Conseils pour améliorer son orthographe
mai 30th, 2017 par JérômeDuez

Des gens qui ne se trouvent pas assez beaux dépensent des fortunes en chirurgie esthétique. Quand on est laid en orthographe, on peut tout changer en ne dépensant presque rien !

Et le résultat est durable, alors que les résultats d’une chirurgie ne sont que passagers !

Une orthographe soignée embellit sans cesse, et votre image avec !

Les bienfaits d’une orthographe saine

Vous voulez embellir votre orthographe et je vous dis bravo !

Vous avez tout à y gagner. En êtes-vous conscient.e (1) ?

En vous dotant d’une bonne orthographe, vous allez vivre une nouvelle vie, plus palpitante et riche en émotions.

Vous allez devenir plus attirant sur l’Internet, et vous provoquerez plus facilement les opportunités.

L’orthographe, c’est comme l’apparence physique : cela caractérise la personne en quelques secondes. À la vue rapide de votre niveau en orthographe, les autres ferment leur porte ou l’ouvrent en grand.

La différence est de taille !

Alors, prêt.e (1) à transformer votre image du tout au tout ?

Voici les supports qui vous aideront à embellir, à votre rythme.

Embellir votre orthographe par les manuels

« 100 jours pour ne plus faire de fautes », une belle promesse, n’est-ce pas ? Que sont 100 jours, ou même 1 an, à raison d’une dizaine de minutes par soir (car on retient mieux la leçon avant de dormir) ?

« 100 jours pour ne plus faire de fautes », c’est le titre d’un livre de Bénédicte Gaillard aux Editions de l’Opportun.

Il se laisse lire agréablement et il peut être efficace, si toutefois vous avez plaisir à apprendre par les livres.

Je ne conseillerai que ce livre-là, parce que j’aime particulièrement le titre et le concept. Mais si vous êtes habitué.e à apprendre par les livres, vous savez qu’il est préférable de trouver par vous-même parmi une sélection d’ouvrages consacrés au sujet, celui qui vous convient le mieux.

(J’en dis plus sur le rapport aux livres dans ce billet.)

Embellir votre orthographe par les correcteurs

Écrire et se faire corriger, c’est de l’apprentissage sur le terrain. Vous montrez vos faiblesses à une tierce personne, et sa correction vous marque plus profondément qu’une leçon apprise dans un livre ou en formation.

Tout le monde n’a pas dans son entourage une personne douée en orthographe, disponible et volontaire pour corriger des textes à tout moment. Heureusement, des génies de l’informatique produisent des miracles pour nous rendre toujours plus beaux !

Dans mon précédent billet consacré aux outils qui facilitent l’écriture (ici), je parle d’Antidote, le correcteur le plus performant actuellement. Il souligne une grande variété de fautes, en vous livrant des explications plus ou moins détaillées, selon votre envie.

Cette machine incroyable est d’une aide précieuse pour vos textes du quotidien. Mais pour les textes importants, une correction effectuée par un humain s’impose.

(Autre billet soulignant l’importance de la correction : « Les fautes, les traîtresses ».)

Embellir votre orthographe et l’afficher dans le CV

Le certificat Voltaire certifie le niveau en orthographe. L’examen, d’une durée de trois heures, se déroule dans un organisme agréé. C’est un QCM de 195 questions.

Vu le mauvais niveau en orthographe d’un grand nombre d’étudiants, la mention du certificat Voltaire dans le CV est un plus pour décrocher un emploi. Si vous êtes motivé.e par cet argument, il est sûr que la préparation à l’examen va vous faire progresser efficacement.

Des livres existent pour cette préparation, ainsi qu’une application offrant des QCM d’entraînement. Vous trouverez le tout à ce lien.

Embellir votre orthographe par la formation

De nombreux organismes de formation proposent de « maîtriser son orthographe » en 2 ou 3 jours seulement !

Ne rêvez pas, c’est impossible ! L’intitulé devrait être « s’engager sur la voie de la maîtrise en orthographe ». Je sais, c’est moins séduisant, mais plus réaliste.

Deux ou trois jours, cela laisse le temps pour vous évaluer et élaborer un plan de travail pour progresser.

