La peur d'écrire a cent visages
juillet 4th, 2017 par JérômeDuez

Si vous avez du mal à écrire librement, de manière fluide, ces lignes vous concernent.

Ils vous font rêver, ces individus dont les doigts courent sur le clavier, sans s’arrêter, comme si les mots venaient en toute simplicité. Ils vous semblent doués d’un pouvoir inné…

Bonne nouvelle, je vais vous donner de bonnes raisons de vous détromper !

Il est possible pour chacun d’écrire aussi librement. Afin d’y parvenir, il s’agit d’abord de regarder en face la cause de votre blocage, au moment de rédiger quoi que ce soit.

Je ne vous promets pas que cette première étape soit agréable, parce qu’il faut bien appeler les choses par leur nom… Or, le nom adéquat à la situation est plutôt glaçant…

C’est le mot PEUR.

Cette peur qui paralyse l’écriture est présente chez un grand nombre de personnes. En fait, il ne s’agit pas d’une peur, mais d’une multitude de peurs. À vous de reconnaître la vôtre.

Et tout de suite après ce passage anxiogène, je vous promets une récompense.

Les cent visages de la peur d’écrire

En vrai, je ne me suis pas amusé à compter, mais j’imagine que la peur a au moins cent visages. Ce ne sont pas les mêmes pour chacun. Je vais vous en présenter quelques-uns.

(Avertissement : à la lecture de l’exposé suivant, des personnes sensibles sont susceptibles d’être victimes de malaise ou de manifestations physiques indésirables : sueurs froides, suffocations, désordre cardiaque, irritations cutanées, etc. Afin d’éviter tout désagrément, je les prie de bien vouloir gagner le chapitre suivant, que j’assure chaleureux et bienveillant.)

Voici donc, disais-je, différents visages hideux. Je vais me limiter à vous en montrer cinq. À vous de voir lequel vous effraie le plus :

La peur du jugement, peur du regard d’autrui sur vos écrits. Le trac avant d’écrire ! Comme si le fait d’écrire « Veuillez agréer, Madame, mes salutations distinguées » allaient révéler un secret intime…

La peur de réaliser un texte truffé de fautes. C’est vrai que ça fait sale, et qu’il n’est pas question de laisser sortir un texte dans cette tenue ! De là à s’interdire d’écrire…

La peur de la panne d’inspiration, dite « angoisse de la page blanche« . Si cela vous est déjà arrivé, vu qu’il s’agit d’un chapitre véritablement terrifiant dans la vie d’un être humain, jamais plus vous ne voulez éprouver ce sentiment d’infinie solitude et de détresse…

La peur de manquer de style, une peur qui vous incite à copier à droite à gauche, sans jamais connaître la satisfaction de vous affirmer. C’est trop triste !

La peur de manquer d’organisation. Une idée en entraîne une autre, et encore une autre, aïe aïe aïe ! Vous ignorez comment aligner toutes ces idées qui vous encombrent rapidement, jusqu’à saturation. Autant ne pas commencer à réfléchir !

Toutefois, souvent, l’écriture demeure une obligation dans la vie professionnelle. Une obligation à laquelle il faut se plier. Cette obligation (j’écris ce mot pour la troisième fois ; là, vous retiendrez, j’espère !) suppose un défi : surmonter sa peur d’écrire !

L’autre côté du voile

Oui, parce qu’il ne faut pas croire que la planète est divisée en deux parties : celle des gens sans peur d’écrire, et celle des super-trouillards.

Non, la vérité, c’est que tout le monde a peur des défis. Aller vers l’autre, aller vers l’inconnu, physiquement ou par écrit, ce sont de sacrés défis !

Cependant, le monde peut quand même être divisé en deux parties : celles des gens qui se laissent envahir par leur peur ; et celle des gens qui savent la dominer.

Beaucoup arrivent à la surmonter, vous en connaissez sûrement autour de vous.

Il est possible de composer avec la peur. Cela devient même facile, à partir du moment où vous comprenez le principe simple qui suit. 

Ce principe est limpide et vous l’avez déjà entendu. Mais pour une fois, prenez le temps de vous arrêter, et d’accepter son sens pour pouvoir l’intégrer. Le voici :

Quelle que soit votre peur, celle-ci est infondée.

Comme le dit Guy Finley, un auteur dont la lecture m’a fait un bien fou (je conseille particulièrement « Pensées pour lâcher prise »), la peur est un effet spécial produit par le cerveau. C’est toujours une illusion par rapport à la réalité du moment. C’est l’appréhension d’un moment qui n’existe qu’en esprit. C’est comme un voile peuplé de monstres et de fantômes, qui aveugle et paralyse.

