la plateforme, clé de la stratégie de communication
octobre 23rd, 2018 par JérômeDuez

Il ne suffit pas de publier des contenus sur le Net pour attirer une audience vers son site. Vous le savez. Mais savez-vous comment vous faire remarquer dans un monde aussi bruyant ?[1] Vous devez mettre en place une stratégie de communication un peu spéciale. Voici la technique, suivez-moi !

Adoptez ce principe fort

« Communiquez à 360 degrés ! » Ce principe est aussi vieux que la com. Des professionnels de la profession appellent cela la « communication holistique ». Dans les pays anglo-saxons, on préfère dire : créer sa plateforme.

De quoi s’agit-il ?

Une plateforme rassemble l’ensemble des activités liées à la marque de votre entreprise ou à votre marque personnelle. Ces activités se divisent entre vos activités dans la vie réelle et vos interventions sur le Net, comme le montre la carte ci-dessous.

Exemple avec les activités d’un influenceur

Imaginons que cette carte représente les activités de Michael, un influenceur de renom. L’activité principale de Michael (qui ne représente qu’un petit axe de cette carte, en haut à droite) consiste à proposer des prestations de conseil et des formations en e-learning.

Voici comment Michael s’y prend pour communiquer à 360° :

C’est sur son activité principale qu’il communique le plus : il lance une série d’annonces et de publicités dans les médias ; il publie des contenus sur son blog et sur d’autres sites ou revues qui l’accueillent. Chaque nouveauté, chaque publicité, chaque billet, chaque vidéo, chaque podcast, fait l’objet d’un maillage : une série de liens sur les réseaux sociaux.

Michael communique aussi sur ses activités secondaires. Notamment, il lui arrive de tenir des conférences, au sujet desquelles il lance des annonces quelques semaines avant, il publie des photos le jour J, et des extraits filmés dès le lendemain.

En plus, il communique sur d’autres événements qu’il organise ou auxquels il participe, sur des livres qu’il publie, sur ses apparitions à la télé ou dans la presse…

En somme, tous les mots-clés de la partie droite de la plateforme sont des motifs de communications.

Ce n’est pas tout : pourquoi ne pas profiter des grands événements de sa vie ? Il les réserve à ses followers les plus fidèles : des vidéos de ses voyages, de son mariage, de sa nouvelle maison…

Tout ce que Michael produit, comme tout ce qu’il vit, est prétexte à communiquer. Mais, pour ne pas provoquer de ras-le-bol, il évite d’inonder la toile 365 jours par an. Donc, il ne va conserver que ses messages les plus pertinents. Il va donner du sens à sa plateforme, en soignant sa stratégie.

Comment donner du sens à sa plateforme ?

Michael crée suffisamment de contenu pour envoyer plusieurs messages par jour à ses followers et au monde. Mais pas question de polluer le Net de sa présence en publiant n’importe quoi. Il faut que cela colle à l’esprit de sa « marque ».

C’est pourquoi, avant de concevoir sa plateforme, Michael a d’abord mené une réflexion sur son identité. Car, comme on le voit sur la carte ci-dessus, l’identité est au centre de toute plateforme.

Il arrive trop souvent que des entrepreneurs décident d’une stratégie sans avoir soigné leur identité. Au résultat, leur communication manque de chair, on ne reconnait personne derrière le message.

Quand je dis que Michael a soigné son identité, cela veut dire qu’il a peaufiné son storytelling, et qu’il a composé des éléments de langage pour parler de ses valeurs ou de sa philosophie.

Une fois qu’il a affirmé son identité, Michael a défini son cahier des charges et sa ligne éditoriale. Il a pris des dizaines de décisions, sur des dizaines de points, par exemple sur :

– le choix des thèmes abordés sur son blog et sur sa chaîne YouTube,

– l’esprit des titres et des intertitres des billets,

– la charte graphique,

– le style des illustrations,

– les couleurs privilégiées dans les vidéos,

– la durée des vidéos,

– la fréquence des publications,

– le nombre de publications par type d’événement,

– le format des billets et des newsletters

– etc.

