l'expression "du coup"
novembre 13th, 2018 par JérômeDuez

« Du coup » cherche à battre toutes les locutions ! On dit « du coup » au lieu de dire « donc », « alors », « de ce fait » ou, parfois, simplement « et ».

Certains abusent en le répétant des centaines de fois par jour. Oui, des centaines ! C’est facile à vérifier, ils balancent plusieurs « du coup » à la minute.

Entendu ce matin, de la bouche d’un interne à l’hôpital :

« – Il a un saignement des gencives. Du coup, faut faire une radio. Du coup, on ne va pas intervenir tout de suite. Du coup, on devrait s’occuper de l’autre patient, là… Du coup, je me souviens plus son nom… Il est toujours à l’accueil ? Non ? Du coup, on fait quoi ?

– Du coup, je ne sais pas », répliqua l’assistante, lui rendant coup pour coup.

Les jeunes sont particulièrement touchés. Et ça gagne les plus vieux. Dans toutes les professions, parmi les plus nobles : journalistes, médecins, profs, politiciens… Comme ils font autorité, ça impressionne et ça se répand. Nous frôlons la pandémie !

Du coup, les conséquences…

« Du coup » est français. Mais dans un cas seulement : pour parler des conséquences d’un choc. Exemple : « Il s’est mangé des gnons. Du coup, il a la tête comme une pastèque. »

Mais quand « du coup » est lancé à tout bout de champ, ce n’est plus du bon français, cela relève du tic et cela trahit un problème.

Comme je l’ai dit dans l’article Pas de problème, hélas si !, il n’y a pas de tic de langage innocent. Chaque tic peut nuire à la personne qui l’emploie.

Dans le cas d’un abus de « du coup », cela trahit clairement que la victime de ce tic s’en reçoit « plein la gueule ».

On ne dira jamais assez combien la vie est dure, en ce moment. La société ne nous fait pas de cadeaux. Du coup… Il faut s’en sortir, à coups de poing, de pied, de ce que vous voulez.

« Du coup » est un signe des temps. Nous ne nous offrons plus le loisir de savourer des liaisons de quatre syllabes, du type « par conséquent ». Faut aller vite, faut du brutal !

(Pourtant, dire « donc » est plus rapide que « du coup ». Mais « donc » manque de caractère dans ce monde de brutes. « Du coup » percute mieux.)

Seulement voilà, répéter « du coup » sans cesse, oui ça fait mal.

Du coup, un remède existe

En effet, trop de « du coup » trahissent une souffrance. Et c’est un phénomène bien connu : quand on exprime sa souffrance, on en fait porter le poids à l’autre ; mais il ne faut pas croire que l’on s’en déleste pour autant ! Au contraire, la souffrance exprimée devient plus présente, elle occupe l’espace de notre corps et l’espace de parole, et donc, elle pèse plus lourd.

Inversement, dès que l’on perd l’habitude d’exprimer sa souffrance, jusque dans le choix de ses mots, on lui accorde moins de place, donc moins d’importance. Alors, on s’allège.

Vous remarquerez que les personnes qui évoluent dans un environnement violent utilisent un langage brutal, qui ne fait qu’attiser cette violence. Bien sûr, « du coup » est moins violent que les insultes ; mais quand « du coup » est trop souvent prononcé, cela matraque l’esprit.

Je vous conseille de vous modérer dans son emploi. Pour votre confort, pour votre bon développement personnel, et aussi pour votre image.

Ne le prenez pas à la légère. Surveillez la fréquence de vos « du coup ». Et entraînez-vous à varier les plaisirs, en les remplaçant par nos bonnes vieilles locutions :

– ainsi…

– alors…

– en conséquence…

– de ce fait…

– dès lors…

– donc…

– par conséquent…

– en dernier lieu…

– de là…

– en fin de compte…

– enfin…

– finalement…

– il résulte…

– pour cette raison…

– si bien que…

Oui, si bien que vous allez vous rendre la vie plus douce !

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Voici un autre article percutant pour mettre K.O. ce vilain tic ! Pour le lire, cliquez ici 

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Voici une technique pour tenir vos bonnes résolutions. Oui, cette année, vous allez réussir à les tenir !
janvier 9th, 2018 par JérômeDuez

Vous savez comment elles démarrent, les bonnes résolutions : vous les formulez plein d’entrain, le champagne vous inspire, et c’est parti pour une nouvelle année où tout va changer, parce que vous allez vous prendre en main comme jamais !

Vous connaissez la suite : vous commencez par vous y mettre, d’abord sérieusement, quelques jours. Puis moins sérieusement, encore quelques jours… Puis vous abandonnez en cours de route.

