février 7th, 2017 par JérômeDuez

Écrire accompagne nos actions pour les dynamiser et les rendre plus efficaces. Une preuve : voyez ce qu’il se passe avec une simple prise de notes.

Prendre des notes libère l’esprit

Celles et ceux qui rechignent à noter font trop confiance à leur mémoire. Exemples : le serveur au restaurant qui ne note pas la commande, ou nous-mêmes les jours où nous faisons les courses sans en avoir dressé la liste, il se produit souvent un oubli, avec des conséquences fâcheuses : le serveur est renvoyé en cuisine et il nous faut retourner au supermarché.

Pourquoi se compliquer la vie, quand il est si simple de noter ?

En plus de nous garantir de ne rien oublier, la prise de notes nous libère l’esprit.

C’est flagrant avec les idées. Une idée est pleine sitôt qu’elle émerge. Elle n’évolue pas, elle nous hante, c’est tout ce qu’elle fait. Dès qu’elle est notée, l’esprit est libéré et peut offrir de la place aux idées suivantes ou se reposer.

Prendre des notes vainc l’insomnie

Longtemps, j’ai eu du mal à m’endormir. Je ressassais des trucs pendant trois ou quatre heures, jusqu’à l’épuisement. Je me croyais de nature insomniaque, mais c’était faux, car deux disciplines m’ont aidé à chasser le phénomène.

La première a été d’apprendre à respirer profondément, au niveau du diaphragme. Cela s’acquiert en quelques semaines. La deuxième se maîtrise en quelques minutes : cela consiste à noter chaque soir mon planning pour le lendemain.

5 à 10 minutes par jour suffisent. Je remplis le programme du lendemain et je n’y pense plus.

Ne vous séparez jamais du bloc-notes

« Bloc-notes » est une façon de parler. Il existe une variété d’outils pour compiler nos notes. Je me suis longtemps promené avec un carnet et plusieurs stylos. Puis j’ai changé pour le dictaphone.

Choisissez votre outil favori et gardez-le toujours près de vous. Et surtout, prenez l’habitude de reporter souvent vos notes sous une forme planifiée afin de ne pas accumuler une quantité importante de notes qu’il serait fastidieux de traiter. Mieux vaut 5 minutes par jour que 50 minutes tous les 10 jours.

Derrière cette collection de bonnes pratiques, il y a la récompense de travailler sans avoir l’impression de le faire. 50 minutes d’attention, c’est du travail, tandis que 5, c’est presque rien. Résultat : certains jours, en supervisant l’ensemble de vos notes, vous vous dites « Whaow ! Quel boulot ! Pourtant je ne l’ai pas senti passer ! ». C’est excellent pour le moral !

Pour voir d’autres cas où l’écriture est au carrefour du développement professionnel et du développement personnel : lisez le livre gratuit « Osez l’écriture » et le billet « Inspirez / Ecrivez »

 

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janvier 26th, 2017 par JérômeDuez

Je propose des formations pour progresser à l’écrit, quel que soit le niveau en français. Cela peut sembler paradoxal. Mais cela devient logique, si comme moi vous considérez que :

1 – la rédaction (ou la faculté de communiquer ce que l’on a à exprimer) et le français (orthographe et grammaire), bien qu’intimement liés, sont indépendants ;

2 – l’écriture est une action.

Séparer la rédaction et le français

Souvent, j’anime des formations aux écrits professionnels, auprès de personnes qui écrivent en faisant peu de fautes de français.

Cela montre que la maîtrise du français aide à devenir un bon correcteur, mais ne vous garantit pas la compétence rédactionnelle.

À l’inverse, nous voyons des rédacteurs qui écrivent des textes d’une grande efficacité, mais bourrés de fautes.

C’est normal. De tout temps, de grands auteurs ont commis des fautes, vu qu’ils étaient concentrés sur la précision de leur propos et sur la musicalité de leur prose.

Comme je l’ai écrit dans le billet « Les fautes, les traîtresses », ce ne sont pas les mêmes parties du cerveau qui travaillent à la rédaction et à la correction.

Par conséquent, les compétences du rédacteur et celles du correcteur se complètent, mais sont à séparer distinctement. Les deux peuvent s’apprendre dans un ordre indifférent.