Enfin, une fois cela posé, il ne lui restait plus qu’à établir un planning de publications, sur six mois à un an.

Pour chaque événement important déjà prévu dans son agenda, il a programmé un certain nombre d’annonces, d’articles en rapport avec l’événement, de liens menant à ces articles, etc.

Ainsi, quand son identité et sa ligne éditoriale ont été définies, et qu’un planning a été prévu sur plusieurs mois, il est devenu facile pour Michael de briefer son équipe et de déléguer la majorité des tâches.

Comment s’y prendre ?

Quand un chef d’entreprise décide de lancer un événement, il est rare qu’il s’occupe lui-même de l’organisation. C’est pareil pour la tenue d’une plateforme : quand la bonne stratégie est décidée en amont, il ne reste plus qu’à superviser le travail de ses collaborateurs.

Michael parle devant une caméra pour sa chaîne YouTube, mais il délègue le reste : le montage, la diffusion, le maillage et l’animation sur les réseaux sociaux, etc.

La bande-son de la vidéo est récupérée pour un podcast ; ensuite, le podcast est retranscrit et adapté sous forme rédigée pour le blog.

Michael n’a pas besoin de s’occuper de tout cela. Il n’intervient qu’aux tâches où il est irremplaçable.

Dans les grandes entreprises aussi, la plateforme est gérée par une équipe dédiée. Mais pour un freelance qui se lance avec peu de moyens, il faut commencer par plonger les mains dans le cambouis.

Faut-il absolument vous engager dans ce grand chantier ?

Bien sûr, tout le monde n’a pas besoin d’en faire autant que Michael. Une stratégie comme la sienne concerne les grandes entreprises et les personnalités qui visent la célébrité ou la position de numéro un.

Or, même à une échelle modeste, si vous avez l’ambition d’attirer et de fidéliser un public, il est important de relayer l’information sur plusieurs réseaux, et de ne pas vous limiter à votre activité principale. Ne passez pas à côté du principe de communication à 360° et multipliez les occasions de vous faire remarquer !

La taille de votre plateforme sera à la taille de votre ambition d’entrepreneur-communicant. Et logiquement, plus vos activités se développeront, plus votre plateforme s’enrichira et sera active.

 

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[1] En référence au titre de l’ouvrage de Michael Hyatt : « Platform – get noticed in a noisy world »

En savoir plus sur la tenue d’un blog : « Comment écrire plus vite pour votre blog ? » et « Préférez-vous que je dise « tu » ? »

 

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le blog de la contentologue
septembre 28th, 2017 par JérômeDuez

La contentologue vous aide à créer un blog qui vous rapportera de l’argent. Elle n’est pas la seule, me direz-vous. Oui, mais contentologue.com se distingue aisément de la masse des blogs, par son style.

Je vous invite à visiter l’univers de la Contentologue. Car il s’agit bien de cela, d’un univers particulier. Dès la page d’accueil, vous sentez que Sophie Gauthier, la propriétaire des lieux, a pris soin d’aménager son blog comme d’autres leur appartement.

Ses phrases, elle les tourne comme on sert le thé, pleine d’égards pour ses hôtes. Ses illustrations participent à sa marque de fabrique. Vous reconnaîtrez ses pages entre mille.

Pour employer un terme réservé aux auteurs, Sophie Gauthier a une patte ! Je dirais : une patte féline, toutes griffes dedans, câline et joueuse, mais qui sait vous tenir fermement pour que vous appliquiez ses leçons.

Vous êtes là pour apprendre des choses, et la Contentologue met tout en œuvre pour que l’expérience soit joyeuse et stimulante.

Quand vous la lisez, vous sentez qu’elle est totalement impliquée dans son sujet ! Et l’interview qui suit le confirme.

