Catégorie Méthode

storytelling version Macron
décembre 18th, 2018 par JérômeDuez

Dans son texte d’allocution du 10 décembre dernier en réponse aux Gilets jaunes, Emmanuel Macron a usé du storytelling à deux reprises, en commettant quelques maladresses.

Comme chacun sait, le storytelling est un procédé de communication pour motiver les gens (à l’adhésion ou à l’achat) en les embarquant dans une histoire. Les formes peuvent varier, mais doivent répondre à une technique précise, que le président semble mal maîtriser. Voyons cela de plus près.

Mauvais storytelling caritatif

Pour montrer qu’il était sensible à la souffrance des Gilets jaunes, Emmanuel Macron a produit un premier effet de storytelling, en racontant ceci :

« Je sens une colère plus profonde. (…) C’est celle du couple de salariés qui ne finit pas le mois et se lève chaque jour tôt et revient tard pour aller travailler loin. C’est celle de la mère de famille, célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus, qui n’a pas les moyens de faire garder les enfants et d’améliorer ses fins de mois, et n’a plus d’espoir. Je les ai vues, ces femmes de courage, pour la première fois disant cette détresse, sur tant de ronds-points. C’est celle des retraités modestes, qui ont contribué toute leur vie et souvent, aident à la fois parents et enfants et ne s’en sortent pas. C’est celle des plus fragiles, des personnes en situation de handicap, dont la place dans la société n’est pas encore reconnue. »

Quand on fait du storytelling pour sensibiliser le public à une cause humanitaire, ou pour montrer que l’on est soi-même sensible à une misère sociale, il est préférable de parler d’un cas particulier plutôt que d’une multitude.

Ainsi, pour récolter de l’argent au profit d’une population frappée par la guerre, on évite de dire « Donnez pour les 250.000 victimes de la guerre de… ». Il vaut mieux raconter l’histoire d’une seule victime, par exemple une petite fille qui a perdu ses parents et est en train de mourir de faim. Car un seul destin tragique produit une émotion plus forte que la tragédie d’une foule.

Où est l’unité ?

Le storytelling d’Emmanuel Macron commençait bien. En l’entendant évoquer le couple de salariés éloignés de leur travail, je croyais qu’il allait s’attarder sur le cas. J’attendais qu’il mette un visage à ce couple et qu’il le présente de manière émue. Mais il a préféré procéder à un inventaire misérabiliste et présenter une foule.

Au début, il essaie de montrer des cas isolés, parlant au singulier du couple et de la mère de famille. Mais il passe vite au pluriel, à partir de « Je les ai vues, ces femmes de courage ». Il veut faire croire qu’il a pris le temps de regarder ces gens dans la détresse, mais dès qu’il part dans cet inventaire infernal, on se dit que oui, il les a vues ces femmes et ces hommes, sur une vidéo passée à vitesse accélérée. Et l’on cesse de croire à son empathie.

Il aurait dû ne s’arrêter que sur un seul cas, qui à ses yeux aurait fait figure de symbole de la colère. Ou sur un seul groupe symptomatique du mouvement social, comme dans le tableau de Delacroix reproduit sur les vieux billets de 100 francs.

Storytelling version Delacroix

En s’arrêtant sur un seul cas, il aurait pu réussir à nous faire croire qu’il a reçu un vrai choc émotionnel, déclencheur d’une vraie remise en question. Mais en déroulant une liste de cas, son émotion ne passe pas.

Où est la transformation ?

Ce passage de son allocution présente un autre défaut. Tout bon storytelling raconte une transformation, implicite ou explicite. Pour reprendre l’exemple de la petite fille victime de la guerre, le fait d’inviter le public à donner de l’argent pour la sauver, raconte implicitement l’histoire de ce sauvetage, et fait de nous des héros qui contribuent à la transformation de ce tragique destin.

Or, quand Emmanuel Macron parle « des plus fragiles, des personnes en situation de handicap », nous apprenons dans la suite de son allocution qu’il n’a rien à leur proposer pour transformer leur situation. Donc, cela revient à raconter une histoire tronquée ; et le public reste sur sa faim.

Mauvais storytelling mobilisateur

Le second effet de storytelling se situe à la fin du discours du président de la République, quand il dit : « Nous ne reprendrons pas le cours normal de notre vie, comme trop souvent par le passé dans des crises semblables, sans que rien n’ait été vraiment compris et sans que rien n’ait changé. Nous sommes à un moment historique pour notre pays. »

Ici, nous avons une vraie annonce de transformation. Emmanuel Macron veut nous embarquer dans un épisode charnière. Sauf qu’il oublie de nous dire vers où va mener le changement. Il ne fait que répéter un principe : l’écologie. Mais il ne porte pas le rêve d’un monde écologique, il n’en a pas la vision.

Or, ce n’est pas avec des principes que l’on raconte une bonne histoire. L’issue (le happy-end) doit être claire. Ici, elle ne l’est pas et donc, nous sommes en droit de douter du bien-fondé de cette histoire-là.

Le storytelling ou le risque de la double peine

Il paraît qu’Emmanuel Macron a écrit seul son discours. Je veux bien le croire. Car il a beau savoir écrire correctement, il n’est pas un maître de la communication de crise. Pourquoi ne fait-il pas appel à de vrais professionnels, comme Nicolas Sarkozy, ami intime de Jacques Séguéla et qui savait s’armer d’un bataillon de conseillers en communication ?

Le président de la République aurait dû mettre un mouchoir sur sa suffisance et se faire aider. Car le storytelling est une arme à double tranchant. Double, parce que cela multiplie les enjeux par deux.

En effet, lorsqu’un politicien raconte une histoire pour nous vendre ses mesures, le voilà avec deux objets à vendre au lieu d’un seul : ses mesures + son storytelling. Si le storytelling est raté, nous refusons les mesures. Et s’il est réussi, rien ne garantit qu’il nous fasse adhérer aux mesures.

Alors, pourquoi ne pas se passer de storytelling ?

Faut-il persévérer dans le storytelling ?

J’ai toujours été circonspect, concernant le storytelling en politique française. N’oublions pas que les maîtres de ce procédé sont américains. Or, l’Amérique repose sur un mythe fondateur et les Américains ont longtemps eu besoin d’être gouvernés par des mythologies. Je ne juge pas. Mais je rappelle que nous ne sommes pas l’Amérique, et tout ce qui nous vient d’Amérique ne marche pas forcément chez nous.

Un pays jeune comme les USA a besoin d’inventer des d’histoires pour bâtir son Histoire. En revanche, le long passé de notre vieille Europe offre un patrimoine historique et culturel, réservoir inépuisable de références pour réveiller notre corde sensible. Nous les préférerons aux inventions.

Il n’est donc pas naturel en France de pratiquer le storytelling. Quand un politicien s’y essaie, une partie du public français pense : « Eh bouffon, ne me raconte pas d’histoire ! ».

