais sans savoir-faire, il vous donne l’illusion d’accomplir des prodiges, sans offrir de résultats probants…

Par conséquent, aucun de ces outils magnifiques ne vous fait l’économie des connaissances nécessaires en matière d’écriture… Mais qu’en sera-t-il demain ?

Le robot rédacteur existe. Cet article de Vincent Glad vous présente Data2content, robot au service d’agences de voyages, du journal Le Monde, de la SNCF… et bientôt chez vous ! 

Cela veut-il dire que nous cesserons d’écrire ? Je ne le crois pas. En nous délestant des contraintes techniques de l’écriture, nous aurons l’esprit plus libre pour nous consacrer aux questions de fond, et aux catégories d’écrits où resplendit notre humanité.

Apportez votre avis sur les logiciels mentionnés !

En avez-vous d’autres à conseiller ?

 

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avril 20th, 2017 par JérômeDuez

Chronophage, la tenue d’un blog ? Oui et non. Avant l’existence d’Internet, le seul moyen pour faire connaître votre activité était le démarchage physique. Ce qui représentait l’embauche de commerciaux à plein temps. À présent, vous pouvez atteindre ce résultat en consacrant dix fois moins de temps, grâce à vos publications sur le Net.

Quelle estimation réaliste ?

Ne nous voilons pas la face :  tenir un blog prend du temps. Au démarrage et pendant la période de rodage (variable selon la fréquence de vos publications), un article (ou billet, ou post) de qualité prendra environ 4 à 6 heures. Ce temps est décomposé comme suit :

– Un bon quart d’heure pour trouver l’idée et élaborer le plan

– 20 à 40 minutes consacrées à l’écriture proprement dite. La vitesse d’écriture tourne autour des 800 mots/20-30 minutes.

– 1 heure réservée à la correction.

Pour le moment, ça ne fait que deux heures… Disons trois, tant que vous n’êtes pas rodé.e.

Mais la fin de la rédaction n’est pas la fin de l’histoire. Il s’agit maintenant de diffuser votre post. Les pros du référencement s’accordent à estimer que le temps consacré à la diffusion est supérieur ou égal au temps consacré à la rédaction.

Ils ont raison. Car si vous vous contentez d’écrire et de publier, votre post aura peu de visibilité. Pour avoir une valeur commerciale, la nouvelle de sa publication doit être relayée sur les réseaux sociaux, susciter des commentaires auxquels vous vous devez de répondre, etc.

Je n’en dis pas plus sur ce travail de référencement et de promotion, n’étant pas un spécialiste en la matière. Je préfère vous diriger vers trois billets sur des blogs que j’aime beaucoup :

– celui de Sophie Gauthier, bourré de conseils précieux et plein d’humour : contentologue.com/faire-connaitre-son-blog/

– celui d’André Dubois, complémentaire et plus technique : traficmania.com/comment-augmenter-trafic-blog/

– sans oublier celui de Mehdi, qui vous propose une mine d’idées : blogbooster.fr/augmenter-trafic-blog/

Compartimenter les tâches pour gagner du temps

Bonne nouvelle : vous pouvez atteindre une vitesse moyenne divisée par deux !

3 heures au lieu de 6, cela reste long mais vous allez voir qu’il est possible de vous organiser, afin d’assurer une production de qualité en n’y consacrant que 30 minutes par jour.

Cela consiste à compartimenter les étapes et à grouper plusieurs billets pour chacune.

Tel jour est consacré à trouver des sujets et à faire de la veille. Les deux vont de pair. Vous pouvez vous inspirer des autres blogs (autant qu’ils s’inspireront de vous). Il est possible d’avoir trouvé 3 à 5 sujets à la fin de chaque séance.

Un autre jour, vous rédigez plusieurs brouillons sans vous relire. Bon, d’accord, ce jour-là, vous y passez plus d’une demi-heure. Mais quand on est inspiré, on ne voit pas le temps passer, c’est du pur plaisir.

Les jours suivants, vous relisez et corrigez vos brouillons.

Surtout, évitez de rédiger et de corriger un texte dans un même élan. En faisant cela,  vous serez moins performant. Car ce ne sont pas les mêmes parties du cerveau qui travaillent à la correction et à la rédaction. Passer d’une partie à l’autre, c’est perdre du temps à s’échauffer de nouveau. Il vaut mieux profiter d’une partie du cerveau qui carbure à plein régime, et la solliciter sur un autre texte.

Consacrez plusieurs séances à la correction. Car, à moins d’être un Mozart du français, nous ne voyons jamais l’intégralité des faiblesses d’un texte en une seule lecture. Personnellement, je consacre entre 3 et 6 relectures de 10 à 15 minutes par texte, avant d’être satisfait.