Nous nous sommes entretenus par un splendide après-midi de septembre. Sophie Gauthier a eu la gentillesse de m’accueillir dans ses quartiers d’automne, son endroit de prédilection pour écrire. J’y ai passé une fin de journée inoubliable.

Où sommes-nous ?

Nous sommes installés sur la terrasse en bois de mon immense maison traditionnelle, que j’ai fait construire dans la campagne japonaise. Nous buvons un thé à l’orge grillé, en contemplant les érables que l’automne commence à faire rougir. Leurs ombres s’étirent jusque sur la falaise, qui surplombe la forêt millénaire. Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Oh, notre bonne vieille Mikoto nous apporte le dîner. Chouette, des sushis !

Vous êtes passée de chef d’entreprise à blogueuse… Comment s’est faite la transition ? Avez-vous préparé Contentologue.com comme on crée une entreprise ?

Contentologue est une entreprise. Blogueur a d’ailleurs obtenu un code NAF. Je suis donc passée de chef d’entreprise à chef d’entreprise. (Rires.)

Considérer un blog pro comme un projet « à part », qui ne serait pas une véritable entreprise, est à mon avis la pire erreur que commettent beaucoup de blogueurs.

Et qu’est-ce qu’une entreprise ? Est-ce la législation qui la définit ou l’énergie qu’on y met ? Est-ce que le youtubeur Norman voyait ses vidéos comme une entreprise ? Peu importe au final.

Cela soulève une question philosophique : Doit-on partir de l’envie ou de la nécessité de gagner sa vie ? L’idéal est de cumuler les deux, je pense. Aujourd’hui, j’ai des tonnes d’envies et de passions, et je considère certaines d’entre elles comme génératrices de revenus.

Je dirais que dans un projet professionnel, on devrait s’amuser intensément et avec grand sérieux.

Vous avez dirigé une équipe de rédacteurs… Je connais des entrepreneurs qui rêvent de créer un blog et de déléguer la rédaction de tous les billets à un rédacteur professionnel. Les conseillez-vous de se lancer dans cette voie ? 

Je ne déléguerai jamais mon blog à qui que ce soit, car cette entreprise est construite autour de ma personnalité. Les gens viennent sur Contentologue pour me lire moi, ce que je pense, ce que j’ai à leur apprendre, et la manière personnelle dont je vais le faire.

Lorsque je dirigeais l’équipe de rédacteurs, c’était pour des articles orientés SEO. Descriptions de produits, communiqués de presse, descriptions d’annuaires. La grande époque pré-pinguin. J’étais très liée à la communauté SEO black hat, et je pourvoyais en textes formatés selon la technique du content-spinning (Google est ton ami).

Tout était automatisé. De l’embauche de rédacteurs ultra compétents à la livraison au client. J’avais fini par ne plus travailler que 2h par semaine. Mais tout ça a nécessité une énorme préparation derrière, pendant laquelle je n’ai pas compté mes heures. Je ne pourrais plus faire ça aujourd’hui, car ça ne me passionne plus du tout. Je n’aurais pas l’énergie pour rebâtir un tel process.

Je conseille à tout le monde de se lancer avec passion et démesure dans n’importe quel projet qui lui plaît. Il faut tout de même vérifier s’il y a un marché. 5 onces de liberté et 1 dose de pragmatisme.

Quel est votre rapport à l’écriture ? Je devine que vous avez fait de hautes études… Alors j’ai tendance à imaginer qu’écrire a toujours été facile pour vous. J’ai raison ?

Oh là là, j’ai au moins 4 doctorats ! Non, je plaisante, j’ai juste une licence de Japonais, que j’ai faite par passion, sans véritable but professionnel. Je ne suis vraiment pas une étudiante. L’école et moi, ça fait deux. J’apprends par moi-même depuis toujours.