Des tests sur Internet vous permettent de vous évaluer, mais peut-être que pour vous, cela ne suffit pas, et que vous avez besoin d’un regard extérieur pour recevoir un diagnostic précis. Dans ce cas, la formation vous sera profitable.

Si vous n’aimez pas apprendre seul.e (1) dans votre coin et que rien ne vaut l’accompagnement physique pour vous donner des ailes, l’idéal serait de suivre des cours particuliers.

Embellir votre orthographe par la lecture

Je croirais entendre mon vieux prof de français en vous donnant ce dernier conseil, mais je constate qu’il n’est pas passé de mode. Le voici : lisez souvent !

Peu importe ce que vous lisez, pourvu que cela vous plaise et que cela soit correctement écrit. Nous avons la chance en France, de ne pas manquer de livres, de revues et de blogs de qualité, pour étancher la soif des lecteurs les plus insatiables.

Si vous avez une mémoire photographique, la lecture va favoriser vos progrès en orthographe aussi sûrement que les exercices. Pour les autres, les effets bénéfiques de la lecture seront plus lents mais il y a beaucoup d’avantages à lire.

Celles et ceux qui ne lisent pas ne savent pas la différence entre le langage parlé et le langage écrit. La lecture ouvre à ce savoir. De plus, lire souvent favorise la capacité à trouver plus vite ses propres mots pour s’exprimer. Le tout en se faisant plaisir avec des sujets intéressants !

Et vous, quelle formule vous a permis d’effacer les impuretés de vos textes, et de faire gagner à votre orthographe une brillance superbe  ?

(1) Si cette manière d’inclure le féminin vous surprend, lisez ce billet sur de nouvelles règles d’écriture en matière de parité des sexes.

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mai 16th, 2017 par JérômeDuez

Avec les nouveaux outils à votre disposition, écrire n’a jamais été aussi simple.

En voici quelques-uns, parmi les plus efficaces.

Dragon, le logiciel de reconnaissance vocale

Vous parlez, il écrit… plus ou moins fidèlement. Longtemps, Dragon a été difficile à installer. Longtemps, il a manqué de fiabilité (les bruits parasites déformaient les mots retranscrits, d’après des témoignages).

Cela semble s’arranger, mais il est encore trop tôt pour affirmer que Dragon arrive à maturité. Selon moi, ce sera le cas quand on pourra l’utiliser dans n’importe quel environnement sonore.

J’attends avant de l’acquérir. J’aime dicter mes idées en toute circonstance et mon outil de prédilection est le dictaphone. Mais je ne veux pas dénigrer Dragon, car je connais des utilisateurs qui ne peuvent plus s’en passer.

Ici, vous pouvez lire un test intéressant de Dragon pour Mac 5, signé Anthony Nelzin.

Evernote ou OneNote, les « capteurs d’éléments »

Ce sont plus que des instruments de prise de notes, Evernote et OneNote capturent tout type d’élément : articles du Net, photos prises avec le smartphone,  captures d’écran…

Il semble qu’Evernote soit mieux conçu pour la mobilité et qu’il soit plus apprécié par l’ensemble des utilisateurs. En témoigne ce billet enflammé d’Antoine Blanchemaison.

Dès que je serai équipé d’un smartphone, je l’adopterai sûrement !

Les dictionnaires

Le portail lexical du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL) présente l’offre la plus complète.

Sous Firefox, vous pouvez installer l’extension gratuitement dans votre barre des tâches.

Vous tapez le mot à rechercher, et vous êtes relié au site qui propose plusieurs entrées pour votre mot : définition, synonymie, antonymie et étymologie.

Le portail regroupe aussi une variété de dictionnaires spécialisés.

Vous pouvez préférer des dictionnaires en ligne plus simples. Dans ce cas, le site des dictionnaires Larousse est très bien ; et pour les synonymes, le Dictionnaire Electronique des Synonymes (DES) de l’Université de Caen Normandie donne d’excellents résultats.

Antidote, le correcteur de style

Si vous vous procurez Antidote, vous pouvez oublier le chapitre précédent. Car ce logiciel aussi met en lien tous les dictionnaires utiles. Et il fait beaucoup plus.

