écriture
septembre 19th, 2017 par JérômeDuez

Il y a quelques mois, j’ai écrit un billet enthousiaste sur le livre d’Olivier Roland : « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études ». Depuis, le livre est devenu un best-seller : 35.000 exemplaires imprimés vendus, et 25.000 exemplaires des versions numériques (ebook et audio confondus). Alors, vous imaginez ma joie, quand Olivier Roland a accepté de me parler d’écriture !

Il l’a fait, en sachant que l’interview serait uniquement destiné à une publication écrite.

Pour lui, c’était dommage de ne pas proposer l’interview sous trois supports : la vidéo (nous discutions sur Skype, ça aurait été facile), le podcast et le texte. Il m’explique : « On obtient trois fois plus de portée avec la même quantité de travail ».

Je lui réponds que je me suis lancé un défi : en tant que défenseur de l’écriture, je veux démontrer qu’il est possible de capter une audience avec le simple support du texte.

Il a dit « Ok » et on a démarré.

 

J’aimerais connaître votre rapport à l’écriture. Vous dites que vous avez commencé jeune, avec l’écriture d’un roman. Donc, vous avez toujours eu un rapport facile… ?

Ai-je une écriture facile ? Comment savoir ? En comparant avec la plupart des gens, qui ont un rapport à l’écriture plus difficile…? Alors, je dirais que oui.

J’ai toujours adoré lire. Depuis tout jeune, pendant longtemps, je me voyais écrivain de fiction, de science-fiction, plus exactement. J’ai même publié une nouvelle de science-fiction en 2006, dans un recueil de nouvelles…

Mais voilà, finalement j’ai choisi de me consacrer à ma carrière d’entrepreneur, ce qui est une manière « valorisante » de dire que j’ai procrastiné à fond sur mon projet d’écrire un bouquin de science-fiction. (Rires)

J’ai un début de roman qui est quelque part dans mon disque dur, faudrait que j’y revienne… Donc en tout cas, j’avais une certaine facilité, c’est clair.

C’est aussi ça qui m’a attiré dans le fait de lancer des blogs. Une de mes motivations, c’était justement de pouvoir me consacrer à cette passion de l’écriture, que je ne pratiquais pas assez.

 

Peut-on dire que l’écriture est une carte maîtresse dans votre réussite ?

Maintenant, je fais beaucoup plus de vidéos que d’écrits, mais c’est vrai qu’on peut dire ça.

 

Au sujet de la vidéo, parfois vous en réalisez qui peuvent atteindre ou dépasser les 20 minutes, vous parlez face à la caméra tout du long, et ça semble venir aisément. Quelle est la part d’écriture, dans la préparation d’une telle vidéo ?

Alors typiquement, sur une vidéo classique que je vais faire pour ma chaîne YouTube, une vidéo qui va durer 5 minutes, elle va me demander 10 minutes en tout et pour tout, avec la préparation, le tournage et tout ça.

C’est pour ça que j’adore ce format, c’est que pour dire la même chose par écrit, il me faudrait deux heures, alors qu’en vidéo, 10 minutes suffisent. Donc ça, c’est fantastique. Ensuite, j’ai un mode de production de vidéos qui est particulier, je ne fais pas de vidéos super chiadées. En fait, c’est comme si on me posait la question dans un événement ou dans un bar, « Ah Olivier, qu’est-ce que tu penses de ça ? », je répondrais. Là, je fais un peu pareil, mais devant une caméra.

 

Ah, aussi spontanément ?

Exactement. Le truc, c’est que ça fait des années que j’étudie des tas de sujets, que j’ai pratiqué moi-même plusieurs choses, et du coup, je peux parler assez facilement d’un grand nombre de sujets.

En termes de préparation, en général, ce sont des listes à puces. Elles pointent les points principaux et après, je sais ce que je vais dire dessus. Pour certaines vidéos, il m’arrive de préparer plus, mais c’est assez rare.

 

Et cette vidéo, une fois retranscrite, c’est du texte !

Exactement. Ce n’a pas la même qualité qu’un vrai texte écrit. Mais ça reste un texte, avec un contenu intéressant.

