Category: Méthode

Limitez-vous à un unique message pour laisser un souvenir unique
juin 25th, 2019 par Jérôme Duez

Parfois, on veut tout dire d’un coup. Déverser tout ce qu’on a sur le cœur. Mais c’est une mauvaise idée, presque toujours.

Pour avancer, on y va pas à pas. Pour bâtir une maison, on s’y prend pierre par pierre. Je ne vous apprends rien. Eh bien, ce principe d’unicité vaut aussi en communication : pour être compris, on ne délivre qu’un message à la fois.

Voici 7 cas où cette règle d’or s’avère indispensable.

Un unique message pour laisser une image claire de soi

Dans des réunions où les gens ne se connaissent pas, chacun se présente aux autres le plus brièvement possible. Et certains coupent l’envie de les écouter. Car, en moins de deux minutes, ils trouvent le moyen de saturer d’informations leurs auditeurs.

Au lieu de se limiter à dire ce qu’ils font, les voilà qui racontent leur précédent métier, parfois sans rapport avec leur métier actuel (premier message) ; puis ils présentent leur métier actuel (deuxième message) ; et enfin, ils évoquent leurs axes de développement, soit une redéfinition de leur métier à l’avenir (troisième message). Cela fait deux messages de trop, et cela brouille leur image.

D’autres ont plusieurs activités. Par exemple, formateur, conférencier, coach et auteur. Et ils tiennent à nous présenter les quatre. Mais les auditeurs ne peuvent pas retenir l’ensemble. Donc, ils reçoivent un message confus, qu’ils finissent par oublier.

Donc, pour vous présenter à une assemblée, peu importe le temps octroyé, peu importe votre style de pitch (vous trouverez des exemples ici), ne délivrez qu’un seul message.

Un unique message par e-mail

Étant donné que chaque e-mail possède un seul objet, son contenu doit être en rapport avec cet objet.

Il arrive que je reçoive un e-mail où la personne parle de plusieurs sujets, dont certains ne sont pas en rapport avec l’objet. Et cela pose problème.

Car souvent, un sujet justifie plusieurs échanges de mails. Alors, comment retrouver l’historique de ces échanges, si le contenu de chaque e-mail n’est pas explicitement mentionné dans l’objet ?

Donc, si vous avez plusieurs sujets à aborder le même jour à l’attention d’un même destinataire, envoyez-lui plusieurs mails courts, à raison d’un mail par sujet.

Un unique sujet par slide

La logique est la même pour les slides d’un PowerPoint.

Chaque slide à un titre. Il convient donc que le contenu du slide soit en rapport avec ce titre.

Les bons slides doivent stimuler la mémoire photographique. Et c’est leur simplicité qui fait leur force.

“Une idée par paragraphe, un paragraphe par idée”

Ce slogan est une règle chère aux journalistes. Elle est valable pour les écrits professionnels (présentations commerciales, comptes rendus, rapports, etc.).

Car ces documents ne sont pas des parties de plaisir à lire. C’est pourquoi les lecteurs commencent par les survoler, et ne s’attardent que sur les passages qui les intéressent.

Cela explique l’importance de limiter chaque paragraphe à une seule idée. Car s’il y en a deux, au survol, on passe forcément à côté d’un point important.

Dans ce cas, la personne fautive n’est pas le lecteur qui n’a pas été suffisamment attentif au texte, mais le rédacteur qui n’a pas offert un confort de survol suffisant.

Pour émouvoir, un individu plutôt qu’une foule

Le récit d’un enfant qui vient de se noyer en mer est toujours plus émouvant que le constat de milliers de migrants qui se noient chaque année. C’est cruel mais c’est ainsi : le nombre n’émeut pas.

Chacun de nous est unique. Il est donc logique que l’on s’identifie mieux à l’histoire d’un être unique.

C’est pourquoi les campagnes caritatives conçoivent des affiches qui ne montrent qu’un seul visage, même quand il s’agit de financer la recherche pour éradiquer une maladie qui atteint des millions de gens.

Pour revendiquer, une réclamation à la fois

J’ai eu l’idée de cet article, en entendant s’exprimer les Gilets jaunes. Si je m’en souviens bien, l’augmentation de l’essence fut à l’origine de la crise ; et les premières revendications des Gilets jaunes étaient clairement orientées sur la hausse du pouvoir d’achat. Mais, au fur et à mesure de la crise, les revendications se sont multipliées, au point de former un magma incompréhensible.

Dès qu’un Gilet jaune intervenait dans les médias, il refaisait le monde en déroulant un inventaire de mesures sans rapport les unes avec les autres. Et l’on pensait en l’écoutant : « ils ne savent pas ce qu’ils veulent et demandent l’impossible ». En vérité, les revendications étaient trop nombreuses et disparates pour marquer les esprits.

Moralité : quand vous avez quelque chose à réclamer, ne passez qu’un message par réclamation. Tant pis si vous ne passez à la télé qu’une fois dans votre vie. La trace d’un message clair sera toujours mieux qu’un souvenir nébuleux.

En pédagogie, une leçon à la fois

Pour finir, voici un épisode du quotidien, traumatisant pour les enfants :

Toto, 5 ans, court dans la cuisine, visiblement très excité. Dans son élan, il renverse un verre posé sur le bord de la table. Son père est témoin de la maladresse et lui fait la leçon. Toto la reçoit et promet de ne plus courir dans la cuisine.

Jusque là, tout va bien.

Mais voilà que le père a la mauvaise idée de rajouter « Tiens, et tant que j’y suis… », et d’installer un climat de terreur.

Car « tant que j’y suis » introduit une prochaine leçon. Le message n’est plus « tu viens de commettre une faute », mais « tu n’arrêtes pas d’en commettre ». Et Toto ne reçoit plus une leçon, mais un jugement : il se sent nul, et c’est le message principal qu’il retient.

Donc, pour faire œuvre de pédagogie et profiter d’une maladresse de l’enfant pour lui enseigner une leçon constructive, les parents doivent se limiter à une leçon à la fois.

Est-ce si difficile ?

Nous limiter à un seul message n’est pas facile, quand on voit dans quel contexte nous évoluons.

Des messages, nous en recevons des tonnes, quotidiennement. Mails, informations, publicités (il paraît, d’après cet article très intéressant, que nos yeux reçoivent en moyenne 1.200 publicités par jour !), nous sommes matraqués !

Rien qu’un journal d’info, cela ressemble à un inventaire infernal, où les drames s’enchaînent sans transition. Au mieux, nous retenons une info ou deux, parfois aucune, nous sommes saturés.

Alors forcément, quand vient notre tour de nous exprimer, nous voulons rendre la pareille. Mais c’est la dernière chose à faire, si nous voulons « faire passer notre message ».

Je viens de décrire sept cas à titre d’exemples, vous n’avez pas besoin de les retenir tous les sept. J’espère seulement que vous retiendrez l’unique leçon à en tirer.

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faites confiance aux trames commerciales
avril 18th, 2019 par Jérôme Duez

Connaissez-vous le point commun entre Blanche-Neige, Star Wars, Le Seigneur des anneaux, Le Silence des agneaux, Spartacus, Le Parrain, Avatar, Il était une fois dans l’Ouest, Bienvenue chez les Ch’tis, et tant d’autres ?