Déclin du storytelling en Amérique

Même aux USA, il semble que le storytelling soit en perte de vitesse.Comme l’explique Christian Salmon[1] dans cet article, l’âge d’or du storytelling en Amérique s’étend de la présidence de Ronald Reagan à celle de George Bush jr. Durant cette période, les présidents ont embarqué l’Amérique dans le grand rêve néolibéral, lequel a été une histoire crédible jusqu’à la crise des subprimes. Cette crise a marqué la collision entre l’histoire réelle et la mythologie du néolibéralisme ; et les Américains ont cessé d’y croire.

Une bonne histoire doit reposer sur une harmonie entre la réalité présente, l’espoir de lendemains heureux, et la crédibilité du porteur d’espoir. En France, aujourd’hui, l’histoire réelle des Gilets jaunes se confronte à l’histoire artificielle du président de la République, à laquelle lui-même semble incrédule.

Raison de plus pour que les politiciens français abandonnent ce procédé narratif d’enfumage, et reviennent aux bonnes vieilles méthodes d’argumentation.

 

[1] Auteur de « Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits », dont je vous conseille la lecture pour tout comprendre à cette pratique en politique.

À l’époque de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait réussi son storytelling, alors que Marine Le Pen avait magistralement raté le sien. Cet article en parle.

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la plateforme, clé de la stratégie de communication
octobre 23rd, 2018 par JérômeDuez

Il ne suffit pas de publier des contenus sur le Net pour attirer une audience vers son site. Vous le savez. Mais savez-vous comment vous faire remarquer dans un monde aussi bruyant ?[1] Vous devez mettre en place une stratégie de communication un peu spéciale. Voici la technique, suivez-moi !

Adoptez ce principe fort

« Communiquez à 360 degrés ! » Ce principe est aussi vieux que la com. Des professionnels de la profession appellent cela la « communication holistique ». Dans les pays anglo-saxons, on préfère dire : créer sa plateforme.

De quoi s’agit-il ?

Une plateforme rassemble l’ensemble des activités liées à la marque de votre entreprise ou à votre marque personnelle. Ces activités se divisent entre vos activités dans la vie réelle et vos interventions sur le Net, comme le montre la carte ci-dessous.

Exemple avec les activités d’un influenceur

Imaginons que cette carte représente les activités de Michael, un influenceur de renom. L’activité principale de Michael (qui ne représente qu’un petit axe de cette carte, en haut à droite) consiste à proposer des prestations de conseil et des formations en e-learning.

Voici comment Michael s’y prend pour communiquer à 360° :

C’est sur son activité principale qu’il communique le plus : il lance une série d’annonces et de publicités dans les médias ; il publie des contenus sur son blog et sur d’autres sites ou revues qui l’accueillent. Chaque nouveauté, chaque publicité, chaque billet, chaque vidéo, chaque podcast, fait l’objet d’un maillage : une série de liens sur les réseaux sociaux.

Michael communique aussi sur ses activités secondaires. Notamment, il lui arrive de tenir des conférences, au sujet desquelles il lance des annonces quelques semaines avant, il publie des photos le jour J, et des extraits filmés dès le lendemain.

En plus, il communique sur d’autres événements qu’il organise ou auxquels il participe, sur des livres qu’il publie, sur ses apparitions à la télé ou dans la presse…

En somme, tous les mots-clés de la partie droite de la plateforme sont des motifs de communications.

Ce n’est pas tout : pourquoi ne pas profiter des grands événements de sa vie ? Il les réserve à ses followers les plus fidèles : des vidéos de ses voyages, de son mariage, de sa nouvelle maison…

Tout ce que Michael produit, comme tout ce qu’il vit, est prétexte à communiquer. Mais, pour ne pas provoquer de ras-le-bol, il évite d’inonder la toile 365 jours par an. Donc, il ne va conserver que ses messages les plus pertinents. Il va donner du sens à sa plateforme, en soignant sa stratégie.

Comment donner du sens à sa plateforme ?

Michael crée suffisamment de contenu pour envoyer plusieurs messages par jour à ses followers et au monde. Mais pas question de polluer le Net de sa présence en publiant n’importe quoi. Il faut que cela colle à l’esprit de sa « marque ».

C’est pourquoi, avant de concevoir sa plateforme, Michael a d’abord mené une réflexion sur son identité. Car, comme on le voit sur la carte ci-dessus, l’identité est au centre de toute plateforme.

Il arrive trop souvent que des entrepreneurs décident d’une stratégie sans avoir soigné leur identité. Au résultat, leur communication manque de chair, on ne reconnait personne derrière le message.

Quand je dis que Michael a soigné son identité, cela veut dire qu’il a peaufiné son storytelling, et qu’il a composé des éléments de langage pour parler de ses valeurs ou de sa philosophie.

Une fois qu’il a affirmé son identité, Michael a défini son cahier des charges et sa ligne éditoriale. Il a pris des dizaines de décisions, sur des dizaines de points, par exemple sur :

– le choix des thèmes abordés sur son blog et sur sa chaîne YouTube,

– l’esprit des titres et des intertitres des billets,

– la charte graphique,

– le style des illustrations,

– les couleurs privilégiées dans les vidéos,

– la durée des vidéos,

– la fréquence des publications,

– le nombre de publications par type d’événement,

– le format des billets et des newsletters

– etc.

Enfin, une fois cela posé, il ne lui restait plus qu’à établir un planning de publications, sur six mois à un an.

Pour chaque événement important déjà prévu dans son agenda, il a programmé un certain nombre d’annonces, d’articles en rapport avec l’événement, de liens menant à ces articles, etc.

Ainsi, quand son identité et sa ligne éditoriale ont été définies, et qu’un planning a été prévu sur plusieurs mois, il est devenu facile pour Michael de briefer son équipe et de déléguer la majorité des tâches.

Comment s’y prendre ?

Quand un chef d’entreprise décide de lancer un événement, il est rare qu’il s’occupe lui-même de l’organisation. C’est pareil pour la tenue d’une plateforme : quand la bonne stratégie est décidée en amont, il ne reste plus qu’à superviser le travail de ses collaborateurs.

Michael parle devant une caméra pour sa chaîne YouTube, mais il délègue le reste : le montage, la diffusion, le maillage et l’animation sur les réseaux sociaux, etc.

La bande-son de la vidéo est récupérée pour un podcast ; ensuite, le podcast est retranscrit et adapté sous forme rédigée pour le blog.

Michael n’a pas besoin de s’occuper de tout cela. Il n’intervient qu’aux tâches où il est irremplaçable.

Dans les grandes entreprises aussi, la plateforme est gérée par une équipe dédiée. Mais pour un freelance qui se lance avec peu de moyens, il faut commencer par plonger les mains dans le cambouis.

Faut-il absolument vous engager dans ce grand chantier ?

Bien sûr, tout le monde n’a pas besoin d’en faire autant que Michael. Une stratégie comme la sienne concerne les grandes entreprises et les personnalités qui visent la célébrité ou la position de numéro un.

Or, même à une échelle modeste, si vous avez l’ambition d’attirer et de fidéliser un public, il est important de relayer l’information sur plusieurs réseaux, et de ne pas vous limiter à votre activité principale. Ne passez pas à côté du principe de communication à 360° et multipliez les occasions de vous faire remarquer !