 

Et donc, pour écrire le livre « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études », comment avez-vous procédé ? Ce livre a été écrit après je ne sais combien de vidéos réalisées et de textes accumulés. Cela veut dire que vous aviez déjà une matière très riche. Avez-vous récupéré cette matière, l’avez-vous « recyclée » pour parvenir à cette forme littéraire finale ?

C’est intéressant, comme question. Parce que quand on regarde la relation que j’avais entre le livre et les vidéos de ma chaîne YouTube, en fait, parfois j’écrivais à propos de choses dont j’avais déjà parlé, mais souvent, je parlais plutôt de sujets sur lesquels j’étais en train d’écrire. Alors c’est vrai que, en tenant compte de cela, il y avait peut-être plus de préparation que ce que j’ai dit…

En fait, clairement, je pense qu’à partir des années 2010 et au-delà, écrire à l’ancienne manière, c’est-à-dire seul chez soi, en mode tour d’ivoire, moine dans son monastère, etc., c’est une erreur. Aujourd’hui, on a des outils de communication qui nous permettent de partager en temps réel le contenu de notre bouquin et de notre audience. Donc en fait, je pense que n’importe quel auteur devrait écrire en se connectant et en bâtissant son audience au fur et à mesure de l’écriture du livre.

D’abord, comment le faire ? Il y a plusieurs possibilités. Moi, ce que j’ai fait, tout simplement, c’est que, quand je voyais des choses intéressantes dont je voulais parler dans le bouquin, je commençais à écrire dessus et je faisais une vidéo sur le sujet, que je publiais à peu près au même moment sur ma chaîne YouTube. Et ça avait plusieurs avantages.

Le premier, c’est que j’avais un feed-back en temps réel de ma communauté. Et ça, c’est très intéressant. Je ne me suis pas contenté d’écrire mon bouquin dans mon coin, il a été enrichi par les apports des gens qui me suivaient sur ma chaîne YouTube, qui me disaient « je suis d’accord avec ça, ou pas d’accord avec ça, tu aurais peut-être dû parler de ça », etc. Donc, ça enrichit.

Aussi, je voyais aussi ce qui était populaire ou pas. Parfois, il y avait des choses dont je voulais parler dans le bouquin, et je me rendais compte que tout le monde s’en foutait, donc c’était un des facteurs pour les retirer du livre… qui était quand même déjà assez gros.

Et en plus de ça, l’énorme avantage, c’est que je me constituais au fur et à mesure une audience de gens déjà intéressés par le sujet du bouquin. Ce qui fait que quand je l’ai sorti, j’avais déjà une audience qui était prête pour le message de mon livre, et qui donc allait l’acheter, sans doute l’apprécier et en parler autour.

Il y a d’autres méthodes. Par exemple, le blogueur Jean-Philippe Touzeau, du blog « Révolution personnelle ». Lui a eu un modèle très intéressant.

À la base, c’est un blog sur le développement personnel, mais Jean-Philippe est un passionné de fiction, donc il voulait écrire des romans. Et il s’est dit : « Non, mais attends, on est en 2010 (c’est là qu’il a commencé), c’est fini la machine à écrire, on va essayer de faire un truc original ». Et ce qu’il a fait, c’est qu’il a commencé par écrire son roman en feuilleton, en épisodes qu’il a publiés sur son blog, au fur et à mesure. Et ça a eu tous les avantages que j’ai donnés. La communauté l’a aidé à améliorer le texte au fur et à mesure, il a eu des feed-back qui donnaient des orientations et des idées pour la suite. Et il s’est constitué une communauté de gens intéressés par son livre. Puis, arrivé à la moitié du livre, quand il a vu que ça avait du succès, il a dit : « Merci beaucoup ! Du coup pour la deuxième moitié, je vais me concentrer sur l’écriture, et je vous dirai quand le livre sortira ». C’est ce qu’il a fait, il a sorti le livre au format Kindle et il a été dans le top 100 des ventes pendant plus d’un an.

C’est cette idée, dite du lean startup, une méthode qui vient de la Silicon Valley. Ça consiste à créer son entreprise avec le minimum d’investissement en temps et en argent, en se confrontant le plus vite possible à la réalité du terrain. Là, c’est la méthode lean startup pour les auteurs.