Antidote est le correcteur complet, il corrige l’orthographe, la grammaire et le style. Il souligne les fautes, il explique la nature de la faute, et propose un remplacement.

Ainsi, tout en étant corrigé, vous pouvez progresser en français.

D’emblée, cela semble être un incontournable pour corriger les écrits professionnels, journalistiques et universitaires. En revanche, un romancier a-t-il intérêt à faire corriger son style par une machine ?

Je viens de l’installer et de le tester avec mon livre qui sortira en juin : « Organiser ses idées, structurer ses écrits ». J’avais précédemment confié le manuscrit à deux correcteurs de talent, et Antidote a repéré des fautes supplémentaires. Impressionnant !

Pour en lire plus sur ce logiciel, voyez cet article-ci.

Scrivener, le traitement de texte des écrivains

Scrivener change la vie des écrivains, des universitaires et de tous ceux qui rédigent des documents longs.

Il offre une visibilité incomparable, car il permet de classer ses notes de manière optimale.

Accéder à une note précise, changer l’ordre des chapitres, éditer son livre sous format numérique et papier, autant d’opérations qui sont facilitées par Scrivener.

De plus, il est possible de coupler Evernote et Scrivener : ce qui est pris dans le premier est automatiquement classé dans le second.

Il est possible de l’essayer gratuitement pendant 30 jours. La page de téléchargement est en anglais mais le logiciel existe en français.

Cette présentation très claire de Lionel Davoust vous en dit plus.

Et demain ?

Un outil magnifique donne des ailes au savoir-faire. Mais sans savoir-faire, il vous donne l’illusion d’accomplir des prodiges, sans offrir de résultats probants…

Par conséquent, aucun de ces outils magnifiques ne vous fait l’économie des connaissances nécessaires en matière d’écriture… Mais qu’en sera-t-il demain ?

Le robot rédacteur existe. Cet article de Vincent Glad vous présente Data2content, robot au service d’agences de voyages, du journal Le Monde, de la SNCF… et bientôt chez vous ! 

Cela veut-il dire que nous cesserons d’écrire ? Je ne le crois pas. En nous délestant des contraintes techniques de l’écriture, nous aurons l’esprit plus libre pour nous consacrer aux questions de fond, et aux catégories d’écrits où resplendit notre humanité.

Apportez votre avis sur les logiciels mentionnés !

En avez-vous d’autres à conseiller ?

 

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décembre 16th, 2016 par JérômeDuez

Nous sommes de plus en plus nombreux à commettre des fautes d’orthographe et de grammaire. Le sachant, ne serait-il pas temps de devenir indulgents, les uns vis-à-vis des fautes des autres ? Malheureusement, non.

Gare à ceux qui diffusent des textes non corrigés ! Cela relève de l’impolitesse, du manque de correction !

Pour l’éviter, je conseille de généraliser la pratique de la correction entre collègues ou ami(e)s, avec bienveillance et dans la bonne humeur.

La faute d’orthographe est une faute de style

Qu’est-ce qu’un excellent style professionnel ? C’est celui qui privilégie l’information. Le lecteur lit le texte sans effort et quand il a terminé, il pense : « C’était facile à lire ! J’ai tout compris et j’ai tout retenu ! ».

Pour réussir ce prodige, c’est simple : il suffit d’écrire des phrases courtes, séparées par des mots de liaison (du type mais, or, de plus, en revanche, car, etc.).

À la limite, quand en lisant vous pensez « Comme ce texte est bien écrit ! », c’est raté ; car dans ce cas, le style l’emporte sur l’information, il vous distrait et donc certains éléments importants peuvent vous échapper.

C’est pareil avec les fautes d’orthographe. Chaque faute remarquée détourne le lecteur du contenu. Chacune est un motif de distraction, qui peut s’avérer lourde de conséquences.

Un cas exceptionnel où je pardonne les fautes

En me promenant à Vincennes, je m’arrête devant une pâtisserie très attirante. Sa vitrine réveille ma gourmandise. Je m’approche des étiquettes devant les rangées de gâteaux et je suis frappé par le nombre impressionnant de fautes d’orthographe. Biscuit amende, crème émulsionné, chocolat noire… 

orthographe

Cela ne me choque pas. Au contraire, ces fautes m’apparaissent comme une touche poétique, une façon de dire « mon talent et mon énergie, je les réserve exclusivement à la création de mes pâtisseries ». Car le résultat est devant mes yeux et il est très appétissant ! Il s’agit bien là d’une exception.