Si vous n’avez pas la réponse, la voici :

Tous ces films à succès suivent la même trame narrative ! Oui, tous racontent la même histoire !

Une trame universelle

Cette histoire est la suivante :

« Il était une fois un garçon ou une fille qui démarrait avec pas grand-chose.

Ce personnage était animé par une quête formidable (épouser le prince charmant ; vaincre le méchant ; devenir Jedi ; réussir la mission…).

Pour atteindre l’objet de sa quête, notre personnage croise nombre d’obstacles et s’en tire grâce à des alliés.

Enfin, quand il atteint l’objet de sa quête, son aventure l’a transformé. »

Il peut exister d’autres trames dans les œuvres d’art (c’est même souhaitable, pour le maintien de notre richesse culturelle). Mais les œuvres les plus originales et novatrices, celles qui marquent l’histoire de l’art, sont rarement les plus commerciales. Si vous souhaitez créer une œuvre qui atteigne le grand public, suivez le storytelling que je viens de vous donner et n’en sortez pas !

Car le grand public est fainéant. Il n’aime pas trop ce qui « sort du cadre », parce que cela lui demande un effort de compréhension. Il préfère se trouver en terrain connu.

L’histoire que je viens de vous raconter fonctionne, parce que tout le monde la connaît. Et pour cause : elle existe depuis Homère ! Le public y retrouve ses repères, ses éléments de confort, et il reçoit avec plus de plaisir les éléments créatifs du film.

Le modèle Pixar

Les producteurs de cinéma n’aiment pas lire. Ils ne choisissent pas de financer un film à la lecture d’un scénario, ils le font à l’écoute d’un pitch de quelques secondes. Et, en ces quelques secondes, ils veulent retrouver la trame classique dont le public est familier.

Chez Pixar, la célèbre société de production de films d’animation rachetée par Disney, les producteurs sont extrêmement contraignants dans leur attente. En effet, ils exigent que le scénariste raconte son film en suivant précisément le canevas ci-dessous :

Il était une fois_____. Chaque jour, ______. Puis un jour, _______. Grâce à cela (ou à cause de cela) _______. C’est pourquoi ______. Jusqu’à ce qu’enfin_______.

Si le scénariste est incapable d’articuler son pitch sur ce modèle, son idée est rejetée, aussi géniale soit-elle. Alors, il a intérêt à raconter son film en remplissant les blancs comme on le lui demande.  

Deux exemples :

1.Pitch de « Nemo » [1]

Il était une fois un poisson veuf appelé Marin, qui se faisait beaucoup de souci pour son fils unique Nemo.

Chaque jour, Marin rappelle à Nemo que l’océan est plein de dangers et l’implore de ne pas nager au loin.

Puis un jour, par défi, Nemo ignore les mises en garde de son père et nage jusqu’à la pleine mer.

À cause de cela, il est capturé par un plongeur et se retrouve poisson d’aquarium chez un dentiste de Sydney.

C’est pourquoi Marin part en voyage pour retrouver Nemo, appelant à l’aide au passage les autres créatures de la mer.

Jusqu’à ce qu’enfin Marin et Nemo se retrouvent, repartent ensemble et découvrent que l’amour repose sur la confiance.

2. Pitch de « Organiser ses idées, structurer ses propos »

C’était un chef d’entreprise qui n’arrivait pas à se faire comprendre. Dès qu’il commençait à parler, son discours partait dans tous les sens.

Chaque jour, il se remettait en question et se corrigeait. Tantôt il en disait plus, tantôt il en disait moins, mais chaque fois les gens lui demandaient d’être plus clair. Son image en prenait un coup.

Puis un jour, alors qu’il perdait courage, un ami lui parle de mon livre « Organiser ses idées, Structurer ses propos », qui pourrait l’aider grandement ! Il est sceptique, mais il se dit qu’il n’a rien à perdre. Alors, il se procure le livre et il plonge dedans.

Grâce à cela, il acquiert des techniques pour structurer ses prises de parole. Et soudain, quand il parle, les gens l’écoutent avec intérêt !

C’est pourquoi il communique plus souvent, à l’attention de ses collaborateurs, et aussi sur Internet.

Jusqu’à ce qu’enfin, après avoir hissé au plus haut la motivation de ses équipes et doublé ses objectifs commerciaux, il apparaisse aux yeux de tous comme un communicant né.

Une trame pour inviter à la créativité

Pixar, renommée pour ses productions d’inventivité folle, impose un carcan à ses auteurs, dès l’étape du projet ! Cela n’a rien d’étonnant.

Car nous ne sommes pas dans un monde “tout créatif”, pas plus que nous sommes dans un monde tout noir ou tout blanc. Nous sommes dans le monde du « en même temps » et du « l’un n’empêche pas l’autre ».

Ainsi, Pixar impose un plan précis à ses auteurs, ce qui n’empêche pas l’inventivité folle.

On ne peut pas monter un pur-sang sans l’avoir préalablement dressé. C’est pareil avec l’inventivité, elle a besoin qu’on lui tienne les rênes.

De plus, un plan imposé à l’auteur lui retire une épine du pied : quand il n’a plus de questions à se poser sur la trame narrative, il est plus libre de mettre son art et sa fantaisie dans les détails.

Car, le public a beau reculer devant les histoires qui sortent des sentiers battus, il attend tout de même d’une œuvre une certaine originalité dans la manière de raconter, que l’on appelle “la touche personnelle” ou “le grain de folie” de l’auteur.

Ce qui vaut pour le cinéma vaut pour nous

C’est la même chose dans la communication du quotidien. Un bon professionnel à une manière personnelle et incomparable de présenter sa solution.

Quand il est trop bon élève et qu’il suit de trop près le plan de son scénario commercial, il ne paraît pas authentique.

Mais quand il se montre inspiré par son sujet, il devient forcément créatif, et il sait placer sa touche personnelle dans sa présentation ; alors, on oublie sa technique et on perçoit la personne dans sa pleine authenticité.

Moralité : ne cherchez pas l’originalité dans votre plan, faites confiance à la trame qui fonctionne le mieux. Et réservez votre originalité au contenu.

Et si vous avez de la peine à insuffler de la créativité dans vos présentations, je peux vous y aider, à travers un programme de formation ou d’accompagnement personnalisé.


[1] L’exemple du film « Nemo » est cité par Daniel Pink dans « Vous êtes vendeur, le saviez-vous ? » (Pearson).


Pour aller plus loin sur le storytelling, lisez : “Du storytelling et pas d’histoire !

Et pour en savoir plus sur le pitch, lisez : “5 façons de réussir un pitch

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Si vous souffrez d'une trop grande distraction, voici la technique pour développer votre concentration et pour vous changer la vie !
janvier 24th, 2019 par Jérôme Duez

Certains de mes étudiants souffrent d’un manque de concentration flagrant. Je les vois en classe, démangés par le besoin de sortir leur portable pour consulter les messages. Quand ils travaillent sur l’ordinateur, il leur semble douloureux de ne pas ouvrir leur boîte mail ou de se priver d’une parenthèse sur YouTube.