Pourquoi cela se déroule-t-il toujours comme ça ? Faut-il voir un psy ?

Eh bien, pas du tout ! Figurez-vous que le problème n’est pas psychologique, mais technique !

En effet, quand vous n’arrivez pas à tenir vos bonnes résolutions, c’est parce qu’au départ, vous les avez mal formulées.

Les bonnes résolutions sont des récompenses

Généralement, voici à quoi ressemblent les bonnes résolutions  :

– Me mettre au sport 

– Changer d’emploi 

– Apprendre un instrument de musique 

– Préparer un voyage au Sahara 

– Déménager

Formulées ainsi, elles ont peu de chance d’aboutir. Regardez-les, elles sont exprimées en termes de labeur, avec des verbes d’action. Or, une accumulation d’actions est vite rébarbative, et l’on finit par perdre de vue l’intérêt de tout cela.

Alors, changez la formulation. Au lieu de vous donner des travaux à faire, fixez-vous des objectifs, comme on se promet des récompenses. Et voyez ce que cela donne :

– Retrouver une pleine forme physique (au lieu de me mettre au sport

– Occuper un emploi plus valorisant à tous les niveaux (au lieu de changer d’emploi

– Jouer dans un groupe de musiciens (au lieu d’apprendre un instrument

– Dormir sous la Voie lactée au Sahara (au lieu de préparer un voyage au Sahara

– Y voir plus clair (au lieu de mettre de l’ordre

– Vivre dans un meilleur confort (au lieu de déménager

Vous comprenez la différence : l’objectif est plus séduisant que la tâche, car il laisse miroiter le résultat, qui est une récompense. Tandis que la tâche laisse miroiter principalement l’effort.

Donc, ne confondez pas vos objectifs avec vos actions.

Soignez la formulation de vos bonnes résolutions

La formulation doit toujours être réaliste. Viser l’impossible conduit à la déception. Or, il n’est pas toujours simple de se faire une idée réaliste des choses… J’en dis plus à ce propos, dans ce billet.

La formulation doit toujours être positive. Bannir les verbes «cesser », « stopper », « éviter », « essayer », et les verbes qui traduisent une hésitation ou une action négative.

Car le subconscient ne retient pas le négatif.

Si vous prenez la résolution de « cesser de fumer » ou de « devenir non-fumeur » ou de « ne plus fumer », le cerveau ne retient que le mot « fumer ».

Ainsi, pour tenir cette résolution-là, il convient plutôt de souhaiter « assainir mes poumons et mon cœur », « me sentir mieux dans mon corps, plus vigoureux », etc.

C’est pareil pour tenir chaque jour ses résolutions. Le musicien amateur ne doit pas se dire « aujourd’hui, je vais faire mes gammes », mais « aujourd’hui, je vais maîtriser la gamme de do à tel tempo. Demain, je vais la maîtriser à un tempo plus rapide ». Ainsi, chaque jour, il se promet une mini-récompense.

De bonnes résolutions tenues plus facilement

La conséquence est une différence majeure dans la manière d’appréhender l’effort. Celui qui se donne des « tâches à faire » termine ses journées en se disant « aujourd’hui j’ai fait ceci et cela » et se lasse rapidement d’accumuler les bonnes actions.

Tandis que celui qui se fixe des « objectifs » finit ses journées en se disant « aujourd’hui, j’ai été capable d’atteindre un degré supérieur en matière de… », ce qui revient à dire : « aujourd’hui, je suis plus fort qu’hier » ou  « plus sain qu’hier » ou « aujourd’hui j’ai grandi ».

La différence est de taille : autant une succession de tâches est lassante, autant on ne se lasse jamais de se sentir plus fort !

C’est tout le bien que je vous souhaite pour 2018 !

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Plus de conseils sur la technique de gestion des objectifs et de vos bonnes résolutions, dans « Osez l’écriture ! », à télécharger gratuitement.

Votre bonne résolution vise la maîtrise de vos écrits professionnels ? Pensez à la formation !

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avril 11th, 2017 par JérômeDuez

J’entends souvent des gens dire « pas de souci » ou « pas de problème ». C’est la mode. Ils le disent à la place de « ça marche ! », « c’est ok », « ça sera fait » ou simplement « oui ». S’ils le disent une fois exceptionnellement, ce n’est pas grave. Mais si cela devient un tic de langage, je m’inquiète : ils sont en train de s’auto-hypnotiser dans l’échec. Vous en doutez ? Lisez donc la suite…

Mécanisme de l’échec

Notre subconscient est incapable de comprendre les expressions négatives.

Si je vous demande de ne pas penser à un éléphant – à tout ce que vous voulez mais surtout pas à un éléphant ! –, aussitôt le pachyderme envahit votre esprit.