Plutôt que de connaître le problème de beaucoup d’auteurs, qui est d’écrire dans son coin, avoir l’impression que tout ce qu’on raconte est génial et que tout le monde va se ruer dessus, et malheureusement, la plupart du temps quand le bouquin est publié, ils se rendent compte que tout le monde s’en fout complètement. Et l’intérêt d’avoir l’approche dont je viens de parler, c’est qu’on évite d’être dans cette tour d’ivoire, on a le retour d’audience et on voit ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, tout en se construisant son audience au fur et à mesure.

Finalement, l’Histoire nous montre que ça existait déjà, bien avant Internet. Quand on voit les grands auteurs français du XIXe siècle, par exemple Zola, Maupassant, Balzac, etc., la plupart ne publiaient pas leurs romans comme ça. Ils commençaient par publier sous forme de feuilleton dans les journaux, et ça leur permettait d’avoir exactement les mêmes avantages que ceux que j’ai décrits. Et il arrivait, en cas de mauvaise audience, de ne pas aller au bout de ce qu’ils avaient démarré. Mais ce luxe était réservé à des auteurs déjà connus, qui étaient publiés dans les journaux.

Ça me rappelle aussi l’histoire d’un auteur américain. Dans les années 70, il avait une méthode très intéressante : il écrivait des livres pratiques. Et ce qu’il faisait : il passait des petites annonces dans les journaux pour dire, « vous pouvez commander tel ouvrage sur tel sujet, à tel prix, renvoyez le bon de commande ». Et au moment où il faisait la pub, il n’avait pas écrit le bouquin. Il ne l’écrivait que s’il recevait suffisamment de commandes. Ça va tellement à contre-courant de ce que font 90 % des auteurs que voilà, c’est intéressant. Il ne faut pas forcément faire quelque chose comme cela, mais quelque chose qui va dans ce sens.

J’ai même un collègue, qui a carrément… Ce n’est pas forcément une méthode que je recommanderais, mais ça montre les possibilités qui sont à notre disposition aujourd’hui. C’est que, pendant qu’il écrivait son bouquin, il avait une vidéo de lui en direct, qu’il diffusait sur Facebook Live, avec une caméra qui le filmait en train de taper, et en même temps, on voyait son écran en temps réel, avec le texte qui apparaissait progressivement. Pourquoi pas ? Zéro euro, pourquoi ne pas le faire ? Alors, ça n’a pas des millions d’audiences, soyons clairs, mais pourquoi pas ?

 

Par rapport au style. J’ai l’impression que les bons blogueurs se distinguent par une grande clarté. C’est une caractéristique de votre livre. Il est pédagogue et clair. C’est toujours accessible, sans jargon ou à peine…

Ça, le jargon… Une caractéristique des blogueurs, c’est que l’on s’adresse à une audience relativement large. Et de toute façon comme dit la phrase de Boileau, « Ce qui se conçoit bien doit s’énoncer clairement ».

On voit bien que, de manière générale, le jargon est une forme de mécanisme de défense (par exemple les membres d’une industrie qui veulent pouvoir discuter sans que les autres ne s’en mêlent). Et aussi une forme de pédantisme, pour se valoriser.

Je ne me rappelle plus du nom de ce bouquin sur l’entrepreneuriat, que j’ai lu très jeune, où l’auteur commençait justement en annonçant : « je ne vais pas vous assommer de jargon, on va parler de trucs que la plupart des gens trouvent compliqués, on va parler de comptabilité, de gestion d’entreprise et tout ça, et vous allez voir que je vais vous parler de manière claire. Parce que la plupart des gens qui utilisent des mots compliqués, c’est juste de la frime, c’est complètement inutile ». Et il donnait un truc dans son bouquin qui m’a frappé. Il présentait plusieurs colonnes de mots qui étaient compliqués. Et tu pouvais prendre n’importe quel mot de la première colonne, n’importe quel mot de la deuxième puis de la troisième colonne et des suivantes, et ça donnait une phrase qui sonnait de façon impressionnante, une phrase qui avait l’air géniale, mais qui ne voulait rien dire. Et des gens abusent de ce genre de phrase. Les gens nous enflent avec des mots compliqués.

C’est comme le langage corporel, quand l’orateur fait de grands gestes, mais qu’en fait il a l’air de brasser du vent. Des mots font le même effet. C’est comme les gens qui font croire qu’ils comprennent, mais qui ne captent rien du tout. Des études scientifiques montrent qu’il y a plus de force à parler humain, et je pense que cela présente plus d’avantages que d’inconvénients.