La taille de votre plateforme sera à la taille de votre ambition d’entrepreneur-communicant. Et logiquement, plus vos activités se développeront, plus votre plateforme s’enrichira et sera active.

 

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[1] En référence au titre de l’ouvrage de Michael Hyatt : « Platform – get noticed in a noisy world »

En savoir plus sur la tenue d’un blog : « Comment écrire plus vite pour votre blog ? » et « Préférez-vous que je dise « tu » ? »

 

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Voici une technique pour tenir vos bonnes résolutions. Oui, cette année, vous allez réussir à les tenir !
janvier 9th, 2018 par JérômeDuez

Vous savez comment elles démarrent, les bonnes résolutions : vous les formulez plein d’entrain, le champagne vous inspire, et c’est parti pour une nouvelle année où tout va changer, parce que vous allez vous prendre en main comme jamais !

Vous connaissez la suite : vous commencez par vous y mettre, d’abord sérieusement, quelques jours. Puis moins sérieusement, encore quelques jours… Puis vous abandonnez en cours de route.

Pourquoi cela se déroule-t-il toujours comme ça ? Faut-il voir un psy ?

Eh bien, pas du tout ! Figurez-vous que le problème n’est pas psychologique, mais technique !

En effet, quand vous n’arrivez pas à tenir vos bonnes résolutions, c’est parce qu’au départ, vous les avez mal formulées.

Les bonnes résolutions sont des récompenses

Généralement, voici à quoi ressemblent les bonnes résolutions  :

– Me mettre au sport 

– Changer d’emploi 

– Apprendre un instrument de musique 

– Préparer un voyage au Sahara 

– Déménager

Formulées ainsi, elles ont peu de chance d’aboutir. Regardez-les, elles sont exprimées en termes de labeur, avec des verbes d’action. Or, une accumulation d’actions est vite rébarbative, et l’on finit par perdre de vue l’intérêt de tout cela.

Alors, changez la formulation. Au lieu de vous donner des travaux à faire, fixez-vous des objectifs, comme on se promet des récompenses. Et voyez ce que cela donne :

– Retrouver une pleine forme physique (au lieu de me mettre au sport

– Occuper un emploi plus valorisant à tous les niveaux (au lieu de changer d’emploi

– Jouer dans un groupe de musiciens (au lieu d’apprendre un instrument

– Dormir sous la Voie lactée au Sahara (au lieu de préparer un voyage au Sahara

– Y voir plus clair (au lieu de mettre de l’ordre

– Vivre dans un meilleur confort (au lieu de déménager

Vous comprenez la différence : l’objectif est plus séduisant que la tâche, car il laisse miroiter le résultat, qui est une récompense. Tandis que la tâche laisse miroiter principalement l’effort.

Donc, ne confondez pas vos objectifs avec vos actions.

Soignez la formulation de vos bonnes résolutions

La formulation doit toujours être réaliste. Viser l’impossible conduit à la déception. Or, il n’est pas toujours simple de se faire une idée réaliste des choses… J’en dis plus à ce propos, dans ce billet.

La formulation doit toujours être positive. Bannir les verbes «cesser », « stopper », « éviter », « essayer », et les verbes qui traduisent une hésitation ou une action négative.

Car le subconscient ne retient pas le négatif.

Si vous prenez la résolution de « cesser de fumer » ou de « devenir non-fumeur » ou de « ne plus fumer », le cerveau ne retient que le mot « fumer ».

Ainsi, pour tenir cette résolution-là, il convient plutôt de souhaiter « assainir mes poumons et mon cœur », « me sentir mieux dans mon corps, plus vigoureux », etc.

C’est pareil pour tenir chaque jour ses résolutions. Le musicien amateur ne doit pas se dire « aujourd’hui, je vais faire mes gammes », mais « aujourd’hui, je vais maîtriser la gamme de do à tel tempo. Demain, je vais la maîtriser à un tempo plus rapide ». Ainsi, chaque jour, il se promet une mini-récompense.

De bonnes résolutions tenues plus facilement

La conséquence est une différence majeure dans la manière d’appréhender l’effort. Celui qui se donne des « tâches à faire » termine ses journées en se disant « aujourd’hui j’ai fait ceci et cela » et se lasse rapidement d’accumuler les bonnes actions.

Tandis que celui qui se fixe des « objectifs » finit ses journées en se disant « aujourd’hui, j’ai été capable d’atteindre un degré supérieur en matière de… », ce qui revient à dire : « aujourd’hui, je suis plus fort qu’hier » ou  « plus sain qu’hier » ou « aujourd’hui j’ai grandi ».

La différence est de taille : autant une succession de tâches est lassante, autant on ne se lasse jamais de se sentir plus fort !

C’est tout le bien que je vous souhaite pour 2018 !

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Plus de conseils sur la technique de gestion des objectifs et de vos bonnes résolutions, dans « Osez l’écriture ! », à télécharger gratuitement.

Votre bonne résolution vise la maîtrise de vos écrits professionnels ? Pensez à la formation !

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Créez votre bureau de rêve
octobre 12th, 2017 par JérômeDuez

Je m’invente un pays où vivent des soleils
Qui incendient les mers et consument les nuits (…)
Ce pays est un rêve où rêvent mes saisons
Et dans ce pays-là, j’ai bâti ma maison

« Ma maison » – Barbara

 

J’avais promis de vous faire visiter mon bureau. Maintenant que vous êtes là, autant en profiter. Suivez-moi, c’est tout en haut !

L’escalier s’enroule autour d’une colonne cylindrique de deux mètres de diamètre. Il en fait six fois le tour, jusqu’à la porte d’entrée.

L’ascension ne demande pas d’effort. Les marches en métal sont si fines et profondes, que l’on progresse comme sur un terrain plat, le regard perdu dans le panorama : à l’ouest, une mer houleuse gifle de blanches falaises qui virent à l’ocre au passage de quelques nuages ; à l’est, une forêt vallonnée s’étant jusqu’à l’horizon, comme un vaste matelas d’un vert régénérant.

Un décor somptueux

De l’extérieur, mon bureau rappelle une soucoupe volante des films des années 50,  en métal argenté.

L’escalier aboutit à une porte coulissante, dans la partie inférieure de la soucoupe.

Nous entrons et découvrons une pièce circulaire, totalement vide, baignée de lumière grâce à la baie vitrée circulaire. (Comment la paroi peut-elle paraître métallique à l’extérieur et s’avérer transparente à l’intérieur ? Je vous laisse l’imaginer) Nous dominons le paysage maritime et forestier.

Tout le confort existe, mais il est caché. Par une manœuvre savante, je fais émerger le nécessaire du parquet au bois soyeux : le bureau et les accessoires, la bibliothèque, la cuisine, la salle de bain…

Pour l’instant, contentons-nous de deux fauteuils au centre de la pièce. Je fais surgir la boisson de votre choix, un café glacé bien mousseux pour moi, et une tablette pour poser nos verres.

Nous voilà confortablement installés. Alors à présent, je vais vous livrer mon secret.