Et si vous vous donnez l’ordre d’arrêter de fumer (« arrêter » étant un verbe d’action négative), seul le mot « fumer » vous hante et il devient quasiment impossible d’arrêter dans ces conditions. Pour arrêter de fumer, il est préférable de visualiser le résultat séduisant et se dire : « je vais raffermir mon cœur, améliorer mon souffle, etc. ».

Quand « pas de problème » est répété à longueur de temps, seul le mot « problème problème problème » s’inscrit dans le cerveau, façon méthode Coué.

Quand je passe une commande au café et que le serveur me répond « pas de problème », je prévois un contretemps, un café froid ou une bière éventée… ce qui ne manque pas d’arriver. Je renvoie alors ma commande – à condition de ne pas être pressé…

Pas plus tard que la semaine dernière, au téléphone, je demande à une standardiste de me passer Untel. « Pas de problème ! », dit-elle ; et je tombe sur la tonalité occupée, comme si elle venait de raccrocher.

C’est quasiment systématique, cet affreux tic de langage produit le contraire de ce qu’il annonce !

Prévenir ou guérir ?

Un ami provocateur prend plaisir à violenter la personne qui laisse échapper un « pas de problème ». Il réplique avec un soupçon d’agressivité : « Pourquoi parlez-vous d’un problème ? Vous voyez un problème ? Oubliez ce que je vous ai demandé, je ne veux pas de problèmes ! »

Il est persuadé de vacciner l’autre de cette façon. Il a peut-être raison… Moi, je ne dis rien… jusqu’à ce que le problème survienne. Car c’est un fait : il survient très souvent.

Vérifiez par vous-même et dites-m’en des nouvelles. Que vous est-il arrivé la dernière fois que quelqu’un vous a annoncé une absence de problème ? Et avez-vous un truc pour remédier à la situation ?

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février 7th, 2017 par JérômeDuez

Écrire accompagne nos actions pour les dynamiser et les rendre plus efficaces. Une preuve : voyez ce qu’il se passe avec une simple prise de notes.

Prendre des notes libère l’esprit

Celles et ceux qui rechignent à noter font trop confiance à leur mémoire. Exemples : le serveur au restaurant qui ne note pas la commande, ou nous-mêmes les jours où nous faisons les courses sans en avoir dressé la liste, il se produit souvent un oubli, avec des conséquences fâcheuses : le serveur est renvoyé en cuisine et il nous faut retourner au supermarché.

Pourquoi se compliquer la vie, quand il est si simple de noter ?

En plus de nous garantir de ne rien oublier, la prise de notes nous libère l’esprit.

C’est flagrant avec les idées. Une idée est pleine sitôt qu’elle émerge. Elle n’évolue pas, elle nous hante, c’est tout ce qu’elle fait. Dès qu’elle est notée, l’esprit est libéré et peut offrir de la place aux idées suivantes ou se reposer.

Prendre des notes vainc l’insomnie

Longtemps, j’ai eu du mal à m’endormir. Je ressassais des trucs pendant trois ou quatre heures, jusqu’à l’épuisement. Je me croyais de nature insomniaque, mais c’était faux, car deux disciplines m’ont aidé à chasser le phénomène.

La première a été d’apprendre à respirer profondément, au niveau du diaphragme. Cela s’acquiert en quelques semaines. La deuxième se maîtrise en quelques minutes : cela consiste à noter chaque soir mon planning pour le lendemain.

5 à 10 minutes par jour suffisent. Je remplis le programme du lendemain et je n’y pense plus.

Ne vous séparez jamais du bloc-notes

« Bloc-notes » est une façon de parler. Il existe une variété d’outils pour compiler nos notes. Je me suis longtemps promené avec un carnet et plusieurs stylos. Puis j’ai changé pour le dictaphone.

Choisissez votre outil favori et gardez-le toujours près de vous. Et surtout, prenez l’habitude de reporter souvent vos notes sous une forme planifiée afin de ne pas accumuler une quantité importante de notes qu’il serait fastidieux de traiter. Mieux vaut 5 minutes par jour que 50 minutes tous les 10 jours.

Derrière cette collection de bonnes pratiques, il y a la récompense de travailler sans avoir l’impression de le faire. 50 minutes d’attention, c’est du travail, tandis que 5, c’est presque rien. Résultat : certains jours, en supervisant l’ensemble de vos notes, vous vous dites « Whaow ! Quel boulot ! Pourtant je ne l’ai pas senti passer ! ». C’est excellent pour le moral !