D’ailleurs, ils le reconnaissent volontiers : ils disent appartenir à la « génération zapping, sms et réseaux sociaux », et avouent ne pas savoir se fixer sur une activité à la fois. Toutefois, ils ne sont pas conscients des conséquences néfastes de leur distraction. La conséquence la plus grave, la voici :

La personne en manque de concentration devient incapable d’entrer en contact avec elle-même. Donc, impossible d’aller au bout d’une réflexion sur un sujet qui la concerne de près. Impossible de penser, tout simplement, et de faire face à ses problèmes ou à ses questionnements.

Si vous aussi, vous êtes victime d’une distraction proche de la dispersion, voici un exercice qui peut vous faire le plus grand bien.

Des rendez-vous pour vous recentrer

L’exercice est simple. Il consiste à écrire au réveil, au stylo, et à remplir trois pages d’un cahier, sans s’arrêter.

Pourquoi au réveil ? Pour mieux laisser parler votre subconscient. Vous êtes à la frontière entre les rêves et l’éveil. Ainsi, vous n’essayez pas de contrôler ce que vous écrivez, vous vous laissez surprendre par la production de votre esprit. Comme un simple spectateur, vous assistez à la magie créée par votre créativité innée.

Pourquoi au stylo ? Pour rendre l’exercice plus physique. Votre intelligence agit plus complètement quand une partie de votre corps participe à la réflexion. Votre écriture est plus sensuelle, plus lente et silencieuse qu’avec un clavier ; ainsi, le terrain est plus propice à la créativité.

Pourquoi trois pages ? Parce que passé la première page, vous perdez la sensation d’effort. Notez que je ne vous impose pas le format du cahier. L’important est de pouvoir tourner la page et enchaîner tout de suite. Voyez la beauté symbolique du geste : tourner la page et aller de l’avant !

Pourquoi sans s’arrêter ? Parce qu’en écrivant de la sorte, vous notez forcément des choses sans intérêt. Et c’est très bien, car cela vous entraîne à ne pas vous juger. En effet, il est capital de ne pas viser la belle écriture ou les propos brillants. En ne vous jugeant pas, vous ne vous censurez pas ; et sans autocensure, vous vous autorisez le luxe de vous exprimer sans entrave. Il ne peut qu’en sortir de bonnes choses, à certains moments.

De plus, en écrivant sans vous arrêter, vous vous initiez à ne faire qu’une chose à la fois, ce qui est la base pour atteindre un bon niveau de concentration.

Les récompenses de vos rendez-vous

En écrivant tous les matins, vous allez vous créer un espace intime de grand confort, et obtenir des rendez-vous de qualité avec vous-même.

Cet espace sera incomparable pour laisser s’exprimer ce qui vous tient à cœur.

Vous y gagnerez beaucoup d’avantages et vous allez vous en rendre compte très vite (dès les 10 premiers jours, je vous le garantis !).

Principal avantage : le fait d’écrire au réveil va vous libérer l’esprit dans la journée. En notant vos idées parasites, vous vous en débarrasserez (j’en dis plus ici, sur les avantages de la prise de notes). Ce faisant, vous serez plus serein et vous gagnerez en concentration.

Et, cerise sur le gâteau, vous allez faire émerger de nouvelles idées relatives à ce qui compte le plus pour vous : votre métier, vos activités extraprofessionnelles, votre vie privée. Vous saurez mieux quelle direction prendre, vous serez plus confiant en vos propres choix.

Comment vous y prendre ?

Achetez un cahier et un stylo qui vous plaisent. Si vous pouvez vous faire plaisir à travers cet achat, c’est encore mieux !

Faites sonner le réveil un peu plus tôt, et écrivez au réveil. Je vous conseille de compter au minimum une demi-heure d’écriture. Une simple demi-heure pour améliorer votre qualité de vie, n’est-ce pas dérisoire ?

Écrivez 6 jours sur 7, et réservez-vous un jour pour ne pas écrire. Pliez-vous à cette discipline, au moins pendant 6 à 8 semaines. Plus tard, libre à vous de continuer au même rythme ou de ralentir la fréquence d’écriture. Mais au début, faites-le tous les jours (moins un) pour vous donner les moyens de réussir l’expérience.

Écrivez trois pages manuscrites, de préférence sans vous arrêter. Même si par moment vous n’avez rien à l’esprit, écrivez plusieurs fois « je n’ai rien qui me vient » ou « fait chier, cet exercice d’écriture ! ». D’autres mots plus intéressants finiront par émerger, par petites pépites.

Veillez à votre respiration et à votre position. Respirez de façon régulière, profonde et silencieuse.(1) Évitez les tensions corporelles. Sentez votre main qui tient le stylo glisser sur le papier, soyez conscient de ce contact sensuel.

Accueillez votre écriture avec bienveillance. Surtout, veillez à ne pas vous juger. Laissez-vous aller à écrire des choses ridicules ou apparemment médiocres. Ne vous interdisez aucun mot. Il est normal de ne pas formuler de phrases géniales tous les jours. Ne vous en voulez jamais pour cela.

Ne montrez à personne le contenu de votre cahier. Vu que vous ne vous jugez pas, ne laissez à personne le droit de juger vos pages du matin.

Ne relisez pas ce cahier souvent. Certains ne le relisent jamais. Au moins, efforcez-vous de ne rien relire pendant les 4 premières semaines. Car l’important n’est pas tant le contenu de ces pages, que les bienfaits que cela va provoquer dans la journée.

Observez les résultats de cette expérience dans votre quotidien. À la fin de chaque semaine, écrivez un mini compte rendu de votre semaine : notez ce que cette nouvelle pratique d’écriture vous a apporté et les changements que cela a pu déclencher dans votre vie. Avez-vous amélioré votre niveau de concentration ? Avez-vous plus d’idées ? Êtes-vous plus détendu dans la journée ? Même si vous avez l’impression que cela n’a rien changé les 2-3 premières semaines, notez-le. Même quand des choses se sont produites, qui vous semblent sans rapport avec votre nouvelle pratique, notez-le. Et quand vous reconnaissez qu’une sorte de magie se produit dans votre vie grâce à votre écriture, notez-le !

…Ainsi, vous développerez votre niveau de concentration. Et vous insufflerez de la créativité dans tous les domaines de votre vie !

(1) Dans le livret “Osez l’écriture !“, vous trouverez des exercices pour vous entraîner à respirer sereinement. Il est gratuit et vous pouvez le télécharger sans laisser votre adresse mail en échange.

Lisez cet autre conseil de développement personnel : “Du coup”, oui ça fait mal !

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la plateforme, clé de la stratégie de communication
octobre 23rd, 2018 par Jérôme Duez

Il ne suffit pas de publier des contenus sur le Net pour attirer une audience vers son site. Vous le savez. Mais savez-vous comment vous faire remarquer dans un monde aussi bruyant ?[1] Vous devez mettre en place une stratégie de communication un peu spéciale. Voici la technique, suivez-moi !

Adoptez ce principe fort

« Communiquez à 360 degrés ! » Ce principe est aussi vieux que la com. Des professionnels de la profession appellent cela la « communication holistique ». Dans les pays anglo-saxons, on préfère dire : créer sa plateforme.

De quoi s’agit-il ?

Une plateforme rassemble l’ensemble des activités liées à la marque de votre entreprise ou à votre marque personnelle. Ces activités se divisent entre vos activités dans la vie réelle et vos interventions sur le Net, comme le montre la carte ci-dessous.