Mais, dès que nous nous recentrons sur l’ici et maintenant, grâce à des exercices simples que Guy Finley propose dans son livre, le voile disparaît et fait place à une vue dégagée sur une route bien tracée.

Le plus beau, c’est qu’à présent, vous n’avez pas besoin de vivre une retraite de plusieurs années dans un monastère pour atteindre cet état prodigieux : vous avez des outils et des livres efficaces pour vous aider et vous soutenir.

Oui, il existe des moyens simples pour se libérer ! Commencez par accepter l’idée de leur existence, de leur efficacité et de leur accessibilité. N’en doutez pas !

Voici quelques pistes pour laisser derrière vous votre peur d’écrire.

Surmonter l’ensemble de vos peurs

La peur d’écrire est souvent révélatrice d’autres peurs, plus enfouies. Êtes-vous décidé.e à les apprivoiser ? Dans ce cas, il se peut que la lecture d’un auteur spécialiste du développement personnel ou de la spiritualité vous aide.

En revanche, s’il est trop dur pour vous de mener la bataille en solitaire, c’est vers un coach qu’il convient de vous tourner.

Si vous souhaitez simplement vaincre la peur d’écrire, ruez-vous sur « Osez l’écriture ! », mon petit livret à télécharger gratuitement.

Trouver l’inspiration

L’inspiration créatrice n’est pas utile dans les écrits professionnels. Donc, le frein à l’écriture n’est jamais imputable à un manque d’idée, mais au fait que vous vous interdisez d’exprimer votre point de vue.

Ainsi, le syndrome de la page blanche n’est pas une peur, mais la résultante de la peur. Quand vous aurez atteint la bonne distance vis-à-vis de votre peur, vous serez en pleine possession de votre discours. 

L’important est de ne pas vous déprécier, avec des pensées du genre « je n’ai jamais d’idées » ou « je n’ai aucun style ».

Vous parviendrez à évacuer la peur de manquer de style, quand vous prendrez conscience de deux vérités.

La première est que vous avez une façon particulière de parler. Donc, à l’oral, vous avez un style.

Je vous conseille de commencer par utiliser un dictaphone pour vous enregistrer. La retranscription vous mettra face à votre style. Toucher du doigt cette réalité vous étonnera positivement.

Si votre style vous choque en vous écoutant parler, vous progresserez plus rapidement en soignant votre style à l’oral ; et votre écriture en bénéficiera forcément.

La seconde vérité est que les effets de style ne sont pas souhaités dans les écrits professionnels. On doit s’en passer ! De ce fait, écrire dans le cadre du travail est souvent plus simple pour ceux qui n’ont pas d’affinité avec la littérature.

Résoudre des problèmes techniques

Pour résoudre les problèmes d’orthographe et de grammaire, vous pouvez vous équiper d’un logiciel performant, facile à manier, qui détecte la moindre faute de français. J’en mentionne un ici et ici.

Sachez que rédiger et corriger sont deux activités différentes. Beaucoup de grands auteurs font des fautes, car ils concentrent leurs efforts sur la beauté des mots, non sur les règles qui les lient.

Par conséquent, quand vous écrivez le premier jet, ne vous souciez jamais du français. Laissez filer comme ça vient. Et seulement une fois que c’est fini, faites appel à votre compétence de correcteur, ou confiez ce travail à quelqu’un d’autre, après avoir corrigé le principal grâce à une appli.

Dernier conseil au sujet du français : si vous avez une mémoire photographique, mettez-la à profit en lisant plus souvent. Cela vous amènera à mémoriser l’orthographe des mots.

Quant à savoir mettre en forme vos propos, trouver un plan pour aligner le discours, c’est une question de technique. Elle est simple, mais, étonnamment, peu de gens la connaissent. Je vous transmets cette technique dans mon ouvrage indispensable : « Organiser ses idées, structurer ses propos ».

Enfin, dernier conseil : prêtez-vous à l’exercice de manière récurrente. Plus vous écrirez, plus cela sera simple. Écrire est une gymnastique comme les autres. Et comme dans toute gymnastique, les progrès sont mesurables : vous allez constater que vous écrivez mieux et avec plus d’aisance.

Alors, bientôt, très bientôt, ce sera à votre tour de faire courir vos doigts sur le clavier à une vitesse impressionnante !

 

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décembre 23rd, 2016 par JérômeDuez

Dans la masse de livres consacrés au développement personnel ou professionnel, où se cache LE livre ?

Tous prétendent vous aider à évoluer et à gagner en efficacité et en bien-être, mais, dans le lot…

Comment distinguer le bon et comment le lire ?