J’ai certaines facilités à écrire, car j’ai toujours beaucoup lu. Par contre, pour ce qui est de mettre en forme ce que je veux, comme j’en ai envie, cela n’a pas toujours été simple. J’ai lu beaucoup sur l’art d’écrire aussi.

Vous écrivez une heure tous les matins. Uniquement pour votre blog ? Ou écrivez-vous d’autres choses aussi ? (Si ce n’est pas trop indiscret…)

Justement, la réponse à cette question poursuit la réponse précédente. J’ai appris à écrire, ou disons à me lâcher vraiment dans l’écriture en écrivant 1h chaque matin. Je n’écris absolument pas pour mon blog, ni pour qui que ce soit. C’est 1h en roue libre, à écrire avec une écriture qui ferait pâlir de jalousie les meilleurs médecins, des inepties totales avec parfois un trait de génie. J’ai acquis dans cette pratique la fulgurance et la nonchalance. Je me fiche de la qualité de ce que je suis en train d’écrire, puisque ces écrits ne seront jamais montrés à qui que ce soit. De toute façon c’est illisible, même parfois pour moi, quand j’essaie de temps à autre de relire ce que j’ai écrit. Du coup, j’écris de manière plutôt organique, une écriture qui me ressemble, très proche de mon langage parlé.

En devenant blogueuse et en aidant les rédacteurs à mieux écrire pour leur blog, votre style d’écriture a-t-il changé ?

Un peu. Quand je relis mes premiers billets, je me trouve hystérique. (Rires.) Mon écriture est plus posée aujourd’hui. Je crois que j’avais ce côté un peu m’as-tu-vu, pour épater la galerie. C’est mon côté metteur en scène, actrice qui ressort. Aujourd’hui, j’ai confiance en ma capacité à attirer des lecteurs et je me soucie avant tout de la qualité de ma production.

À votre avis, la manière d’écrire un blog va-t-elle influencer les autres formes d’écriture ? Je pense aux œuvres romanesques, mais aussi aux essais universitaires… En gros, la culture-blog est-elle en passe de devenir une révolution culturelle ?

C’est une question qui m’intéresse beaucoup. Je pense que nous avons toujours écrit en suivant le niveau de langage de notre époque. Par le passé, les classes éduquées étaient très aisées. Le langage courant de ces classes était châtié. On vouvoyait les enfants et on leur disait « Charles, qu’avez-vous dit à votre sœur ? Elle est venue me trouver toute chagrine, m’assurant que vous l’aviez frappée. Est-ce vrai ? »

Les enfants passaient de longues heures avec des précepteurs, et étaient assommés d’une quantité incroyable de devoirs. On les maltraitait, les torturait. Ils apprenaient sous les coups. Il est évident que ce traitement favorise une excellence, mais surtout dans l’apparence.

Ce traitement visait avant tout à conserver le savoir dans un cercle fermé. Un langage, une grammaire et une orthographe hermétiques, qui ont longtemps préservé un système de castes. Et c’est encore le cas aujourd’hui. Les personnes qui rejettent l’écriture web font partie de l’élite, ou y aspirent.

Mais regardez : les auteurs anciens et connus sont une infime proportion des auteurs de leur époque. Il y a eu aussi de très nombreux auteurs, qui s’exprimaient avec un langage tout aussi complexe, mais nuls en tant qu’artistes. C’est un peu comme les acrobates de cirque chinois, dressés avec une grande violence : on peut admirer leur souplesse, leurs prouesses, mais la majorité d’entre eux provoquent l’ennui.

J’ai donc beaucoup d’enthousiasme vis-à-vis de l’écriture web. Elle symbolise la liberté, et l’accès à l’information pour tous. Ce n’est pas un nivellement par le bas, bien au contraire. Les personnes qui aspirent à l’excellence dans un domaine, le feront librement, et accéderont à toute l’étendue du langage, par curiosité. Et ceux qui n’aspirent pas à l’écriture en tant qu’art, mais uniquement pour communiquer leurs méthodes et leurs idées (fabriquer une maison, ou cultiver un potager par exemple), pourront aussi bien le faire.