Exemple avec les activités d’un influenceur

Imaginons que cette carte représente les activités de Michael, un influenceur de renom. L’activité principale de Michael (qui ne représente qu’un petit axe de cette carte, en haut à droite) consiste à proposer des prestations de conseil et des formations en e-learning.

Voici comment Michael s’y prend pour communiquer à 360° :

C’est sur son activité principale qu’il communique le plus : il lance une série d’annonces et de publicités dans les médias ; il publie des contenus sur son blog et sur d’autres sites ou revues qui l’accueillent. Chaque nouveauté, chaque publicité, chaque billet, chaque vidéo, chaque podcast, fait l’objet d’un maillage : une série de liens sur les réseaux sociaux.

Michael communique aussi sur ses activités secondaires. Notamment, il lui arrive de tenir des conférences, au sujet desquelles il lance des annonces quelques semaines avant, il publie des photos le jour J, et des extraits filmés dès le lendemain.

En plus, il communique sur d’autres événements qu’il organise ou auxquels il participe, sur des livres qu’il publie, sur ses apparitions à la télé ou dans la presse…

En somme, tous les mots-clés de la partie droite de la plateforme sont des motifs de communications.

Ce n’est pas tout : pourquoi ne pas profiter des grands événements de sa vie ? Il les réserve à ses followers les plus fidèles : des vidéos de ses voyages, de son mariage, de sa nouvelle maison…

Tout ce que Michael produit, comme tout ce qu’il vit, est prétexte à communiquer. Mais, pour ne pas provoquer de ras-le-bol, il évite d’inonder la toile 365 jours par an. Donc, il ne va conserver que ses messages les plus pertinents. Il va donner du sens à sa plateforme, en soignant sa stratégie.

Comment donner du sens à sa plateforme ?

Michael crée suffisamment de contenu pour envoyer plusieurs messages par jour à ses followers et au monde. Mais pas question de polluer le Net de sa présence en publiant n’importe quoi. Il faut que cela colle à l’esprit de sa « marque ».

C’est pourquoi, avant de concevoir sa plateforme, Michael a d’abord mené une réflexion sur son identité. Car, comme on le voit sur la carte ci-dessus, l’identité est au centre de toute plateforme.

Il arrive trop souvent que des entrepreneurs décident d’une stratégie sans avoir soigné leur identité. Au résultat, leur communication manque de chair, on ne reconnait personne derrière le message.

Quand je dis que Michael a soigné son identité, cela veut dire qu’il a peaufiné son storytelling, et qu’il a composé des éléments de langage pour parler de ses valeurs ou de sa philosophie.

Une fois qu’il a affirmé son identité, Michael a défini son cahier des charges et sa ligne éditoriale. Il a pris des dizaines de décisions, sur des dizaines de points, par exemple sur :

– le choix des thèmes abordés sur son blog et sur sa chaîne YouTube,

– l’esprit des titres et des intertitres des billets,

– la charte graphique,

– le style des illustrations,

– les couleurs privilégiées dans les vidéos,

– la durée des vidéos,

– la fréquence des publications,

– le nombre de publications par type d’événement,

– le format des billets et des newsletters

– etc.

Enfin, une fois cela posé, il ne lui restait plus qu’à établir un planning de publications, sur six mois à un an.

Pour chaque événement important déjà prévu dans son agenda, il a programmé un certain nombre d’annonces, d’articles en rapport avec l’événement, de liens menant à ces articles, etc.

Ainsi, quand son identité et sa ligne éditoriale ont été définies, et qu’un planning a été prévu sur plusieurs mois, il est devenu facile pour Michael de briefer son équipe et de déléguer la majorité des tâches.

Comment s’y prendre ?

Quand un chef d’entreprise décide de lancer un événement, il est rare qu’il s’occupe lui-même de l’organisation. C’est pareil pour la tenue d’une plateforme : quand la bonne stratégie est décidée en amont, il ne reste plus qu’à superviser le travail de ses collaborateurs.

Michael parle devant une caméra pour sa chaîne YouTube, mais il délègue le reste : le montage, la diffusion, le maillage et l’animation sur les réseaux sociaux, etc.

La bande-son de la vidéo est récupérée pour un podcast ; ensuite, le podcast est retranscrit et adapté sous forme rédigée pour le blog.

Michael n’a pas besoin de s’occuper de tout cela. Il n’intervient qu’aux tâches où il est irremplaçable.

Dans les grandes entreprises aussi, la plateforme est gérée par une équipe dédiée. Mais pour un freelance qui se lance avec peu de moyens, il faut commencer par plonger les mains dans le cambouis.

Faut-il absolument vous engager dans ce grand chantier ?

Bien sûr, tout le monde n’a pas besoin d’en faire autant que Michael. Une stratégie comme la sienne concerne les grandes entreprises et les personnalités qui visent la célébrité ou la position de numéro un.

Or, même à une échelle modeste, si vous avez l’ambition d’attirer et de fidéliser un public, il est important de relayer l’information sur plusieurs réseaux, et de ne pas vous limiter à votre activité principale. Ne passez pas à côté du principe de communication à 360° et multipliez les occasions de vous faire remarquer !

La taille de votre plateforme sera à la taille de votre ambition d’entrepreneur-communicant. Et logiquement, plus vos activités se développeront, plus votre plateforme s’enrichira et sera active.

 

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[1] En référence au titre de l’ouvrage de Michael Hyatt : « Platform – get noticed in a noisy world »

En savoir plus sur la tenue d’un blog : “Comment écrire plus vite pour votre blog ?” et “Préférez-vous que je dise “tu” ?

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Timer de temps écrit pro
avril 20th, 2017 par Jérôme Duez

Chronophage, la tenue d’un blog ? Oui et non. Avant l’existence d’Internet, le seul moyen pour faire connaître votre activité était le démarchage physique. Cela nécessitait l’embauche de commerciaux à plein temps. À présent, vous pouvez atteindre ce résultat dix fois plus vite, grâce à vos publications sur le Net.

Quelle estimation réaliste ?

Ne nous voilons pas la face :  tenir un blog prend du temps. Au démarrage et pendant la période de rodage (variable selon la fréquence de vos publications), un article (ou billet, ou post) de qualité prendra environ 4 à 6 heures. Ce temps est décomposé comme suit :

– Un bon quart d’heure pour trouver l’idée et élaborer le plan

– 20 à 40 minutes consacrées à l’écriture proprement dite. La vitesse d’écriture tourne autour des 800 mots/20-30 minutes.

– 1 heure réservée à la correction.

Pour le moment, ça ne fait que deux heures… Disons trois, tant que vous n’êtes pas rodé.

Mais la fin de la rédaction n’est pas la fin de l’histoire. Il s’agit maintenant de diffuser votre post. Les pros du référencement s’accordent à estimer que le temps consacré à la diffusion est supérieur ou égal au temps consacré à la rédaction.

Ils ont raison. Car si vous vous contentez d’écrire et de publier, votre post aura peu de visibilité. Pour avoir une valeur commerciale, la nouvelle de sa publication doit être relayée sur les réseaux sociaux, susciter des commentaires auxquels vous vous devez de répondre, etc.