Le choix du livre

Vous devez être intraitable dans votre choix. Vous pouvez vous faire votre opinion dès les premières pages. Qu’importe les promesses sur la 4e de couverture ! Si quelque chose vous déplaît dans un livre – la façon dont l’auteur s’exprime, l’esprit de ses conseils, des affirmations qui vous placent en désaccord –, il vaut mieux abandonner.

Cela ne signifie pas forcément que le livre est nul, mais simplement qu’il n’a pas été écrit pour vous. Soyez sûr qu’un autre le sera ; et ne perdez pas votre temps avec celui-là !

Une chose est certaine, c’est qu’il existe plusieurs livres qui vous donneront l’impression d’avoir été écrits uniquement pour vous. Quel que soit le sujet qui vous attire, il en existe.

Survolez autant de livres que nécessaire jusqu’à trouver celui-là. En le découvrant, vous aurez l’impression d’avoir enfin rencontré votre mentor. Et vous serez prêt à adhérer volontiers à ses enseignements.

Conditions pour réussir la rencontre

Une fois que la rencontre a eu lieu, sa réussite repose sur la qualité de votre attention de lecteur.

Le livre que vous avez choisi d’étudier est le nec plus ultra de l’apprentissage. C’est un professeur qui se plie à votre volonté, capable de s’exprimer à votre vitesse et de répéter autant de fois que vous le souhaitez. Ne négligez pas cet apport précieux, car une telle rencontre est rare. Ce mentor que vous avez élu mérite votre plus grande attention.

Vous devez adhérer pleinement aux leçons et les suivre au pied de la lettre. Lisez le livre de la première à la dernière page, sans sauter une ligne, en disciple impeccable. Puisque l’auteur a fait l’effort de formuler une phrase, c’est qu’elle a son utilité et qu’elle vaut l’effort de votre lecture.

Sachez vous arrêter sur un passage qui vous interpelle, parce qu’il vous bouscule ou vous surprend. Notez-le avec vos propres mots. Laissez-le raisonner en vous, prenez le temps de l’assimiler.

Lorsque vous décrochez, arrêtez-vous. Le décrochage a du bon. C’est souvent la preuve que la leçon est en train de faire son effet. Laissez le décrochage agir en vous puis, en relisant, cherchez ce qui a provoqué ce décrochage, afin de l’intégrer.

Relisez au moins une fois l’intégralité de l’ouvrage et plusieurs fois ses leçons phares. Car votre première lecture est troublée par les surprises de la nouveauté et les chamboulements de certaines remises en question. Donc, une relecture « en connaissance de cause » offre beaucoup de surprises.

Et vous serez étonné de comprendre différemment l’ouvrage. Plus une leçon vous bouleverse parce qu’elle met à rude épreuve une certitude, ou parce qu’elle vous hisse à un niveau supérieur, plus la relecture est surprenante.

La part de l’écriture pour amplifier l’expérience…

Créez une trace écrite de votre lecture. La forme a peu d’importance. Ce peut être un relevé de phrases-chocs ou une fiche de lecture.

Certains préfèrent surligner les passages-clés dans le livre, mais il y a mieux. Quand vous y mettez vos propres mots, en ne recopiant pas systématiquement mais en résumant, l’appropriation de la leçon vous marque plus profondément.

…Le passage à la pratique pour valider l’expérience.

Aucune leçon n’est totalement acquise, tant qu’elle n’a pas été validée sur le terrain. C’est logique. À quoi bon encombrer son esprit de connaissances qui demeurent abstraites et dont on n’a pas validé l’utilité ?

Une fois la leçon comprise, sans attendre, il faut en vérifier le bien-fondé dans la réalité. Le nouvel enseignement améliore-t-il un point de votre situation, une compétence, une ouverture d’esprit ?

J’insiste, vérifier sans attendre, car il n’y aura jamais de meilleur moment que celui où la leçon arrive et fait bouillir vos émotions et votre imagination. Vous allez agir dans l’élan de l’inspiration, sans laisser refroidir.

La première fois, vous agirez en suivant les consignes aussi fidèlement que possible. Ce n’est qu’ensuite, au vu de l’expérimentation, que vous pourrez modifier votre façon de procéder, de la manière qui vous ressemble.

Plus tard, votre nouveau savoir et vous, serez en harmonie. Alors, vous serez passé expert !

C’est ainsi que, pour certains lecteurs de livres pédagogiques, un ouvrage bien choisi et correctement lu peut apporter autant que deux ou trois années d’études.

 

 

 

Si vos propos sont confus, à l’oral ou à l’écrit, ce livre est pour vous !

Vous le trouverez ici.

 

 

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