L’écriture a été inventée pour communiquer un savoir ! À l’origine, c’était pour les transactions commerciales et la comptabilité.

Je n’ai donc pas cette culture de la chasse à la faute d’orthographe ou de syntaxe, dans la mesure où celles-ci seront inutiles. Par exemple, je trouve qu’il est très drôle de lire des échanges entre ados sur des forums. Je me dis qu’ils se foutent complètement de ce que les adultes peuvent penser, et c’est tant mieux, car le but d’écrire en langage sms entre eux, c’est de communiquer uniquement entre eux.

Par contre, si quelqu’un m’écrit « Sa va ? », je le classe immédiatement dans la catégorie des gens que je ne fréquenterai pas. Mais je n’aurai aucune envie de lui dire « on écrit ça, pas sa ! » Je m’en fiche.

Je suis personnellement attachée à la précision du vocabulaire, mais uniquement pour moi. Parce que j’aime exprimer le plus précisément possible ce que je pense. Je veux être fidèle à moi-même. Mais j’apprécie lire un article qui m’explique simplement comment réaliser un gâteau aux pommes, et je suis reconnaissante à l’auteur s’il écrit pour que je puisse faire le meilleur gâteau possible, non pour me montrer ses compétences littéraires.

Qu’est-ce qui est le plus important : qu’un blog contribue à enrichir la connaissance du lecteur, ou qu’il le plonge dans un univers fascinant ? Qu’il nous éclaire ou qu’il nous envoûte ?

La question se pose aussi avec un livre. Est-ce qu’un livre de fitness doit nous envoûter ? L’écriture n’est qu’un support. On tape sur internet, on cherche quelque chose et on le trouve. Mais comme dans toute relation humaine, la personnalité de l’auteur transparaîtra toujours derrière les écrits. C’est ce qui crée la rencontre.

Comme dans la vie. Nous cherchons un travail pour gagner notre vie, et nous tombons amoureux de notre collègue, parce qu’elle a cette manière si personnelle et sensuelle de poser les dossiers sur la table. Nous prenons le train pour aller rendre visite à notre vieille tante et nous découvrons un ami en notre voisin de compartiment, parce qu’il prend les difficultés du voyage avec légèreté.

C’est le mystère de l’être humain. Chaque écrit ne doit exister que pour servir la recherche, mais si l’on n’existe pas derrière, la magie ne se produira jamais.

Oui, il est possible de gagner sa vie en ligne, sans passion, sans se livrer, en mettant à la disposition des gens uniquement ce qu’ils recherchent au premier niveau : une méthode de fabrication, un secret de régime… Mais cela ne nourrit pas la créativité, qui est un élément essentiel de la vie sur cette Terre.

Il y a toujours eu parmi les gens des morts et des vivants. Celui qui s’est levé chaque matin à 5h pour emmener son troupeau au pré, a travaillé dans ses champs puis a dîné sa soupe de légume et son pain, puis s’est mis au lit chaque jour à 18h, sans jamais se demander si cette vie lui convenait. Celui qui a étudié le notariat par ordre de son père, et parle comme un livre juridique, même quand il s’agit de sentiments.

De la même façon, il y a les blogueurs morts et les blogueurs vivants. Il y a ceux qui écrivent un conseil marketing en suivant leurs connaissances de marketing apprises en école de marketing, et il y a ceux qui ont une vision, ou une envie de changer la vie des autres, ou encore une joie, un feu sacré, une douceur, n’importe quoi qui ressemble plus à eux-mêmes qu’à la machine.

Du coup, cela revient à demander : « Qu’est-ce qui est le mieux chez un être humain ? Qu’il nous serve ou qu’il nous fascine ? » Question à laquelle je répondrai : ni l’un ni l’autre, l’être humain ne devrait pas avoir de but, on ne peut que constater les effets de son existence.