Je n’en dis pas plus sur ce travail de référencement et de promotion, n’étant pas un spécialiste en la matière. Je préfère vous diriger vers trois billets sur des blogs que j’aime beaucoup :

– celui de Sophie Gauthier, bourré de conseils précieux et plein d’humour : contentologue.com/faire-connaitre-son-blog/

– celui d’André Dubois, complémentaire et plus technique : traficmania.com/comment-augmenter-trafic-blog/

– sans oublier celui de Mehdi, qui vous propose une mine d’idées : blogbooster.fr/augmenter-trafic-blog/

Compartimenter les tâches pour aller plus vite

Bonne nouvelle : vous pouvez diviser par deux la vitesse moyenne !

3 heures au lieu de 6, cela reste long mais vous allez voir qu’il est possible de vous organiser, afin d’assurer une production de qualité en n’y consacrant que 30 minutes par jour.

Cela consiste à compartimenter les étapes et à grouper plusieurs billets pour chacune.

Tel jour est consacré à trouver des sujets et à faire de la veille. Les deux vont de pair. Vous pouvez vous inspirer des autres blogs (autant qu’ils s’inspireront de vous). Il est possible d’avoir trouvé 3 à 5 sujets à la fin de chaque séance.

Un autre jour, vous rédigez plusieurs brouillons sans vous relire. Bon, d’accord, ce jour-là, vous y passez plus d’une demi-heure. Mais quand on est inspiré, on ne voit pas le temps passer, c’est du pur plaisir !

Les jours suivants, vous relisez et corrigez vos brouillons.

Surtout, évitez de rédiger et de corriger un texte dans un même élan. En faisant cela, vous serez moins performant. Car ce ne sont pas les mêmes parties du cerveau qui travaillent à la correction et à la rédaction. Passer d’une partie à l’autre, c’est perdre du temps à s’échauffer de nouveau. Il vaut mieux profiter d’une partie du cerveau qui carbure à plein régime, et la solliciter sur un autre texte.

Consacrez plusieurs séances à la correction. Car, à moins d’être un Mozart du français, nous ne voyons jamais l’intégralité des faiblesses d’un texte en une seule lecture. Personnellement, je consacre entre 3 et 6 relectures de 10 à 15 minutes par texte, avant d’être satisfait.

Enfin pour la diffusion, vous faites la même chose : vous communiquez sur plusieurs articles à la fois. Ce sont des journées à programmer, comme on programme sa démarche commerciale. L’approche est différente mais l’esprit est le même. Ces jours-là, vous êtes tourné vers les autres, et vous communiquez sur vos articles dans un style empathique et convivial.

3 options pour aller encore plus vite

Les conseils qui précèdent s’appliquent à des articles de 700 mots minimum.

Vous pouvez décréter que vos textes ne feront pas plus de 350 mots. Du genre « 7 idées pour réussir vos afterworks », avec 4-5 lignes réservées à chaque idée. C’est souvent déconseillé, car ces articles manquent d’espace pour vous laisser affirmer votre différence.

Mais tout dépend de votre statut. Si vous êtes déjà une personnalité, vous pouvez écrire court et vos fans sont toujours heureux de recevoir de vos nouvelles. En revanche, si vous écrivez pour vous faire connaître, mieux vaut aller moins vite et offrir un texte généreux et pertinent.

Quelle que soit la longueur de vos textes, vous pouvez décider que chacun ne vous prendra que trente minutes au maximum. Comment ? En le dictant puis en envoyant votre fichier audio à une personne chargée de le retranscrire et de le peaufiner. Si vous êtes doué à l’oral, le résultat sera à la fois un article écrit et un podcast, voire un petit film sur YouTube.

Vous pouvez aussi rédiger un brouillon et déléguer le peaufinage, la publication et la diffusion. C’est une question de budget.

Et si vous préférez lire plutôt qu’écrire, vous pouvez faire de la curation, c’est-à-dire une veille quasi quotidienne sur le Net et ailleurs, en repérant les meilleurs articles de presse et les meilleurs billets de la blogosphère qui parlent de votre secteur d’activité, et en diffusant votre sélection. Par exemple à travers la création d’une page sur Scoop.it, un des sites de curation les plus populaires actuellement. Ainsi, vous pouvez devenir une référence dans votre domaine, en ne publiant que des liens.

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour aller plus vite sur la tenue de votre blog ?

 

Pour savoir comment attirer plus de public vers votre blog, lisez ceci !

Pour soigner votre image sur le Net, pensez à la formation !

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Questionnement
mars 7th, 2017 par Jérôme Duez

La question a tout gâché.

Décrocher le rendez-vous, c’est déjà une petite victoire. Il est arrivé à l’heure. Son look était impeccable. Une charmante hôtesse lui a demandé de patienter, ce n’est plus qu’une question de minutes.

Le recruteur a pris la peine de venir le chercher. La poignée de main était sympathique. Autant de signes encourageants.

Et en effet, tout s’est bien passé, jusqu’au moment fatal où le recruteur a posé la question qui a déstabilisé le candidat : « Qui êtes-vous ? »

Quelle est la nature de cette question ?

Il aurait dit « Parlez-moi de vous », cela aurait produit le même effet. Le candidat est bousculé par la question.

Il se demande s’il n’a pas affaire à un pervers, il a envie de dire « pouvez-vous préciser la question ? » mais il n’ose pas, il bafouille un début de réponse stupide. Il en veut à l’autre de lui avoir posé cette question, et sa grimace n’est pas belle à voir.

Pourquoi vivre aussi mal un simple « Qui êtes-vous ? » ? Il s’agit d’une question ouverte, à laquelle chacun est libre de répondre comme il l’entend.

Il est vrai que dans le cadre d’un recrutement, le candidat doit se vendre. Et tous les vendeurs vous le diront, soi-même est l’article le plus difficile à vendre. « Qui êtes-vous ? » donne l’impression de mettre soi-même en avant, sans garde-fou, cela peut faire peur… Mais ce n’est pas une raison pour perdre ses moyens.

D’une certaine façon, la réponse à « Qui êtes-vous ? » n’est pas l’élément le plus intéressant. Ce qui prime, c’est la façon dont le candidat interprète la question.

Si la question le met mal à l’aise, cela signifie qu’il soupçonne l’autre d’avoir l’esprit mal tourné. Et dans ce cas, alors que la question est neutre, ne serait-ce pas le candidat lui-même qui fait du mauvais esprit ?

Mais s’il ne perd pas de vue le contexte et l’objectif de l’entretien, il a tous les atouts pour s’en sortir.

Attachons-nous aux faits : un recruteur veut en connaître plus sur lui parce qu’il semble intéressé. Vue ainsi, la question part d’une saine curiosité. Elle peut signifier simplement : « Qui êtes-vous, sur le plan professionnel ? »  Répondre à cette question ne pose pas de problème.

Moralité : à partir de cette simple question, le candidat ignore si le recruteur est bien ou mal intentionné à son égard. Donc, dans le doute, autant prendre les choses positivement ou mieux, objectivement.

À question simple, réponse simple

Posez-vous la question : « Qui suis-je, en tant que professionnel ? ». Avez-vous trouvé une réponse ? Si ce n’est pas le cas, je vous souffle la trame, mais c’est à vous d’y mettre les termes.

Voici : en milieu professionnel, je me présente comme une vitrine d’expériences et de connaissances, d’aptitudes et de compétences, de savoir-être et de savoir-faire, le tout acquis et développé dans les cadres professionnel et extra-professionnel (bénévolat, loisirs, famille : tout épisode contribuant à révéler une qualité est bon à prendre).