Enfin pour la diffusion, vous faites la même chose : vous communiquez sur plusieurs articles à la fois. Ce sont des journées à programmer, comme on programme sa démarche commerciale. L’approche est différente mais l’esprit est le même. Ces jours-là, vous êtes tourné vers les autres, et vous communiquez sur vos articles dans un style empathique et convivial.

3 options pour aller encore plus vite

Les conseils qui précèdent s’appliquent à des articles de 700 mots minimum.

Vous pouvez décréter que vos textes ne feront pas plus de 350 mots. Du genre « 7 idées pour réussir vos afterworks », avec 4-5 lignes réservées à chaque idée. C’est souvent déconseillé, car ces articles manquent d’espace pour vous laisser affirmer votre différence.

Mais tout dépend de votre statut. Si vous êtes déjà une personnalité, vous pouvez écrire court et vos fans sont toujours heureux de recevoir de vos nouvelles. En revanche, si vous écrivez pour vous faire connaître, mieux vaut multiplier les efforts et offrir un texte généreux et pertinent.

Quelle que soit la longueur de vos textes, vous pouvez décider que chacun ne vous prendra que trente minutes au maximum. Comment ? En le dictant puis en envoyant votre fichier audio à une personne chargée de le retranscrire et de le peaufiner. Si vous êtes doué à l’oral, le résultat sera à la fois un article écrit et un podcast, voire un petit film sur YouTube.

Vous pouvez aussi rédiger un brouillon et déléguer le peaufinage, la publication et la diffusion. C’est une question de budget.

Et si vous préférez lire plutôt qu’écrire, vous pouvez faire de la curation, c’est-à-dire une veille quasi quotidienne sur le Net et ailleurs, en repérant les meilleurs articles de presse et les meilleurs billets de la blogosphère qui parlent de votre secteur d’activité, et en diffusant votre sélection. Par exemple à travers la création d’une page sur Scoop.it, un des sites de curation les plus populaires actuellement. Ainsi, vous pouvez devenir une référence dans votre domaine, en ne publiant que des liens.

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour gagner du temps sur la tenue de votre blog ?

 

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février 28th, 2017 par JérômeDuez

Les comptes rendus accompagnent les moments importants de la vie professionnelle : entretiens téléphoniques, rendez-vous, réunions, étapes de production… Ces documents témoignent de vos actions, de vos paroles ou de vos observations.

Leurs finalités sont multiples : favoriser la concertation, marquer l’engagement, aider à la décision, orchestrer un déroulement et, dans tous les cas, apporter un témoignage et conserver une trace.

C’est dire leur importance ! Pourtant, leur rédaction soulève des enjeux pas toujours mesurés à leur juste valeur.

Les enjeux du compte rendu – rendez-vous compte !

L’efficacité de la rédaction s’apprécie à deux niveaux principaux : le temps consacré et le format adapté au contexte.

Prenons le cas d’une réunion de 3 heures :

– au niveau du temps de rédaction, certains comptes rendus de réunion, simplement destinés à l’archivage, demandent parfois trois jours de travail au rédacteur amateur, alors qu’une à trois heures suffisent à celui qui maîtrise la technique. Au prix du salaire horaire de la personne, faites le compte !

– au niveau du format, il en existe 5, selon la finalité et les destinataires : cela va du format le plus synthétique (présentation en tableau, sur une page ou deux), au document qui reproduit la quasi-intégralité des propos échangés (présenté parfois sous forme de dialogue en style direct, de 20 à 30 pages). Si par erreur, le format n’est pas adapté à la situation, il n’est pas opérationnel et n’est ni lu, ni exploité.

Les conditions pour réussir un compte rendu

La perte de temps est souvent due à deux facteurs :

– trop de notes prises qu’il faut ensuite relire, classer, réduire… ;

– trop d’efforts pour reformuler les propos.

La réussite du compte rendu repose sur la qualité de la préparation. Il convient de se poser les bonnes questions avant sa réalisation. Par exemple :

– Quels sont les objectifs du compte rendu ? Est-il destiné à l’archivage ou à la communication ? Pour l’archivage, le style ne compte pas mais seulement la fiabilité des informations.

– Quand il est destiné à communiquer, dans quel but ? Cette question concerne le document lui-même et le(s) sujet(s) qu’il contient.

– À qui s’adresse-t-il ? Seulement aux personnes mentionnées dans le texte ou à une plus large audience ? À des personnes ignorantes du sujet ou à des connaisseurs ? Etc.

– Quels types de propos est-il besoin de rapporter ?  

(Pour en savoir plus sur les questions fondamentales à vous poser avant d’écrire, cliquez ici).

L’étape suivante consiste à prendre la quantité de notes utiles à la rédaction et pas davantage. Cela répond à une gymnastique particulière. Beaucoup de personnes savent écrire correctement, sans pour autant s’en sortir avec cette gymnastique-là.

Un entraînement accompagné permet d’accélérer l’acquisition du bon questionnement et des bons gestes. En formation individuelle, une journée peut suffire pour changer sa pratique et mesurer immédiatement le gain de temps.