Un bureau de mentaliste

Bien sûr, vous avez compris que ce bureau est dans ma tête. C’est sa qualité fondamentale. Car il a ceci de particulier : il m’appartient pleinement et j’y accède quand je veux.

Je l’ai créé dans le cadre d’un exercice de relaxation. Au départ, il n’était pas destiné à l’écriture. Ce devait être un havre de paix pour me détendre et faire le vide.

Mais je m’y suis attaché, et j’ai décidé de l’occuper plus souvent.

Je ne dis pas que je m’y rends chaque fois que je dois écrire au calme. Mais il arrive des moments où il se révèle utile. Quand je suis distrait par du bruit, ou quand je subis un stress, je vais m’y réfugier.

Et ça marche, je retrouve ma concentration.

Et le vôtre, à quoi ressemble-t-il ?

Mon bureau ne vous plaît pas ? Verriez-vous le vôtre autrement ? Une hutte perchée dans un arbre de la jungle amazonienne ? Un pavillon d’or dans un jardin japonais ? Le Nautilus du Capitaine Némo ou le penthouse de Pharrell Williams ?

Dans ce cas, vous pouvez vous l’approprier sur-le-champ. C’est gratuit !

Allongez-vous au calme, prenez le temps de respirer profondément et restez concentré sur votre respiration. Puis commencez à imaginer votre décor idéal.

Dans les premiers temps, retournez-y souvent, pour peaufiner les détails de l’ameublement et pour fortifier votre vision dans votre esprit.

Arrivera le jour où l’aménagement sera achevé et où vous vous sentirez parfaitement bien dans votre nouveau bureau.

Alors vous pourrez l’ancrer, pour utiliser un terme de PNL (programmation neurolinguistique).

Voici comment procéder : au moment où vous visualisez parfaitement votre bureau, associez un geste insolite à votre vision. Par exemple, de l’index droit, pressez un point précis de votre cou. Plus tard, quand vous répéterez cette petite pression sur ce point du cou, instantanément, vous retrouverez votre bureau dans ses moindres détails ; en même temps, vous ressentirez l’état de calme, de confort et de bien-être, propice à la concentration.

Alors vous pourrez espacer les visites, si le cœur vous en dit. Parce que ce sera créé pour de bon, et ce sera du solide !

Concevoir son blog comme son bureau

L’idée de ce billet vient de l’interview de Sophie Gauthier, et de l’univers particulier de son site, contentologue.com.

Ce fut une interview réalisée par écrit.

Ma première question était « Où sommes-nous ? ». Et Sophie Gauthier a répondu naturellement, en décrivant son décor de rêve.

Quand vous voyez son blog, vous vous dites qu’elle a dû se demander « Où ai-je envie d’accueillir mes lecteurs ? ». Et la vision du blog a dû lui apparaître, de la même manière que mon bureau m’est apparu.

Preuve que l’imagination et la fantaisie sont autant utiles à votre confort personnel, qu’à votre aventure professionnelle.

 

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Privilégier la synthèse pour parler d'un film
juillet 11th, 2017 par JérômeDuez

Quand vous racontez un film pour donner aux autres envie de le voir, plutôt que résumer l’œuvre, il vaut mieux pratiquer la synthèse.

Différence entre le résumé et la synthèse

La synthèse et le résumé sont deux techniques qui permettent de raccourcir un texte.

La différence entre les deux réside dans l’ordre du discours :

– le résumé respecte l’ordre du discours d’origine ;

– la synthèse bouscule l’ordre initial pour « cadrer les informations », en partant de l’information la plus générale pour progresser vers la plus spécifique.

Donc, présenter un film par son résumé équivaut à le raconter. Or, comme le montre l’exemple suivant, un résumé est rarement bienvenu.

Résumé du film Titanic 

Un groupe de chercheurs de trésors fouille l’épave du Titanic dans l’espoir de mettre la main sur un gros diamant. Mais à la place, ils trouvent le dessin d’une jeune femme portant le diamant.

À présent, la femme est nonagénaire. Elle rencontre les chercheurs pour leur raconter comment elle a vécu la catastrophe du Titanic et, incidemment, comment elle en est venue à porter le diamant.

Elle voyageait en première classe, en compagnie de son riche fiancé, quand elle est tombée amoureuse d’un jeune artiste qui voyageait en troisième classe… Etc.

Le résumé crée une tension : vous savez quand je commence à raconter l’histoire, mais vous ignorez jusqu’où j’ai l’intention d’aller. Cela risque de provoquer votre impatience.

Un autre problème se pose : que vous vouliez voir le film ou non, et que vous connaissiez l’histoire ou non, vous ne souhaitez pas que je la raconte.

Synthèse du film Titanic 

Titanic est un film romantique et un film-catastrophe. En reconstituant l’épisode du naufrage du Titanic, le film aborde le thème des inégalités sociales, en montrant ses conséquences tragiques, aux niveaux individuel et collectif. 

À l’échelle collective, le film montre que seuls les passagers les plus fortunés ont eu une chance de survivre à la catastrophe. Et à l’échelle individuelle, nous suivons la romance d’une jeune femme riche avec un jeune homme pauvre, un récit dramatique qui renforce la cruauté des inégalités.

Ici, je ne fais qu’aborder le genre, le thème et les grandes lignes du film.

Si je m’y suis bien pris, vous voudrez des détails. Dans ce cas, je raconterai des éléments du film, à votre demande, alors que ça vous aurait ennuyé si je l’avais fait d’emblée.

La clé des bons conteurs

On dit d’une personne qui pratique seulement le résumé, qu’elle ne sait pas raconter.

Un « bon conteur » tarde au maximum à raconter l’histoire, pour donner envie au public de la connaître. Il annonce les éléments forts, il fait miroiter l’émotion à venir, sans rien dévoiler du récit.

Suivez son exemple : entraînez-vous à faire la synthèse d’un film que vous venez de voir (ou d’un livre que vous venez de lire).

Commencez par identifier le genre et le thème du film. Puis développez l’idée phare liée au thème, en vous efforçant de garder l’histoire pour plus tard.

 

Cet autre article vous propose une technique d’entraînement à la synthèse.

Pour aller plus loin, lisez « Organiser ses idées, structurer ses propos », un ouvrage qui vous fera progresser autant à l’écrit qu’à l’oral.

Pour développer plus vite votre esprit de synthèse, pensez à la formation !

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avril 20th, 2017 par JérômeDuez

Chronophage, la tenue d’un blog ? Oui et non. Avant l’existence d’Internet, le seul moyen pour faire connaître votre activité était le démarchage physique. Cela nécessitait l’embauche de commerciaux à plein temps. À présent, vous pouvez atteindre ce résultat en consacrant dix fois moins de temps, grâce à vos publications sur le Net.

Quelle estimation réaliste ?

Ne nous voilons pas la face :  tenir un blog prend du temps. Au démarrage et pendant la période de rodage (variable selon la fréquence de vos publications), un article (ou billet, ou post) de qualité prendra environ 4 à 6 heures. Ce temps est décomposé comme suit :

– Un bon quart d’heure pour trouver l’idée et élaborer le plan

– 20 à 40 minutes consacrées à l’écriture proprement dite. La vitesse d’écriture tourne autour des 800 mots/20-30 minutes.