Personnellement, je constate avec joie les effets de l’existence du web, de la quantité et de la richesse des échanges. J’ai hâte de voir sur le long terme disparaître l’ignorance au profit du savoir. Quand je lis des articles écrits par des Maliens ou des Camerounais faire le tour de Facebook, je comprends que l’on s’éloigne sûrement de l’époque ou le mépris colonialiste était une norme.

Alors, si je pouvais donner un seul conseil, ce serait de continuer à écrire et à transmettre, quel que soit le niveau de langage, en suivant sa propre route.

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Pour connaître l’envers du décor de cette interview, cliquez ici.

 

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mai 16th, 2017 par JérômeDuez

Avec les nouveaux outils à votre disposition, écrire n’a jamais été aussi simple.

En voici quelques-uns, parmi les plus efficaces.

Dragon, le logiciel de reconnaissance vocale

Vous parlez, il écrit… plus ou moins fidèlement. Longtemps, Dragon a été difficile à installer. Longtemps, il a manqué de fiabilité (les bruits parasites déformaient les mots retranscrits, d’après des témoignages).

Cela semble s’arranger, mais il est encore trop tôt pour affirmer que Dragon arrive à maturité. Selon moi, ce sera le cas quand on pourra l’utiliser dans n’importe quel environnement sonore.

J’attends avant de l’acquérir. J’aime dicter mes idées en toute circonstance et mon outil de prédilection est le dictaphone. Mais je ne veux pas dénigrer Dragon, car je connais des utilisateurs qui ne peuvent plus s’en passer.

Ici, vous pouvez lire un test intéressant de Dragon pour Mac 5, signé Anthony Nelzin.

Evernote ou OneNote, les « capteurs d’éléments »

Ce sont plus que des instruments de prise de notes, Evernote et OneNote capturent tout type d’élément : articles du Net, photos prises avec le smartphone,  captures d’écran…

Il semble qu’Evernote soit mieux conçu pour la mobilité et qu’il soit plus apprécié par l’ensemble des utilisateurs. En témoigne ce billet enflammé d’Antoine Blanchemaison.

Dès que je serai équipé d’un smartphone, je l’adopterai sûrement !

Les dictionnaires

Le portail lexical du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL) présente l’offre la plus complète.

Sous Firefox, vous pouvez installer l’extension gratuitement dans votre barre des tâches.

Vous tapez le mot à rechercher, et vous êtes relié au site qui propose plusieurs entrées pour votre mot : définition, synonymie, antonymie et étymologie.

Le portail regroupe aussi une variété de dictionnaires spécialisés.

Vous pouvez préférer des dictionnaires en ligne plus simples. Dans ce cas, le site des dictionnaires Larousse est très bien ; et pour les synonymes, le Dictionnaire Electronique des Synonymes (DES) de l’Université de Caen Normandie donne d’excellents résultats.

Antidote, le correcteur de style

Si vous vous procurez Antidote, vous pouvez oublier le chapitre précédent. Car ce logiciel aussi met en lien tous les dictionnaires utiles. Et il fait beaucoup plus.

Antidote est le correcteur complet, il corrige l’orthographe, la grammaire et le style. Il souligne les fautes, il explique la nature de la faute, et propose un remplacement.

Ainsi, tout en étant corrigé, vous pouvez progresser en français.

D’emblée, cela semble être un incontournable pour corriger les écrits professionnels, journalistiques et universitaires. En revanche, un romancier a-t-il intérêt à faire corriger son style par une machine ?

Je viens de l’installer et de le tester avec mon livre qui sortira en juin : « Organiser ses idées, structurer ses écrits ». J’avais précédemment confié le manuscrit à deux correcteurs de talent, et Antidote a repéré des fautes supplémentaires. Impressionnant !

Pour en lire plus sur ce logiciel, voyez cet article-ci.