Vous pouvez rétorquer que ces mots-clés apparaissent dans votre CV, et que vous avez l’impression de vous répéter en racontant cela. Sauf qu’il manque un élément essentiel dans le CV : c’est la ligne du récit. En lisant le CV, j’ignore si les faits rapportés sont le fruit du hasard, d’une volonté extérieure ou de la vôtre. Cela n’indique pas d’où vous venez et ce qui vous a conduit à devenir la personne que vous êtes aujourd’hui.

En somme, répondre à la question « Qui êtes-vous, sur le plan professionnel ?”, cela revient à raconter le récit suivant : « Je me suis dirigé vers tel secteur, en raison de telles aptitudes et compétences de départ, ainsi qu’un goût prononcé pour telle matière. Dans le cadre de cette expérience, j’ai enrichi mes connaissances en ceci et cela, et j’ai développé telle et telle nouvelles compétences. Cela m’a incité à acquérir cette nouvelle expérience pour enrichir tel volet. (…) Tout cela a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. »

En traçant cette ligne de récit, vous n’avez pas besoin de répéter les détails de l’expérience, visibles dans le CV, ou d’aborder vos objectifs, visibles dans la lettre de motivation.

Ce qui importe est de faire ressortir une cohérence entre vos aptitudes, vos connaissances, vos compétences et les choix professionnels, en rapport avec le poste que vous visez.

Le point de départ d’un dialogue

Ainsi, quand vous vous limitez au niveau professionnel, le « Qui êtes-vous ? » du recruteur devient une invitation à raconter votre aventure. Vous pourrez lui être reconnaissant de vous avoir posé cette question, preuve de son intérêt pour vous.

Évitez le monologue. N’oubliez pas que votre récit est un bon point de départ pour, à votre tour, vous montrer curieux de l’autre. Initiez le dialogue au plus tôt.

Si vous le sentez, vous pouvez oser un “Et vous, qui êtes-vous ?” sur un ton cordial. Vous pouvez poser des questions à tout moment, portant à la fois sur le recruteur et sur l’entreprise au sein de laquelle, je vous le souhaite, lui et vous serez bientôt collègues.

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Comment réussir un pitch
janvier 19th, 2017 par Jérôme Duez

Le pitch est l’art de se présenter en quelques secondes et de manière accrocheuse.

Dans un speed meeting, chacun se présente aux autres en moins d’une minute et chacun fait en moyenne une vingtaine de rencontres. À la sortie, sur les vingt, trois seulement sont mémorables. Qu’est-ce qui distingue ces trois-là ?

C’est le fait qu’ils ne se contentent pas de présenter leur métier mais qu’en plus, ils ont le pitch dans la peau.

En panne pour pitcher ? Voici 5 modèles pour trouver l’inspiration.

Modèle 1 – Problème / Solution / Témoignage :

1 – Accroche avec une situation problématique que peut rencontrer l’interlocuteur ou le public.

2 – Je suis la solution (évitez de parler du produit ou du service, mais privilégiez le concept, à travers une formule accrocheuse).

3 – Exemple vécu, pour personnaliser cette présentation.

Exemple :

1 – Êtes-vous maladroit pour rédiger un e-mail, un compte rendu, ou un devis ? Votre écriture nuit-elle à votre image et vous fait-elle perdre du temps ?

2 – J’ai ce qu’il vous faut. L’objectif de mes formations, c’est de vous mettre à l’aise avec la pratique de l’écriture.

3 – La semaine dernière, j’animais une formation de 3 jours et, au cours de la première matinée, une dame a pris conscience que ses blocages avaient sauté et qu’elle allait progresser très vite. Vous auriez vu alors son regard s’illuminer, c’était très beau !

Commentaires :

Ce modèle est très suivi. Il est fréquent d’aborder son actualité et de commencer par la phrase : « La semaine dernière, j’ai eu un client qui… » ou « Hier, je suis intervenu à tel endroit, où… ».

Ici, l’anecdote laisse miroiter le fait que ma formation vainc les blocages. Le destinataire est tenté de se demander comment j’atteins ce résultat. C’est un procédé d’accroche.

Modèle 2 – Qui / Quoi / Illustration :

1 – Présentation.

2 – Définition/objectif(s).

3 – Annonce permettant de visualiser l’offre…

Exemple :

1 – Je suis spécialiste de la formation aux écrits professionnels.

2 – Cela regroupe 3 types d’écrits : les écrits commerciaux, pour mieux communiquer ; la correspondance, pour maintenir de bons rapports avec ses contacts ; et les écrits opérationnels, pour consolider ses actions.

3 – Dans 10 jours, j’anime une formation dans le quartier de l’Étoile, intitulée « réussir ses présentations à l’écrit comme à l’oral ». Le but est que chacun reparte possesseur d’un discours  personnel, avec lequel il se sente bien. Elle est limitée à 6 personnes et il ne reste que 2 places.

Commentaire :

C’est un message concret, d’autant plus qu’il incite à visualiser quatre points : une date pour situer l’action dans le temps, l’Étoile qui évoque l’Arc de Triomphe, l’objectif clair et le groupe quantifié.

Modèle 3 – Problème / Pertinence de la solution / Réussite :

1 – Contexte problématique.

2 – Solution originale et pertinente : …grâce à mon procédé + une formule résumant l’originalité de la proposition.

3 – Résultat : ce que gagne le client.

Exemple :

1 – Dans la moitié des grandes entreprises, les échanges d’emails à l’interne génèrent des conflits.

2 – J’anime une formation intitulée « écrits et entente », qui contribue à instaurer un climat de paix au sein de l’entreprise. Grâce à une pédagogie associant des techniques de rédaction et des techniques de développement personnel…

3 – … j’amène les personnes à chasser leur anxiété face aux écrits et à créer de meilleurs échanges.

Commentaires :

Ici, le métier n’est pas mentionné. En abordant directement mon action, le destinataire devine mon métier.

Le fait de montrer la réussite amène à raconter une transformation de la situation. Or, la majorité des bonnes histoires racontent une transformation. En cela, ce pitch se rapproche subtilement d’un storytelling.

Modèle 4 – Sensibilisation / Mot d’ordre / Promesse :

1 – Vous imposez l’idée que le problème touche directement votre public.

2 – Vous lui intimez l’ordre de trouver la solution…

3 – … En l’occurrence : vous-même.

Exemple :

1 – Beaucoup d’entre vous sont amenés à écrire de plus en plus dans votre travail. Il est essentiel de prendre conscience que bien écrire, cela vous rend plus efficaces et plus dynamiques.

2 – Donc, vous devez avoir une analyse juste de votre rapport à l’écriture. Et si, par hasard, vous évaluez des faiblesses, venez me voir !

3 – Ensemble, nous trouverons une solution applicable rapidement.

Commentaire :

Cette approche autoritaire demande de l’énergie, une voix ferme. Le point culminant est l’ordre « Venez me voir ». La conjugaison du verbe à l’impératif s’harmonise avec une posture quasi militaire ou un sourire ravageur.

Modèle 5 – Storytelling :

1 – Situation initiale : présentation du héros, ses forces et ses faiblesses.

2 – Élément perturbateur : une question proche d’une problématique, mettant face à face la quête du héros et l’obstacle.