Pour voir d’autres cas où l’écriture est au carrefour du développement professionnel et du développement personnel : lisez le livre gratuit « Osez l’écriture » et le billet « Inspirez / Ecrivez »

 

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janvier 5th, 2017 par JérômeDuez

La respiration, cet élément moteur de la relaxation et du bien-être, joue un rôle dans l’écriture. En effet, bien respirer peut se révéler utile pour évaluer la qualité de votre style.

Style littéraire et style professionnel

En littérature et plus généralement en art, le contenu n’a qu’une importance relative. Ce qui compte n’est pas ce qui est dit, mais la façon dont cela est dit. Et l’artiste se distingue par son style inimitable, sa patte. Le style littéraire est en soi un effet de surprise, par son invention et son caractère insolite.

Au contraire, en matière d’écrits professionnels, ce qui prime est la valeur de l’information. Et l’excellent style est l’absence apparente de style. C’est, dans l’idéal, la fluidité absolue, la parfaite transparence au service du contenu.

En cela, le rédacteur ne doit pas être reconnaissable. Si c’est le cas, son style personnel l’emporte, détournant le lecteur de l’essentiel.

Dans les documents professionnels, à commencer par les emails, nous sommes heurtés à la lecture d’un effet de style, d’un trait d’humour, d’énervement, voire de poésie. Comment l’éviter ?

Les ennemis de l’excellent style professionnel 

Techniquement, l’excellent style professionnel est simple : il suffit de rédiger des phrases courtes, séparées par des mots de liaison (et, mais, cependant, car, or, etc.).

Ce qui est difficile est de respecter cette consigne, car plusieurs ennemis nous en empêchent, les plus courants étant : le stress et l’euphorie.

Les effets du stress sont agressifs. Ils sont marqués par un vocabulaire violent, voire insultant. C’est un exposé empreint de jugement, souvent subjectif et dévalorisant par une orientation négative.

L’euphorie conduit à commettre des effets d’humour – vexants pour ceux qui n’y sont pas sensibles – ou de poésie – avec des métaphores parfois blessantes. Par exemple, écrire pour illustrer un drame au Japon : « L’Empire du soleil levant est couché pour un bon moment » (lu dans une épreuve de concours à la note de synthèse, au sujet de la crise économique nippone).

L’euphorie est cousine du stress, elle accompagne l’anxiété. Elle se produit, par exemple, quand nous écrivons sous la contrainte d’une échéance : dans un premier temps, nous sommes anxieux, craignant d’échouer ; puis en cours de rédaction, voyant que nous y arrivons, l’anxiété s’envole et l’euphorie prend le relais.

Sachant la réussite du texte assurée, nous sommes tellement heureux et fiers que nous voulons le faire savoir au monde entier – alors nous commettons un effet de style.

Ce sont les jeux de mots bas de gamme que nous lisons dans les journaux. Parce que le journaliste qui réussit à boucler son papier à temps écrit sous euphorie, et qu’en plus il lui est permis de faire de l’esprit.

Comment éviter les fautes de style ?

Sous le stress ou l’anxiété, la respiration est courte, les mains sur le clavier sont fébriles. Et sous l’euphorie, vous vous faites rire ou sourire. En écrivant dans ces conditions, il surgit toujours des mots malheureux. C’est systématique.

Soyez attentif à cela, c’est facile à remarquer : soyez conscient de votre respiration et de vos réactions au moment de la rédaction et de la relecture. (1)

Que cela ne vous interdise pas de rédiger, mais dans ce cas, imposez-vous un temps avant de vous relire et d’expédier votre texte. Car la relecture dans la sérénité vous mettra en évidence les mots malheureux.

À l’écrit comme à l’oral

L’exercice peut se révéler aussi utile à l’oral, au cours d’un entretien. Au moment où l’autre pose une question qui nous dérange, notre respiration s’accélère. Si nous ne prenons pas soin d’attendre, nous fournissons malgré nous une réponse précipitée, que nous regrettons plus tard. C’est pourquoi, autant que possible, il convient de marquer un temps d’arrêt.

Le temps de reprendre une respiration régulière, nous comprenons la nature de notre malaise et nous trouvons la réplique appropriée.

Comme il est plus facile de contrôler sa respiration à l’écrit qu’à l’oral (parce que personne n’attend de réponse immédiate et ne surveille nos réactions), je conseille d’y veiller particulièrement lors de la rédaction des e-mails.

Ne les envoyez pas tout de suite. Si, je vous assure, il n’y a pas d’urgence ! N’oubliez pas, l’envoi d’un mot malheureux fait perdre plus de temps en gestion de conflit, que le temps accordé à une relecture.

(1) Le livre « Osez l’écriture ! » vous en dit plus à ce sujet. Il est gratuit. Vous y trouverez notamment des exercices pour vous entraîner à respirer sereinement.

 

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