Ça peut même être amené jusqu’au populisme…

Je vais peut-être donner un contre-exemple, mais écoutez Donald Trump, on a l’impression qu’il parle à des enfants de trois ans. En fait, c’est une technique de vente, parce que quand la personne parle plus simplement, l’autre comprend mieux. Trump, c’est sans doute trop extrême. Mais c’est pour montrer qu’un homme peut arriver jusqu’à la présidence en parlant simplement.

On n’a pas besoin de trop se compliquer la vie. Et moi, ça me fait toujours rire, quand je rencontre des gens qui sont docteurs et qui ont fait une thèse. Mon kif, c’est de leur demander le titre de leur thèse. Parce que c’est toujours à mourir de rire, en fait. Et après, je leur demande : « Et en français, ça donne quoi ? ». Et ils sont toujours capables d’expliquer de manière plus simple… Parce que dans le milieu universitaire, c’est un peu une coutume, c’est difficile de ne pas parler en jargon, sinon là, t’es exclu de la tribu.

Après bien sûr, il y a du jargon qui est important, parce que ça apporte des nuances pointues, qui n’existent pas dans le vocabulaire courant, mais plus souvent c’est de la gonflette.

Quand vous vous êtes construit sans appartenir à un milieu en particulier, vous devez vous affranchir de ça. Et de manière générale, c’est un super atout de parler simplement. Et d’écrire simplement, aussi…

 

Votre livre embrasse un spectre très large de sujets, toujours en étant très accessible. En cela, il est rare. En sortant ce livre, avez-vous le sentiment de participer à un nouveau mouvement culturel ?

Moi, je baigne là-dedans depuis déjà un moment. Ça m’arrive de lire des bouquins scientifiques, mais c’est toujours de la bonne vulgarisation.

Je n’ai pas vraiment étudié ça, est-ce que c’est un mouvement ou pas ? Il y a un mouvement, c’est clair. Mais j’ai l’impression que ça a toujours existé, des gens qui ont voulu rendre les choses claires, simples, qui ont une bonne démarche pédagogique, on peut en trouver dans tous les siècles.

Il y a toujours des bouquins mieux écrits que d’autres, et des livres où… D’ailleurs je lisais un livre de Plutarque, sur les vies parallèles des hommes illustres, et il disait : « Il y a des auteurs où on voit que tout coule naturellement, et d’autres où on voit qu’ils ont dû se forcer pour extraire ce qu’ils voulaient dire et le mettre sur le papier. » Donc, on a toujours admiré les auteurs qui savaient dire les choses, même les choses compliquées, de manière simple.

Quand tu vois Newton, la loi de la gravitation qu’il a trouvée, il faut savoir qu’il s’est appuyé sur trois lois que Kepler avait trouvées trois siècles avant lui… Il faut se le taper, le bouquin de Kepler, mon Dieu ! C’est rempli de trucs qui n’ont rien à voir, ça parle d’astrologie et de trucs qui ne sont complètement pas scientifiques. Et une chose des plus incroyables que Newton a faite, c’est d’arriver à trouver ces trois lois dans le bouquin de Kepler !

Bref, tout ça pour dire qu’on respecte les gens comme Kepler qui ont fait du bon travail, mais on respecte aussi les gens qui savent en faire quelque chose de clair et de fluide, et ça depuis longtemps.

Donc je ne crois pas que ce soit un mouvement, j’ai l’impression que ça a toujours existé.

 

J’ai l’impression que les nouveautés sont nombreuses, pourtant, depuis l’Internet. Par exemple, la pratique du work in progress. C’est-à-dire qu’on peut parfois publier, même si on n’a pas encore tout à fait « achevé » son travail, au sens classique du terme. Avant Internet, quand on présentait un livre ou un article pour une publication, c’était censé être tout de suite le produit fini. Même s’il y a avait des corrections à la deuxième ou à la troisième édition.

Oui, c’est vrai qu’aujourd’hui, ça ne coûte plus rien d’écrire un article qui peut être potentiellement lu par 10.000 personnes, ça a un coût de distribution de pas grand-chose, et on sait qu’on peut le modifier, etc. Ça rend le perfectionnisme moins indispensable.