– 1 heure réservée à la correction.

Pour le moment, ça ne fait que deux heures… Disons trois, tant que vous n’êtes pas rodé.

Mais la fin de la rédaction n’est pas la fin de l’histoire. Il s’agit maintenant de diffuser votre post. Les pros du référencement s’accordent à estimer que le temps consacré à la diffusion est supérieur ou égal au temps consacré à la rédaction.

Ils ont raison. Car si vous vous contentez d’écrire et de publier, votre post aura peu de visibilité. Pour avoir une valeur commerciale, la nouvelle de sa publication doit être relayée sur les réseaux sociaux, susciter des commentaires auxquels vous vous devez de répondre, etc.

Je n’en dis pas plus sur ce travail de référencement et de promotion, n’étant pas un spécialiste en la matière. Je préfère vous diriger vers trois billets sur des blogs que j’aime beaucoup :

– celui de Sophie Gauthier, bourré de conseils précieux et plein d’humour : contentologue.com/faire-connaitre-son-blog/

– celui d’André Dubois, complémentaire et plus technique : traficmania.com/comment-augmenter-trafic-blog/

– sans oublier celui de Mehdi, qui vous propose une mine d’idées : blogbooster.fr/augmenter-trafic-blog/

Compartimenter les tâches pour gagner du temps

Bonne nouvelle : vous pouvez atteindre une vitesse moyenne divisée par deux !

3 heures au lieu de 6, cela reste long mais vous allez voir qu’il est possible de vous organiser, afin d’assurer une production de qualité en n’y consacrant que 30 minutes par jour.

Cela consiste à compartimenter les étapes et à grouper plusieurs billets pour chacune.

Tel jour est consacré à trouver des sujets et à faire de la veille. Les deux vont de pair. Vous pouvez vous inspirer des autres blogs (autant qu’ils s’inspireront de vous). Il est possible d’avoir trouvé 3 à 5 sujets à la fin de chaque séance.

Un autre jour, vous rédigez plusieurs brouillons sans vous relire. Bon, d’accord, ce jour-là, vous y passez plus d’une demi-heure. Mais quand on est inspiré, on ne voit pas le temps passer, c’est du pur plaisir.

Les jours suivants, vous relisez et corrigez vos brouillons.

Surtout, évitez de rédiger et de corriger un texte dans un même élan. En faisant cela,  vous serez moins performant. Car ce ne sont pas les mêmes parties du cerveau qui travaillent à la correction et à la rédaction. Passer d’une partie à l’autre, c’est perdre du temps à s’échauffer de nouveau. Il vaut mieux profiter d’une partie du cerveau qui carbure à plein régime, et la solliciter sur un autre texte.

Consacrez plusieurs séances à la correction. Car, à moins d’être un Mozart du français, nous ne voyons jamais l’intégralité des faiblesses d’un texte en une seule lecture. Personnellement, je consacre entre 3 et 6 relectures de 10 à 15 minutes par texte, avant d’être satisfait.

Enfin pour la diffusion, vous faites la même chose : vous communiquez sur plusieurs articles à la fois. Ce sont des journées à programmer, comme on programme sa démarche commerciale. L’approche est différente mais l’esprit est le même. Ces jours-là, vous êtes tourné vers les autres, et vous communiquez sur vos articles dans un style empathique et convivial.

3 options pour aller encore plus vite

Les conseils qui précèdent s’appliquent à des articles de 700 mots minimum.

Vous pouvez décréter que vos textes ne feront pas plus de 350 mots. Du genre « 7 idées pour réussir vos afterworks », avec 4-5 lignes réservées à chaque idée. C’est souvent déconseillé, car ces articles manquent d’espace pour vous laisser affirmer votre différence.

Mais tout dépend de votre statut. Si vous êtes déjà une personnalité, vous pouvez écrire court et vos fans sont toujours heureux de recevoir de vos nouvelles. En revanche, si vous écrivez pour vous faire connaître, mieux vaut multiplier les efforts et offrir un texte généreux et pertinent.

Quelle que soit la longueur de vos textes, vous pouvez décider que chacun ne vous prendra que trente minutes au maximum. Comment ? En le dictant puis en envoyant votre fichier audio à une personne chargée de le retranscrire et de le peaufiner. Si vous êtes doué à l’oral, le résultat sera à la fois un article écrit et un podcast, voire un petit film sur YouTube.

Vous pouvez aussi rédiger un brouillon et déléguer le peaufinage, la publication et la diffusion. C’est une question de budget.

Et si vous préférez lire plutôt qu’écrire, vous pouvez faire de la curation, c’est-à-dire une veille quasi quotidienne sur le Net et ailleurs, en repérant les meilleurs articles de presse et les meilleurs billets de la blogosphère qui parlent de votre secteur d’activité, et en diffusant votre sélection. Par exemple à travers la création d’une page sur Scoop.it, un des sites de curation les plus populaires actuellement. Ainsi, vous pouvez devenir une référence dans votre domaine, en ne publiant que des liens.

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour gagner du temps sur la tenue de votre blog ?

 

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Pour savoir comment attirer plus de public vers votre blog, lisez ceci !

Pour soigner votre image sur le Net, pensez à la formation !

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mars 7th, 2017 par JérômeDuez

Décrocher le rendez-vous, c’est déjà une petite victoire. Il a fallu soigner le CV, la lettre de motivation, adresser le tout aux bons interlocuteurs… Finalement, un recruteur semble intéressé.

C’est un jour important. Le candidat arrive à l’heure. Son look est impeccable, il s’est préparé au mieux. Une charmante hôtesse lui demande de patienter, ce n’est plus qu’une question de minutes.

Le recruteur prend la peine de venir le chercher. La poignée de main est sympathique. Ce sont autant de signes encourageants.

Et en effet, tout se passe bien, jusqu’au moment fatal où le recruteur pose une question qui déstabilise le candidat : « Qui êtes-vous ? »

Quelle est la nature de cette question ?

Il aurait dit « Parlez-moi de vous », cela aurait produit le même effet. Le candidat est bousculé par la question.

Il se demande s’il n’a pas affaire à un pervers, il a envie de dire « pouvez-vous préciser la question ? » mais il n’ose pas, il bafouille un début de réponse stupide. Il en veut à l’autre de lui avoir posé cette question, et sa grimace n’est pas belle à voir. En fait, il est pressé de mettre un terme à l’entretien.

Pourquoi vivre aussi mal un simple « Qui êtes-vous ? » ? Il s’agit d’une question ouverte, à laquelle chacun est libre de répondre comme il l’entend.

Il est vrai que dans le cadre d’un recrutement, le candidat doit se vendre. Et tous les vendeurs vous le diront, soi-même est l’article le plus difficile à vendre. « Qui êtes-vous ? » donne l’impression de mettre soi-même en avant, sans garde-fou, cela peut faire peur… Mais ce n’est pas une raison pour perdre ses moyens.

D’une certaine façon, la réponse à « Qui êtes-vous ? » n’est pas l’élément le plus intéressant. Ce qui prime, c’est la façon dont le candidat interprète la question.