Scrivener, le traitement de texte des écrivains

Scrivener change la vie des écrivains, des universitaires et de tous ceux qui rédigent des documents longs.

Il offre une visibilité incomparable, car il permet de classer ses notes de manière optimale.

Accéder à une note précise, changer l’ordre des chapitres, éditer son livre sous format numérique et papier, autant d’opérations qui sont facilitées par Scrivener.

De plus, il est possible de coupler Evernote et Scrivener : ce qui est pris dans le premier est automatiquement classé dans le second.

Il est possible de l’essayer gratuitement pendant 30 jours. La page de téléchargement est en anglais mais le logiciel existe en français.

Cette présentation très claire de Lionel Davoust vous en dit plus.

Et demain ?

Un outil magnifique donne des ailes au savoir-faire. Mais sans savoir-faire, il vous donne l’illusion d’accomplir des prodiges, sans offrir de résultats probants…

Par conséquent, aucun de ces outils magnifiques ne vous fait l’économie des connaissances nécessaires en matière d’écriture… Mais qu’en sera-t-il demain ?

Le robot rédacteur existe. Cet article de Vincent Glad vous présente Data2content, robot au service d’agences de voyages, du journal Le Monde, de la SNCF… et bientôt chez vous ! 

Cela veut-il dire que nous cesserons d’écrire ? Je ne le crois pas. En nous délestant des contraintes techniques de l’écriture, nous aurons l’esprit plus libre pour nous consacrer aux questions de fond, et aux catégories d’écrits où resplendit notre humanité.

Apportez votre avis sur les outils mentionnés !

En avez-vous d’autres à conseiller ?

 

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avril 20th, 2017 par JérômeDuez

Chronophage, la tenue d’un blog ? Oui et non. Avant l’existence d’Internet, le seul moyen pour faire connaître votre activité était le démarchage physique. Cela nécessitait l’embauche de commerciaux à plein temps. À présent, vous pouvez atteindre ce résultat en consacrant dix fois moins de temps, grâce à vos publications sur le Net.

Quelle estimation réaliste ?

Ne nous voilons pas la face :  tenir un blog prend du temps. Au démarrage et pendant la période de rodage (variable selon la fréquence de vos publications), un article (ou billet, ou post) de qualité prendra environ 4 à 6 heures. Ce temps est décomposé comme suit :

– Un bon quart d’heure pour trouver l’idée et élaborer le plan

– 20 à 40 minutes consacrées à l’écriture proprement dite. La vitesse d’écriture tourne autour des 800 mots/20-30 minutes.

– 1 heure réservée à la correction.

Pour le moment, ça ne fait que deux heures… Disons trois, tant que vous n’êtes pas rodé.

Mais la fin de la rédaction n’est pas la fin de l’histoire. Il s’agit maintenant de diffuser votre post. Les pros du référencement s’accordent à estimer que le temps consacré à la diffusion est supérieur ou égal au temps consacré à la rédaction.

Ils ont raison. Car si vous vous contentez d’écrire et de publier, votre post aura peu de visibilité. Pour avoir une valeur commerciale, la nouvelle de sa publication doit être relayée sur les réseaux sociaux, susciter des commentaires auxquels vous vous devez de répondre, etc.

Je n’en dis pas plus sur ce travail de référencement et de promotion, n’étant pas un spécialiste en la matière. Je préfère vous diriger vers trois billets sur des blogs que j’aime beaucoup :

– celui de Sophie Gauthier, bourré de conseils précieux et plein d’humour : contentologue.com/faire-connaitre-son-blog/

– celui d’André Dubois, complémentaire et plus technique : traficmania.com/comment-augmenter-trafic-blog/

– sans oublier celui de Mehdi, qui vous propose une mine d’idées : blogbooster.fr/augmenter-trafic-blog/

Compartimenter les tâches pour gagner du temps

Bonne nouvelle : vous pouvez atteindre une vitesse moyenne divisée par deux !