 

Avez-vous des conseils à donner, à des gens qui ont des problèmes d’écriture ?

Je donne toujours l’exemple de mon ami Christophe, qui s’était inscrit à un club de développement personnel, et qui partageait des trucs sur un forum pour vaincre sa timidité, etc. Et franchement, le gars c’est mon pote alors je peux en parler, il avait une éducation scientifique, et une écriture vraiment horrible, même limite incompréhensible ! Il a pourtant continué à écrire et au fur et à mesure, il a eu un style. Ça ne sera jamais un Flaubert ou un Balzac, mais on s’en fout, on ne demande à personne d’être un Flaubert ou un Balzac. Il a eu un blog et il a publié un ebook qui a été lu par des dizaines de milliers de personnes.

Je ne dis pas que c’est facile, mais juste que c’est possible. Il ne faut pas se décourager. Mais c’est comme tout, c’est en forgeant qu’on devient forgeron, et on s’améliore petit à petit.

Et concernant certaines personnes pour qui l’écriture, ce n’est vraiment pas leur dada, d’autres possibilités existent : on peut faire de l’audio, de la vidéo, on peut utiliser des logiciels de retranscription de texte…

J’ai découvert avec stupéfaction que certains grands auteurs n’écrivaient pas de leur main. Par exemple Stendhal avec « Le rouge et le noir », il dictait à son secrétaire, ce n’était pas lui personnellement qui écrivait.

Personnellement, je n’écris pas sous forme orale. Ni en dictant, ni en utilisant des logiciels de reconnaissance vocale, parce que je trouve qu’on ne va pas assez profond. Et c’est beaucoup plus dur de structurer sa pensée juste à l’oral. L’écriture, c’est un vélo pour l’esprit. Ce n’est pas seulement une manière de communiquer, c’est une manière de réfléchir différemment.

Mais voilà, il y a des possibilités, il faut juste les explorer et ne pas lâcher l’affaire.

 

Propos recueillis le 20 juillet 2017.

 

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janvier 12th, 2017 par JérômeDuez

On sait que bien écrire fait gagner du temps. Mais chacun associe à cette affirmation un sens particulier.

Voici quatre facteurs de gain de temps, tous différents, tous importants :

1 – La clarté

Gagner du temps, c’est commencer par ne pas en perdre. Or, le manque de clarté engendre des malentendus. Un message mal compris déclenche une avalanche de mauvaises manœuvres. Que de temps perdu !

Le langage clair évite les détours. C’est un outil d’ouverture et un facteur de sympathie. C’est la première condition d’adhésion du lecteur. Cela mérite de s’y exercer !

2 – La bonne conduite

La correspondance écrite repose sur un vocabulaire réduit et quelques principes simples : l’objectivité, la diplomatie, l’absence d’effets de style…

Mais parfois, nos vies trépidantes peuvent nous faire oublier le b.a.-ba des règles de bonne conduite… Et un simple e-mail peut déclencher un conflit…

Les techniques adoptées pour maîtriser son sens de la formulation sont en partie liées à l’écriture, en partie seulement. Le reste repose sur une bonne gestion du stress.

3 – Le savoir-faire technique

Combien de temps pour rédiger un compte rendu de réunion ou un rapport ? 3 jours pour celui qui ignore la technique ; une demi-journée pour celui qui la possède. Calculez la différence de coût du document !

Le savoir-faire en matière d’écrits professionnels repose sur une technique simple, qui peut être assimilée rapidement. En formation individuelle, 1 jour peut suffire pour l’acquérir.

4 – L’automatisation

La version moderne du gain de temps est arrivée ! Une machine qui s’occupe du suivi de vos prospects et de vos clients à votre place ! Vous rédigez des textes et la machine les adresse à vos contacts, à dates programmées.

Autrement dit, quelques jours de travail pour des mois d’activité en votre absence ! Cela vous laisse libre d’accorder plus de temps à votre activité principale et à vos loisirs !

Je vous reparlerai bientôt de ce procédé révolutionnaire, que pratiquent de plus en plus d’entreprises et de freelances, et que j’expérimente actuellement.

Et pour vous, quel est le principal facteur de gain de temps lié à l’écriture ?

 

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