Si la question le met mal à l’aise, cela signifie qu’il soupçonne l’autre d’avoir l’esprit mal tourné. Et dans ce cas, alors que la question est neutre, ne serait-ce pas le candidat lui-même qui fait du mauvais esprit ?

Mais s’il ne perd pas de vue le contexte et l’objectif de l’entretien, il a tous les atouts pour s’en sortir.

Attachons-nous aux faits : un recruteur veut en connaître plus sur lui parce qu’il semble être intéressé. Vue ainsi, la question part d’une saine curiosité. Elle peut signifier simplement : « Qui êtes-vous, sur le plan professionnel ? »  Répondre à cette question ne pose pas de problème.

Moralité : à partir de cette simple question, le candidat ignore si le recruteur est bien ou mal intentionné à son égard. Donc, dans le doute, autant prendre les choses positivement ou mieux, objectivement.

À question simple, réponse simple

Posez-vous la question : « Qui suis-je, en tant que professionnel ? ». Avez-vous trouvé une réponse ? Si ce n’est pas le cas, je vous souffle la trame, mais c’est à vous d’y mettre les termes.

Voici : en milieu professionnel, je me présente comme une vitrine d’expériences et de connaissances, d’aptitudes et de compétences, de savoir-être et de savoir-faire, le tout acquis et développé dans les cadres professionnel et extra-professionnel (bénévolat, loisirs, famille : tout épisode contribuant à révéler une qualité est bon à prendre).

Vous pouvez rétorquer que ces mots-clés apparaissent dans votre CV, et que vous avez l’impression de vous répéter en racontant cela. Sauf qu’il manque un élément essentiel dans le CV : c’est la ligne du récit. En lisant le CV, j’ignore si les faits rapportés sont le fruit du hasard, d’une volonté extérieure ou de la vôtre. Cela n’indique pas d’où vous venez et ce qui vous a conduit à devenir la personne que vous êtes aujourd’hui.

En somme, répondre à la question « Qui êtes-vous, sur le plan professionnel ? », cela revient à raconter le récit suivant : « Je me suis dirigé vers tel secteur, en raison de telles aptitudes et compétences de départ, ainsi qu’un goût prononcé pour telle matière. Dans le cadre de cette expérience, j’ai enrichi mes connaissances en ceci et cela, et j’ai développé telle et telle nouvelles compétences. Cela m’a incité à acquérir cette nouvelle expérience pour enrichir tel volet. (…) Tout cela a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. »

En traçant cette ligne de récit, vous n’avez pas besoin de répéter les détails de l’expérience, visibles dans le CV, ou d’aborder vos objectifs, visibles dans la lettre de motivation. Ce qui importe est de faire ressortir une cohérence entre vos aptitudes, vos connaissances, vos compétences et les choix professionnels, en rapport avec le poste que vous visez.

Le point de départ d’un dialogue

Ainsi quand vous vous limitez au niveau professionnel, le « Qui êtes-vous ? » du recruteur devient une invitation à raconter votre aventure. Vous pourrez lui être reconnaissant de vous avoir posé cette question, preuve de son intérêt pour vous.

Évitez le monologue. N’oubliez pas que votre récit est un bon point de départ pour, à votre tour, vous montrer curieux de l’autre. Initiez le dialogue au plus tôt. Si vous le sentez, vous pouvez oser un « Et vous, qui êtes-vous ? » sur un ton cordial. Vous pouvez poser des questions à tout moment, portant à la fois sur le recruteur et sur l’entreprise au sein de laquelle, je vous le souhaite, lui et vous serez bientôt collègues.

 

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janvier 19th, 2017 par JérômeDuez

Le pitch est l’art de se présenter en quelques secondes et de manière accrocheuse.

Dans un speed meeting, chacun se présente aux autres en moins d’une minute et chacun fait en moyenne une vingtaine de rencontres. À la sortie, sur les vingt, trois seulement sont mémorables. Qu’est-ce qui distingue ces trois-là ?

C’est le fait qu’ils ne se contentent pas de présenter leur métier mais qu’en plus, ils ont le pitch dans la peau.

En panne pour pitcher ? Voici 5 modèles pour trouver l’inspiration.

Modèle 1 – Problème / Solution / Témoignage :

1 – Accroche avec une situation problématique que peut rencontrer l’interlocuteur ou le public.

2 – Je suis la solution (évitez de parler du produit ou du service, mais privilégiez le concept, à travers une formule accrocheuse).

3 – Exemple vécu, pour personnaliser cette présentation.

Exemple :

1 – Êtes-vous maladroit pour rédiger un e-mail, un compte rendu, ou un devis ? Votre écriture nuit-elle à votre image et vous fait-elle perdre du temps ?

2 – J’ai ce qu’il vous faut. L’objectif de mes formations, c’est de vous mettre à l’aise avec la pratique de l’écriture.

3 – La semaine dernière, j’animais une formation de 3 jours et, au cours de la première matinée, une dame a pris conscience que ses blocages avaient sauté et qu’elle allait progresser très vite. Vous auriez vu alors son regard s’illuminer, c’était très beau !

Commentaires :

Ce modèle est très suivi. Il est fréquent d’aborder son actualité et de commencer par la phrase : « La semaine dernière, j’ai eu un client qui… » ou « Hier, je suis intervenu à tel endroit, où… ».

Ici, l’anecdote laisse miroiter le fait que ma formation vainc les blocages. Le destinataire est tenté de se demander comment j’atteins ce résultat. C’est un procédé d’accroche.

Modèle 2 – Qui / Quoi / Illustration :

1 – Présentation.

2 – Définition/objectif(s).

3 – Annonce permettant de visualiser l’offre…

Exemple :

1 – Je suis spécialiste de la formation aux écrits professionnels.

2 – Cela regroupe 3 types d’écrits : les écrits commerciaux, pour mieux communiquer ; la correspondance, pour maintenir de bons rapports avec ses contacts ; et les écrits opérationnels, pour consolider ses actions.

3 – Dans 10 jours, j’anime une formation dans le quartier de l’Étoile, intitulée « réussir ses présentations à l’écrit comme à l’oral ». Le but est que chacun reparte possesseur d’un discours  personnel, avec lequel il se sente bien. Elle est limitée à 6 personnes et il ne reste que 2 places.

Commentaire :

C’est un message concret, d’autant plus qu’il incite à visualiser quatre points : une date pour situer l’action dans le temps, l’Étoile qui évoque l’Arc de Triomphe, l’objectif clair et le groupe quantifié.

Modèle 3 – Problème / Pertinence de la solution / Réussite :

1 – Contexte problématique.

2 – Solution originale et pertinente : …grâce à mon procédé + une formule résumant l’originalité de la proposition.

3 – Résultat : ce que gagne le client.

Exemple :

1 – Dans la moitié des grandes entreprises, les échanges d’emails à l’interne génèrent des conflits.

2 – J’anime une formation intitulée « écrits et entente », qui contribue à instaurer un climat de paix au sein de l’entreprise. Grâce à une pédagogie associant des techniques de rédaction et des techniques de développement personnel…

3 – … j’amène les personnes à chasser leur anxiété face aux écrits et à créer de meilleurs échanges.