En revanche, que dire du profil plein de fautes de ce plombier sur les réseaux sociaux ? Le problème, au contraire du pâtissier vincennois, c’est que nous ne voyons pas son travail. Nous pourrions penser qu’étant plombier, il n’est pas censé maîtriser le français et que c’est déjà courageux de sa part de publier un profil sur le Net. Nous pourrions trouver les maladresses attendrissantes…

Hélas, les écrits reflètent l’image de leur signataire. A la lecture d’un texte, nous tirons des conclusions hâtives sur l’auteur, à tort ou à raison. Si le texte est mal bâti, on en déduit que le travail du signataire est bancal ; s’il est salement présenté, on imagine l’auteur produire un sale travail ; quant au texte bourré de fautes, il trahit du je-m’en-foutisme.

C’est pourquoi il est important de confier ses textes à corriger. Pas nécessairement par un correcteur professionnel, mais par un collègue ou un ami qui connaît les règles du français et avec qui l’on s’entend bien. Parce qu’il est toujours plus facile de corriger les fautes des autres que les siennes.

Une correction peut être amusante !

Ce ne sont pas les mêmes parties du cerveau qui fonctionnent quand vous rédigez et quand vous corrigez votre texte. Personnellement, j’avoue avoir beaucoup de mal à me corriger. Au moment de la relecture, je suis toujours plus soucieux de la clarté et de la précision de mon propos, que des règles du français ! Aussi ai-je fini par assumer mes fautes… Mais sans complaisance ! Je n’aime pas les laisser traîner !

Dans un premier temps, je corrige au mieux, sachant que ce ne sera pas parfait. Mais au moins, j’élague, je débroussaille, j’arrache les mauvaises herbes. Puis je me fais corriger par un tiers.

Il fut un temps où cette épreuve de la correction était pénible. C’était au temps où les éducateurs frappaient les enfants pour leur bien. Correcteurs et correctrices à l’école ou au sein de la famille avaient la fâcheuse habitude d’accompagner l’épreuve de remarques désobligeantes, parfois avec violence. « Comment peux-tu commettre encore des fautes pareilles ?! ».

Peut-être est-ce en souvenir des correcteurs pervers que tant de personnes négligent de donner leurs textes à corriger… Les pauvres, elles ignorent que la correction peut devenir une partie agréable !

Désormais, l’aventure a changé du tout au tout. Mes correcteurs me font découvrir le caractère risible de mes fautes, lesquelles révèlent parfois des traits de mon humeur.

Figurez-vous que chez moi, les fautes évoluent par groupes. Il n’en apparaît aucune dans certains paragraphes, alors que d’autres en sont truffés. Dans ce cas, leur présence dénonce toujours quelque chose de plus profond : soit mon idée n’est pas claire, soit je me suis levé du pied gauche et je fais du mauvais esprit qu’il vaut mieux gommer.

En somme, mes fautes sont des signaux d’alarme, révélateurs comme des actes manqués. Souvent, elles ne méritent pas d’être corrigées, car c’est tout le paragraphe qui est concerné. Je peux les remercier de me l’avoir fait remarquer.

C’est ainsi que j’ai appris à traiter mes fautes en amies, chères traîtresses, mauvaises fréquentations auxquelles je suis pourtant attaché ! Elles se donnaient des airs impitoyables quand je les connaissais mal ; mais depuis que je sais les lire entre les lignes, j’ai compris qu’elles sont souvent prévenantes.

À part mes fautes « groupées », je commets aussi des fautes solitaires. Celles-là ne signifient pas grand-chose. Je les appelle coquilles ou distractions. Souvent, je ne les vois pas à la relecture et il leur arrive d’échapper au regard de mes correcteurs…

Chère lectrice, cher lecteur, il se peut qu’une ou deux d’entre elles se soient égarées dans ce texte ou d’autres de ce blog. Si vous les remarquez, ayez la gentillesse de me les signaler. 

 

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