3 heures au lieu de 6, cela reste long mais vous allez voir qu’il est possible de vous organiser, afin d’assurer une production de qualité en n’y consacrant que 30 minutes par jour.

Cela consiste à compartimenter les étapes et à grouper plusieurs billets pour chacune.

Tel jour est consacré à trouver des sujets et à faire de la veille. Les deux vont de pair. Vous pouvez vous inspirer des autres blogs (autant qu’ils s’inspireront de vous). Il est possible d’avoir trouvé 3 à 5 sujets à la fin de chaque séance.

Un autre jour, vous rédigez plusieurs brouillons sans vous relire. Bon, d’accord, ce jour-là, vous y passez plus d’une demi-heure. Mais quand on est inspiré, on ne voit pas le temps passer, c’est du pur plaisir.

Les jours suivants, vous relisez et corrigez vos brouillons.

Surtout, évitez de rédiger et de corriger un texte dans un même élan. En faisant cela,  vous serez moins performant. Car ce ne sont pas les mêmes parties du cerveau qui travaillent à la correction et à la rédaction. Passer d’une partie à l’autre, c’est perdre du temps à s’échauffer de nouveau. Il vaut mieux profiter d’une partie du cerveau qui carbure à plein régime, et la solliciter sur un autre texte.

Consacrez plusieurs séances à la correction. Car, à moins d’être un Mozart du français, nous ne voyons jamais l’intégralité des faiblesses d’un texte en une seule lecture. Personnellement, je consacre entre 3 et 6 relectures de 10 à 15 minutes par texte, avant d’être satisfait.

Enfin pour la diffusion, vous faites la même chose : vous communiquez sur plusieurs articles à la fois. Ce sont des journées à programmer, comme on programme sa démarche commerciale. L’approche est différente mais l’esprit est le même. Ces jours-là, vous êtes tourné vers les autres, et vous communiquez sur vos articles dans un style empathique et convivial.

3 options pour aller encore plus vite

Les conseils qui précèdent s’appliquent à des articles de 700 mots minimum.

Vous pouvez décréter que vos textes ne feront pas plus de 350 mots. Du genre « 7 idées pour réussir vos afterworks », avec 4-5 lignes réservées à chaque idée. C’est souvent déconseillé, car ces articles manquent d’espace pour vous laisser affirmer votre différence.

Mais tout dépend de votre statut. Si vous êtes déjà une personnalité, vous pouvez écrire court et vos fans sont toujours heureux de recevoir de vos nouvelles. En revanche, si vous écrivez pour vous faire connaître, mieux vaut multiplier les efforts et offrir un texte généreux et pertinent.

Quelle que soit la longueur de vos textes, vous pouvez décider que chacun ne vous prendra que trente minutes au maximum. Comment ? En le dictant puis en envoyant votre fichier audio à une personne chargée de le retranscrire et de le peaufiner. Si vous êtes doué à l’oral, le résultat sera à la fois un article écrit et un podcast, voire un petit film sur YouTube.

Vous pouvez aussi rédiger un brouillon et déléguer le peaufinage, la publication et la diffusion. C’est une question de budget.

Et si vous préférez lire plutôt qu’écrire, vous pouvez faire de la curation, c’est-à-dire une veille quasi quotidienne sur le Net et ailleurs, en repérant les meilleurs articles de presse et les meilleurs billets de la blogosphère qui parlent de votre secteur d’activité, et en diffusant votre sélection. Par exemple à travers la création d’une page sur Scoop.it, un des sites de curation les plus populaires actuellement. Ainsi, vous pouvez devenir une référence dans votre domaine, en ne publiant que des liens.

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour gagner du temps sur la tenue de votre blog ?

 

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Pour savoir comment attirer plus de public vers votre blog, lisez ceci !

Pour soigner votre image sur le Net, pensez à la formation !

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