Commentaires :

Ici, le métier n’est pas mentionné. En abordant directement mon action, le destinataire devine mon métier.

Le fait de montrer la réussite amène à raconter une transformation de la situation. Or, la majorité des bonnes histoires racontent une transformation. En cela, ce pitch se rapproche subtilement d’un storytelling.

Modèle 4 – Sensibilisation / Mot d’ordre / Promesse :

1 – Vous imposez l’idée que le problème touche directement votre public.

2 – Vous lui intimez l’ordre de trouver la solution…

3 – … En l’occurrence : vous-même.

Exemple :

1 – Beaucoup d’entre vous sont amenés à écrire de plus en plus dans votre travail. Il est essentiel de prendre conscience que bien écrire, cela vous rend plus efficaces et plus dynamiques.

2 – Donc, vous devez avoir une analyse juste de votre rapport à l’écriture. Et si, par hasard, vous évaluez des faiblesses, venez me voir !

3 – Ensemble, nous trouverons une solution applicable rapidement.

Commentaire :

Cette approche autoritaire demande de l’énergie, une voix ferme. Le point culminant est l’ordre « Venez me voir ». La conjugaison du verbe à l’impératif s’harmonise avec une posture quasi militaire ou un sourire ravageur.

Modèle 5 – Storytelling :

1 – Situation initiale : présentation du héros, ses forces et ses faiblesses.

2 – Élément perturbateur : une question proche d’une problématique, mettant face à face la quête du héros et l’obstacle.

3 – Élément de résolution : l’action qui mène au succès.

4 – Happy end.

Exemple :

1 – On n’oublie jamais son 1er client. Le mien est un grand traiteur. Je l’appelle James, pour préserver sa réputation. Il a toujours été hyper doué dans sa partie… Mais à ses débuts, ses textes commerciaux étaient déplorables. Un critique gastronomique l’avait descendu, alors qu’il n’avait goûté à aucun de ses produits, il n’avait vu que son site Internet !

2 – Le succès de James était-il compromis à cause de ses maladresses en écriture ?

3 – Heureusement, il a suivi ma formation sur mesure et à la sortie, il a revu ses textes.

4 – À présent, le Tout-Paris s’arrache les petits fours et les pâtisseries de James.

Commentaire :

Le storytelling est un excellent procédé quand le message s’adresse au grand public. Il est à manier prudemment en B to B (entre professionnels). Dès que l’on emploie le style narratif, certaines personnes auraient tendance à se sentir infantilisées et à répliquer : « Ne me racontez pas d’histoire ! »

Quel modèle privilégier ?

Il n’y a pas un modèle meilleur ou moins bon que ses voisins. Plusieurs vous seront utiles, selon les circonstances. Et je vous conseille de changer souvent de pitch, pour garder de la fraîcheur et de la spontanéité.

En networking (réseautage en français), tâchez de ne pas être le premier à pitcher. Commencez par laisser parler les autres, afin d’adapter votre discours en fonction de ce que vous avez appris d’eux. Et n’oubliez pas de vous poser les trois questions fondamentales que je rappelle ici.

(Pensez à vos cartes de visite pour clore votre performance !)

Et toi, c’est quoi ton pitch… ?

 

 

Le contenu de ce billet est développé dans l’ouvrage « Organiser ses idées, structurer ses propos« .

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décembre 23rd, 2016 par JérômeDuez

Dans la masse de livres consacrés au développement personnel ou professionnel, où se cache LE livre écrit spécialement pour vous ?

Tous prétendent vous aider à évoluer et à gagner en efficacité et en bien-être, mais, dans le lot…

Comment distinguer le bon, et comment le lire ?

Le choix du livre

Vous devez être intraitable dans votre choix.

Vous pouvez vous faire votre opinion dès les premières pages. Qu’importe les promesses sur la 4e de couverture ! Si quelque chose vous déplaît dans un livre – la façon dont l’auteur s’exprime, l’esprit de ses conseils, des affirmations qui vous placent en désaccord –, abandonnez-le sur le champ !

Cela ne signifie pas que le livre est forcément nul, mais simplement qu’il n’a pas été écrit pour vous. Soyez sûr qu’un autre le sera ; et ne perdez pas votre temps avec celui-là !

Une chose est sûre, c’est qu’il existe plusieurs livres qui vous donneront l’impression d’avoir été écrits spécialement pour vous. Quel que soit votre sujet de prédilection, il en existe.

Survolez autant de livres que nécessaire jusqu’à trouver celui-là. Il s’imposera à vous aux premières secondes. Vous aurez l’impression d’avoir enfin rencontré votre mentor. Et vous serez prêt à adhérer à ses enseignements.

Conditions pour réussir la rencontre

Une fois que la rencontre a eu lieu, sa réussite repose sur la qualité de votre attention de lecteur.

Le livre que vous avez choisi d’étudier est le nec plus ultra de l’apprentissage. C’est un professeur qui se plie à votre volonté, capable de s’exprimer à votre vitesse et de répéter autant de fois que nécessaire.

Ne négligez pas cet apport précieux, car une telle rencontre est rare. Ce mentor que vous avez élu mérite votre plus grande attention.

Vous devez adhérer pleinement aux leçons et les suivre au pied de la lettre. Lisez le livre de la première à la dernière page, sans sauter une ligne, en disciple impeccable. Puisque l’auteur a fait l’effort de formuler une phrase, c’est qu’elle a son utilité et qu’elle vaut votre effort de lecture.

Sachez vous arrêter sur un passage qui vous interpelle, parce qu’il vous bouscule ou vous surprend. Notez-le avec vos propres mots. Laissez-le raisonner en vous, prenez le temps de l’assimiler.

Lorsque vous décrochez, arrêtez-vous. Le décrochage a du bon. C’est souvent la preuve que la leçon est en train de faire son effet. Laissez le décrochage agir en vous ; puis, en relisant, cherchez ce qui a provoqué ce décrochage, afin de l’intégrer.

Relisez au moins une fois l’intégralité de l’ouvrage et plusieurs fois ses leçons phares. Car votre première lecture est troublée par les surprises de la nouveauté et les chamboulements de certaines remises en question. Donc, une relecture « en connaissance de cause » offre beaucoup de surprises.

Et vous serez étonné de comprendre différemment l’ouvrage. Plus une leçon vous bouleverse parce qu’elle met à rude épreuve une certitude, ou parce qu’elle vous hisse à un niveau supérieur, plus la relecture est surprenante.

La part de l’écriture pour amplifier l’expérience…

Créez une trace écrite de votre lecture. La forme a peu d’importance. Ce peut être un relevé de phrases-chocs ou une fiche de lecture.

Certains préfèrent surligner les passages-clés dans le livre, mais il y a mieux. Quand vous y mettez vos propres mots, en ne recopiant pas systématiquement mais en résumant, l’appropriation de la leçon vous marque plus profondément.

…Le passage à la pratique pour valider l’expérience.