3 – Élément de résolution : l’action qui mène au succès.

4 – Happy end.

Exemple :

1 – On n’oublie jamais son 1er client. Le mien est un grand traiteur. Je l’appelle James, pour préserver sa réputation. Il a toujours été hyper doué dans sa partie… Mais à ses débuts, ses textes commerciaux étaient déplorables. Un critique gastronomique l’avait descendu, alors qu’il n’avait goûté à aucun de ses produits, il n’avait vu que son site Internet !

2 – Le succès de James était-il compromis à cause de ses maladresses en écriture ?

3 – Heureusement, il a suivi ma formation sur mesure et à la sortie, il a revu ses textes.

4 – À présent, le Tout-Paris s’arrache les petits fours et les pâtisseries de James.

Commentaire :

Le storytelling est un excellent procédé quand le message s’adresse au grand public. Il est à manier prudemment en B to B (entre professionnels). Dès que l’on emploie le style narratif, certaines personnes auraient tendance à se sentir infantilisées et à répliquer : « Ne me racontez pas d’histoire ! »

Quel modèle privilégier ?

Il n’y a pas un modèle meilleur ou moins bon que ses voisins. Plusieurs vous seront utiles, selon les circonstances. Et je vous conseille de changer souvent de pitch, pour garder de la fraîcheur et de la spontanéité.

En networking (réseautage en français), tâchez de ne pas être le premier à pitcher. Commencez par laisser parler les autres, afin d’adapter votre discours en fonction de ce que vous avez appris d’eux. Et n’oubliez pas de vous poser les trois questions fondamentales que je rappelle ici.

(Pensez à vos cartes de visite pour clore votre performance !)

Et toi, c’est quoi ton pitch… ?

 

 

Le contenu de ce billet est développé dans l’ouvrage “Organiser ses idées, structurer ses propos“.

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Feuille d'un livres, comment trouver un livre
décembre 23rd, 2016 par Jérôme Duez

Dans la masse de livres consacrés au développement personnel ou professionnel, où se cache LE livre spécialement écrit pour vous ?

Tous prétendent vous aider à évoluer et à gagner en efficacité et en bien-être, mais, dans le lot…

Comment distinguer le bon, et comment le lire ?

Le choix du livre

Vous devez être intraitable dans votre choix.

Vous pouvez vous faire votre opinion dès les premières pages. Qu’importe les promesses sur la 4e de couverture ! Si quelque chose vous déplaît dans un livre – la façon dont l’auteur s’exprime, l’esprit de ses conseils, des affirmations qui vous placent en désaccord –, abandonnez-le sur le champ !

Cela ne signifie pas que le livre est forcément nul, mais simplement qu’il n’a pas été écrit pour vous. Soyez sûr qu’un autre le sera ; et ne perdez pas votre temps avec celui-là !

Le livre écrit pour vous existe, je vous l’assure. Quel que soit votre sujet de prédilection, il existe.

Survolez autant de livres que nécessaire jusqu’à trouver celui-là. Il s’imposera à vous aux premières secondes. Vous aurez l’impression d’avoir enfin rencontré votre mentor. Et vous serez prêt à adhérer à ses enseignements.

Conditions pour réussir la rencontre

Une fois que la rencontre a eu lieu, sa réussite repose sur la qualité de votre attention de lecteur.

Le livre que vous avez choisi d’étudier est le nec plus ultra de l’apprentissage. C’est un professeur qui se plie à votre volonté, capable de s’exprimer à votre vitesse et de répéter autant de fois que nécessaire.

Ne négligez pas cet apport précieux, car une telle rencontre est rare. Ce mentor que vous avez élu mérite votre plus grande attention.

Vous devez adhérer pleinement aux leçons et les suivre au pied de la lettre. Lisez le livre de la première à la dernière page, sans sauter une ligne, en disciple impeccable. Puisque l’auteur a fait l’effort de formuler une phrase, c’est qu’elle a son utilité et qu’elle vaut votre effort de lecture.

Sachez vous arrêter sur un passage qui vous interpelle, parce qu’il vous bouscule ou vous surprend. Notez-le avec vos propres mots. Laissez-le raisonner en vous, prenez le temps de l’assimiler.

Lorsque vous décrochez, arrêtez-vous. Le décrochage a du bon. C’est souvent la preuve que la leçon est en train d’infuser et de faire son effet. Laissez le décrochage agir en vous ; puis, en relisant, cherchez ce qui a provoqué ce décrochage, afin de l’intégrer.

Relisez au moins une fois l’intégralité de l’ouvrage et plusieurs fois ses leçons phares. Car votre première lecture est troublée par les surprises de la nouveauté et les chamboulements de certaines remises en question. Donc, une relecture “en connaissance de cause” offre beaucoup de surprises.

Et vous serez étonné de comprendre différemment l’ouvrage. Plus une leçon vous bouleverse parce qu’elle met à rude épreuve une certitude, ou parce qu’elle vous hisse à un niveau supérieur, plus la relecture est surprenante.

La part de l’écriture pour amplifier l’expérience…

Créez une trace écrite de votre lecture. La forme a peu d’importance. Ce peut être un relevé de phrases-chocs ou une fiche de lecture.

Certains préfèrent surligner les passages-clés dans le livre, mais il y a mieux : quand vous y mettez vos propres mots, en ne recopiant pas systématiquement mais en résumant, l’appropriation de la leçon vous marque plus profondément.

…Le passage à la pratique pour valider l’expérience.

Aucune leçon n’est totalement acquise, tant qu’elle n’a pas été validée sur le terrain. C’est logique. À quoi bon encombrer son esprit de connaissances dont on n’a pas validé l’utilité et donc, qui demeurent abstraites  ?

Une fois la leçon comprise, sans attendre, il faut en vérifier le bien-fondé dans la réalité. Vous saurez alors si le nouvel enseignement améliore un point de votre situation, une compétence, une ouverture d’esprit.

J’insiste, vérifiez sans attendre, car il n’y aura jamais de meilleur moment que celui où la leçon arrive et fait bouillir vos émotions et votre imagination. Vous allez agir dans l’élan de l’inspiration, sans laisser refroidir.

La première fois, vous agirez en suivant les consignes aussi fidèlement que possible. Ce n’est qu’ensuite, au vu de l’expérimentation, que vous pourrez modifier votre façon de procéder, de la manière qui vous ressemble.

Plus tard, votre nouveau savoir et vous, serez en harmonie. Alors, vous serez passé expert !

C’est ainsi que, pour certains lecteurs de livres pédagogiques, un ouvrage bien choisi et bien lu peut apporter autant que deux ou trois années d’études.

 

 

 

Si vos propos sont confus, à l’oral ou à l’écrit, ce livre est pour vous !

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Pour un autre conseil en matière de développement personnel, voyez par là !

 

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exercice pour réussir la synthèse
décembre 9th, 2016 par Jérôme Duez

Pratiquer la synthèse consiste à dégager d’une masse d’informations les points clés d’un sujet. Autrement dit, cela consiste à cadrer le sujet.

Plus le sujet est passionnant et plus l’exercice est difficile. Nous avons envie de tout décortiquer, nous faisons moins la différence entre l’essentiel et le superflu.

C’est comme mener un entretien avec un personnage admirable, nous voudrions pouvoir lui poser mille questions. Or, nous sommes limités par le temps et par le cadre du sujet.