Si vous maîtrisez mal le français mais que vous voulez apprendre à mieux vous exprimer, c’est possible. Dans ce cas, exigez de votre formateur qu’il sépare bien les deux dimensions, et qu’il ne vous embête pas avec l’orthographe au moment où vous êtes soucieux d’avoir un propos clair et bien ordonné.

(Quand j’étais au collège, en notant une rédaction, les profs retiraient des points en cas de mauvaise orthographe. J’espère que cette pratique a disparu. C’était susceptible de bloquer les élèves sur l’expression. Alors que si l’élève reçoit une excellente note en rédaction et de mauvaises notes en dictée, je crois qu’il aura davantage envie de progresser en français.)

Ne vous privez pas d’un outil, au prétexte que vous ne le maîtrisez pas

Partant du principe qu’écrire c’est agir (un point que je développe dans le livre « Osez l’écriture ! », en téléchargement gratuit), il vous est possible – et même logique – d’établir une stratégie d’action.

Dans le cadre d’une action classique, il est courant de déléguer certaines tâches : avec l’écriture, c’est pareil ! Si la rédaction proprement dite entrave votre réflexion, déléguez-là !

Mais cela ne doit pas vous dispenser de connaître les règles de l’écriture, ne serait-ce que pour donner des consignes précises.

Vous pouvez considérer l’écriture à la manière d’un chef d’orchestre. Celui-ci n’a pas besoin de maîtriser tous les instruments pour diriger ; en revanche, il doit connaître la musique, afin d’imposer sa touche personnelle à chaque instrumentiste.

Pour être satisfait de votre rédacteur, et afin d’éviter de multiples allers-retours de vos textes, vous devez savoir diriger pareillement. C’est pourquoi les règles de l’écriture vous concernent. Ici, « connaître la musique » revient à connaître chaque type de document, sa forme et son utilité.

Comment vous sentir l’auteur d’un message écrit par un autre ?

Beaucoup de patrons commettent l’erreur de trop se reposer sur les experts pour bâtir leur communication. Cela équivaudrait à ne pas relire les courriers qu’un(e) assistant(e) rédige en votre nom, ou signer un contrat les yeux fermés. Dans ces cas-là, les mauvaises surprises sont légion.

Vous souvenez-vous d’avoir vu des publicités spectaculaires, sans vous souvenir de la marque ? Ces pubs sont le fruit d’un esprit créatif qui sert sa vision artistique avant de servir le client. Cela montre que ce dernier n’a pas su imposer son message.

À l’inverse, nous avons l’exemple de Steve Jobs. Il nous a presque fait croire qu’il pouvait se passer de communicants, tant son discours semblait sortir à 100 % de lui. Or, comme tout grand patron, Steve Jobs était soutenu par les experts ad hoc, suffisamment doués pour créer une unité entre la marque Apple et les visions de son fondateur.

À chacun son métier. Mais ce n’est pas parce que vous ne maîtrisez pas les subtilités d’un message (publicitaire ou autre) que vous devez confier la conception sans rien contrôler. Si vous ne vous reconnaissez pas dans le message, vous devez imposer vos vues.

Vous saurez que vous avez trouvé le bon prestataire quand, devant son résultat, vous penserez : « On dirait que c’est moi qui l’ai écrit ! »

Je donnais l’exemple de la publicité, parce que c’est dans ce domaine qu’il est plus courant de déléguer le travail. Mon conseil est le même en ce qui concerne les autres types de communication : les courriers et les e-mails, les pages de votre site, les documents commerciaux, etc. Si vous ne voulez pas rédiger tout cela, vous pouvez le déléguer (en faisant appel à un rédacteur et à un correcteur), mais vous devez contrôler le résultat.

Bien géré, votre service de rédaction ne vous occupera qu’une heure par semaine. C’est à cette condition que vous assurerez une communication de qualité et qui vous ressemble, en ayant l’esprit libre pour vous consacrer aux activités dans lesquelles vous excellez.

Et, à la longue, à force de penser « On dirait que c’est moi qui l’ai écrit ! », peut-être finirez-vous par vous dire « J’aurais pu l’écrire moi-même ». Alors vous sentirez poindre la frustration de ne pas prendre en charge cette partie.

Cela marquera l’aube d’une nouvelle ère, où vous rédigerez une partie de vos écrits, avec plus de facilité que si vous n’étiez pas passé par cette phase de délégation.

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