Les écrits opérationnels sont vos alliés privilégiés. Sachez en profiter !

 

Le contenu de ce billet est développé dans l’ouvrage « Organiser ses idées, structurer ses propos« .

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janvier 5th, 2017 par JérômeDuez

La respiration, cet élément moteur de la relaxation et du bien-être, joue un rôle dans l’écriture. En effet, bien respirer peut se révéler utile pour évaluer la qualité de votre style.

Style littéraire et style professionnel

En littérature et plus généralement en art, le contenu n’a qu’une importance relative. Ce qui compte n’est pas ce qui est dit, mais la façon dont cela est dit. Et l’artiste se distingue par son style inimitable, sa patte. Le style littéraire est en soi un effet de surprise, par son invention et son caractère insolite.

Au contraire, en matière d’écrits professionnels, ce qui prime est la valeur de l’information. Et l’excellent style est l’absence apparente de style. C’est, dans l’idéal, la fluidité absolue, la parfaite transparence au service du contenu.

En cela, le rédacteur ne doit pas être reconnaissable. Si c’est le cas, son style personnel l’emporte, détournant le lecteur de l’essentiel.

Dans les documents professionnels, à commencer par les emails, nous sommes heurtés à la lecture d’un effet de style, d’un trait d’humour, d’énervement, voire de poésie. Comment l’éviter ?

Les ennemis de l’excellent style professionnel 

Techniquement, l’excellent style professionnel est simple : il suffit de rédiger des phrases courtes, séparées par des mots de liaison (et, mais, cependant, car, or, etc.).

Ce qui est difficile est de respecter cette consigne, car plusieurs ennemis nous en empêchent, les plus courants étant : le stress et l’euphorie.

Les effets du stress sont agressifs. Ils sont marqués par un vocabulaire violent, voire insultant. C’est un exposé empreint de jugement, souvent subjectif et dévalorisant par une orientation négative.

L’euphorie conduit à commettre des effets d’humour – vexants pour ceux qui n’y sont pas sensibles – ou de poésie – avec des métaphores parfois blessantes. Par exemple, écrire pour illustrer un drame au Japon : « L’Empire du soleil levant est couché pour un bon moment » (lu dans une épreuve de concours à la note de synthèse, au sujet de la crise économique nippone).

L’euphorie est cousine du stress, elle accompagne l’anxiété. Elle se produit, par exemple, quand nous écrivons sous la contrainte d’une échéance : dans un premier temps, nous sommes anxieux, craignant d’échouer ; puis en cours de rédaction, voyant que nous y arrivons, l’anxiété s’envole et l’euphorie prend le relais.

Sachant la réussite du texte assurée, nous sommes tellement heureux et fiers que nous voulons le faire savoir au monde entier – alors nous commettons un effet de style.

Ce sont les jeux de mots bas de gamme que nous lisons dans les journaux. Parce que le journaliste qui réussit à boucler son papier à temps écrit sous euphorie, et qu’en plus il lui est permis de faire de l’esprit.

Comment éviter les fautes de style ?

Sous le stress ou l’anxiété, la respiration est courte, les mains sur le clavier sont fébriles. Et sous l’euphorie, vous vous faites rire ou sourire. En écrivant dans ces conditions, il surgit toujours des mots malheureux. C’est systématique.

Soyez attentif à cela, c’est facile à remarquer : soyez conscient de votre respiration et de vos réactions au moment de la rédaction et de la relecture. (1)

Que cela ne vous interdise pas de rédiger, mais dans ce cas, imposez-vous un temps avant de vous relire et d’expédier votre texte. Car la relecture dans la sérénité vous mettra en évidence les mots malheureux.

À l’écrit comme à l’oral

L’exercice peut se révéler aussi utile à l’oral, au cours d’un entretien. Au moment où l’autre pose une question qui nous dérange, notre respiration s’accélère. Si nous ne prenons pas soin d’attendre, nous fournissons malgré nous une réponse précipitée, que nous regrettons plus tard. C’est pourquoi, autant que possible, il convient de marquer un temps d’arrêt.

Le temps de reprendre une respiration régulière, nous comprenons la nature de notre malaise et nous trouvons la réplique appropriée.

Comme il est plus facile de contrôler sa respiration à l’écrit qu’à l’oral (parce que personne n’attend de réponse immédiate et ne surveille nos réactions), je conseille d’y veiller particulièrement lors de la rédaction des e-mails.

Ne les envoyez pas tout de suite. Si, je vous assure, il n’y a pas d’urgence ! N’oubliez pas, l’envoi d’un mot malheureux fait perdre plus de temps en gestion de conflit, que le temps accordé à une relecture.

(1) Le livre « Osez l’écriture ! » vous en dit plus à ce sujet. Il est gratuit. Vous y trouverez notamment des exercices pour vous entraîner à respirer sereinement.

 

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