Aucune leçon n’est totalement acquise, tant qu’elle n’a pas été validée sur le terrain. C’est logique. À quoi bon encombrer son esprit de connaissances qui demeurent abstraites et dont on n’a pas validé l’utilité ?

Une fois la leçon comprise, sans attendre, il faut en vérifier le bien-fondé dans la réalité. Vous saurez alors si le nouvel enseignement améliore un point de votre situation, une compétence, une ouverture d’esprit.

J’insiste, vérifiez sans attendre, car il n’y aura jamais de meilleur moment que celui où la leçon arrive et fait bouillir vos émotions et votre imagination. Vous allez agir dans l’élan de l’inspiration, sans laisser refroidir.

La première fois, vous agirez en suivant les consignes aussi fidèlement que possible. Ce n’est qu’ensuite, au vu de l’expérimentation, que vous pourrez modifier votre façon de procéder, de la manière qui vous ressemble.

Plus tard, votre nouveau savoir et vous, serez en harmonie. Alors, vous serez passé expert !

C’est ainsi que, pour certains lecteurs de livres pédagogiques, un ouvrage bien choisi et bien lu peut apporter autant que deux ou trois années d’études.

 

 

 

Si vos propos sont confus, à l’oral ou à l’écrit, ce livre est pour vous !

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exercice pour réussir la synthèse
décembre 9th, 2016 par JérômeDuez

Pratiquer la synthèse consiste à dégager d’une masse d’informations les points clés d’un sujet. Autrement dit, cela consiste à cadrer le sujet.

Plus le sujet est passionnant et plus l’exercice est difficile. Nous avons envie de tout décortiquer, nous faisons moins la différence entre l’essentiel et le superflu.

C’est comme mener un entretien avec un personnage admirable, nous voudrions pouvoir lui poser mille questions. Or, nous sommes limités par le temps et par le cadre du sujet.

Les points communs sont multiples, entre l’exercice de l’interview et celui de la synthèse. Pourtant, pour beaucoup de monde, réussir une interview s’avère plus facile.

Dans ce cas, facilitez-vous la tâche en rédigeant une synthèse comme vous mèneriez une interview !

Les conditions d’une bonne interview

Le succès d’une interview réside dans le choix limité des questions de départ et dans la technique d’écoute active de l’interviewer.

La préparation des questions :

Dans l’idéal, pas plus de 3 questions ! Au-delà, le lecteur risque d’en apprendre plus sur l’interviewer que sur la personne interrogée. C’est pourquoi la préparation d’une bonne interview ne demande que quelques minutes de réflexion.

Pour le choix des questions, il en existe de deux sortes :

– Liées à la personne interrogée : « Qui êtes-vous ? », « Comment avez-vous eu l’idée de ce sujet ? », « Quels sont vos projets ? » ;

– Liées au sujet : « Comment définissez-vous le sujet ? », « Quelle est votre opinion sur le sujet ? », « Quel est l’objectif du sujet et qu’en attendez-vous ? ».

Quand l’interview porte sur le sujet sans s’attarder sur la personne, voici les trois principaux modèles de plan, pratiqués dans 95 % des cas :

  1. Le modèle chronologique (origine du sujet / le sujet aujourd’hui / perspectives à moyen terme). Ce modèle inspire naturellement les 3 questions : « À quand remonte le projet ? », « Où en est-il à présent ? », « Que préconisez-vous pour demain ? ».
  2. Le modèle « mal / remède » ou « problème / solution ». Les 3 questions sont des variations de ceci : « Quelle est l’ampleur du problème ? », « Quelle est la mise en œuvre pour y remédier ? », « La solution est-elle à la mesure du problème ? »
  3. Le modèle « mise en place d’une action / freins au bon déroulement ». Avec pour questions : « Quelle est l’action ? », « Quels sont les freins à l’action ? », « Quelles sont les chances de réussite ? ».

L’écoute active inspire les sous-parties du texte et son développement

En menant un entretien, il est important d’être concentré sur la qualité des propos recueillis, à savoir veiller aux points suivants :

– ne pas dévier du sujet ;

– la pertinence et l’intérêt des propos ;

– la clarté. Certains experts usent parfois de jargons et il est important de leur demander de traduire en termes compréhensibles par tous.

Il est aussi important de pratiquer l’écoute active, consistant à maintenir un dialogue et à manifester son intérêt pour le sujet, afin que l’interviewé s’exprime avec générosité.

L’écoute active est aussi appelée écoute bienveillante et sa fonction principale est d’établir un rapport de confiance rapide.

Si l’interviewer reste sagement assis, en disant parfois « oui » et en hochant la tête, l’autre ignore s’il est apprécié, s’il est compris, voire s’il est entendu ; et il finit par se taire ou par partir dans toutes les directions.

Par conséquent, l’écoute active est une forme de dialogue, qui consiste à rebondir sur les propos de l’autre, par différents moyens : une question subsidiaire, une demande d’explication, un regard interrogatif, en reformulant ce qui a été dit pour vérifier que l’on a bien compris, en défendant la position contraire pour inviter la personne interviewée à défendre son sujet avec plus de force, etc.

La technique de l’interview adaptée à l’élaboration d’une note

Rappelons les 3 phases de l’interview, qui sont les mêmes pour construire une note de synthèse, une dissertation ou une note de problématique :

  1. les 3 questions de départ préparées avant l’interview sont, en termes de plan, les axes principaux de la note ;
  2. les points sur lesquels il faut veiller pour bien cadrer l’interview sont les mêmes points de vigilance pour cadrer sa rédaction ;
  3. les questions qui émergent spontanément à l’écoute de la personne interrogée s’intègrent parfaitement au sujet ; en termes de plan, ces questions mettent l’accent sur les axes secondaires.

Quand vous vous retrouvez devant un gros dossier qui sert de matière à votre synthèse, considérez-le comme un personnage et abordez-le avec vos trois questions principales. Elles vous aident à sélectionner correctement les documents intéressants.

Lors du survol des documents, demandez-vous s’ils répondent à ces questions, et si les réponses semblent complètes ou nécessiter un complément (une explication, un exemple ou un nouvel axe).

Quand vous rédigez un texte qui repose sur vos connaissances personnelles, vous devez vous poser les mêmes questions face à vos propres arguments.

Pour rédiger, certains s’isolent et pratiquent l’exercice au dictaphone, afin que la mise en situation d’interview soit complète. Ils sont à la fois interviewers et interviewés. C’est ainsi qu’ils dictent la quasi-intégralité de leur texte en un temps record.

N’oubliez jamais de vous faire une image précise de la personne ou du public à qui s’adresse le texte. Ce destinataire est dans une attente implicite de contenu ; tendez-lui un micro et il aura des questions à vous poser. Par conséquent, dans votre imagination, vous pouvez écouter ses questions, lesquelles vous indiquent les orientations de votre plan.

Moralité : l’écriture devient plus facile quand nous nous imaginons entourés !

 

Le contenu de ce billet est développé dans l’ouvrage « Organiser ses idées, structurer ses propos« .

Un autre exercice pour développer votre esprit de synthèse : ICI.

Pour développer plus vite votre esprit de synthèse dans vos écrits professionnels, pensez à la formation !

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