Les points communs sont multiples, entre l’exercice de l’interview et celui de la synthèse. Pourtant, pour beaucoup de monde, réussir une interview s’avère plus facile.

Dans ce cas, facilitez-vous la tâche en rédigeant une synthèse comme vous mèneriez une interview !

Les conditions d’une bonne interview

Le succès d’une interview réside dans le choix limité des questions de départ et dans la technique d’écoute active de l’interviewer.

La préparation des questions :

Dans l’idéal, pas plus de 3 questions ! Au-delà, le lecteur risque d’en apprendre plus sur l’interviewer que sur la personne interrogée. C’est pourquoi la préparation d’une bonne interview ne demande que quelques minutes de réflexion.

Pour le choix des questions, il en existe de deux sortes :

– Liées à la personne interrogée : « Qui êtes-vous ? », « Comment avez-vous eu l’idée de ce sujet ? », « Quels sont vos projets ? » ;

– Liées au sujet : « Comment définissez-vous le sujet ? », « Quelle est votre opinion sur le sujet ? », « Quel est l’objectif du sujet et qu’en attendez-vous ? ».

Quand l’interview porte sur le sujet sans s’attarder sur la personne, voici les trois principaux modèles de plan, pratiqués dans 95 % des cas :

  1. Le modèle chronologique (origine du sujet / le sujet aujourd’hui / perspectives à moyen terme). Ce modèle inspire naturellement les 3 questions : « À quand remonte le projet ? », « Où en est-il à présent ? », « Que préconisez-vous pour demain ? ».
  2. Le modèle « mal / remède » ou « problème / solution ». Les 3 questions sont des variations de ceci : « Quelle est l’ampleur du problème ? », « Quelle est la mise en œuvre pour y remédier ? », « La solution est-elle à la mesure du problème ? »
  3. Le modèle « mise en place d’une action / freins au bon déroulement ». Avec pour questions : « Quelle est l’action ? », « Quels sont les freins à l’action ? », « Quelles sont les chances de réussite ? ».

L’écoute active inspire les sous-parties du texte et son développement

En menant un entretien, il est important d’être concentré sur la qualité des propos recueillis, à savoir veiller aux points suivants :

– ne pas dévier du sujet ;

– la pertinence et l’intérêt des propos ;

– la clarté. Certains experts usent parfois de jargons et il est important de leur demander de traduire en termes compréhensibles par tous.

Il est aussi important de pratiquer l’écoute active, consistant à maintenir un dialogue et à manifester son intérêt pour le sujet, afin que l’interviewé s’exprime avec générosité.

L’écoute active est aussi appelée écoute bienveillante et sa fonction principale est d’établir un rapport de confiance rapide.

Si l’interviewer reste sagement assis, en disant parfois « oui » et en hochant la tête, l’autre ignore s’il est apprécié, s’il est compris, voire s’il est entendu ; et il finit par se taire ou par partir dans toutes les directions.

Par conséquent, l’écoute active est une forme de dialogue, qui consiste à rebondir sur les propos de l’autre, par différents moyens : une question subsidiaire, une demande d’explication, un regard interrogatif, en reformulant ce qui a été dit pour vérifier que l’on a bien compris, en défendant la position contraire pour inviter la personne interviewée à défendre son sujet avec plus de force, etc.

La technique de l’interview adaptée à l’élaboration d’une note

Rappelons les 3 phases de l’interview, qui sont les mêmes pour construire une note de synthèse, une dissertation ou une note de problématique :

  1. les 3 questions de départ préparées avant l’interview sont, en termes de plan, les axes principaux de la note ;
  2. les points sur lesquels il faut veiller pour bien cadrer l’interview sont les mêmes points de vigilance pour cadrer sa rédaction ;
  3. les questions qui émergent spontanément à l’écoute de la personne interrogée s’intègrent parfaitement au sujet ; en termes de plan, ces questions mettent l’accent sur les axes secondaires.

Quand vous vous retrouvez devant un gros dossier qui sert de matière à votre synthèse, considérez-le comme un personnage et abordez-le avec vos trois questions principales. Elles vous aident à sélectionner correctement les documents intéressants.

Lors du survol des documents, demandez-vous s’ils répondent à ces questions, et si les réponses semblent complètes ou nécessiter un complément (une explication, un exemple ou un nouvel axe).

Quand vous rédigez un texte qui repose sur vos connaissances personnelles, vous devez vous poser les mêmes questions face à vos propres arguments.

Pour rédiger, certains s’isolent et pratiquent l’exercice au dictaphone, afin que la mise en situation d’interview soit complète. Ils sont à la fois interviewers et interviewés. C’est ainsi qu’ils dictent la quasi-intégralité de leur texte en un temps record.

N’oubliez jamais de vous faire une image précise de la personne ou du public à qui s’adresse le texte. Ce destinataire est dans une attente implicite de contenu ; tendez-lui un micro et il aura des questions à vous poser. Par conséquent, dans votre imagination, vous pouvez écouter ses questions, lesquelles vous indiquent les orientations de votre plan.

Moralité : l’écriture devient plus facile quand nous nous imaginons entourés !

 

Le contenu de ce billet est développé dans l’ouvrage “Organiser ses idées, structurer ses propos“.

Un autre exercice pour développer votre esprit de synthèse : ICI.

Pour développer plus vite votre esprit de synthèse dans vos écrits professionnels, pensez à la formation !

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Les questions essentielles pour bien écrire
décembre 2nd, 2016 par Jérôme Duez

Dès que vous allez devoir communiquer à l’oral ou à l’écrit, dans un contexte professionnel ou extra-professionnel, au moment où vous vous demandez « que dois-je dire ? », il convient de vous poser 3 questions.

Ces 3 questions sont des repères formidables, qui vont vous mettre en accord avec le destinataire/interlocuteur/public et en accord avec le sujet. Les voici :

1ère question : « À qui je m’adresse ? »

Cette question sert à cerner le profil de votre (vos) destinataire(s) ou de votre public.

Elle implique de répondre aux questions subsidiaires : « S’agit-il de mon supérieur, mon égal ou mon subordonné ? » ; et « Quel est son niveau de connaissance du sujet ? ». Si vous manquez de réponses à la dernière question, dans le doute, exprimez-vous comme si vous vous adressiez à un ignorant du sujet.

Lors du lancement d’un nouveau produit sur le marché, la question « à qui s’adresse ce produit ? » fait l’objet d’une étude marketing, parfois longue et coûteuse. Mais dans un contexte habituel d’écriture ou d’autres formes d’expression, quelques minutes de réflexion suffisent.

2ème question : « Qu’est-ce que mon destinataire veut savoir ? Et qu’a-t-il besoin de savoir ? »

La réponse est claire dans le cas où quelqu’un vous demande un écrit (rédaction d’une note, réponse à un courrier, etc.). Cette 2ème question correspond à l’étude de la commande.

Si ce n’est pas le cas, vous devez interroger la personne pour connaître ses attentes.

Dans le cas d’un écrit commercial (une brochure de présentation, une proposition commerciale, etc.), le rédacteur se réfère aux critères de la grille SONCAS, que connaît tout bon vendeur :

S comme Sécurité

O comme Orgueil

N comme Nouveauté

C comme Confort

A comme Argent

S comme Sympathie

Ces critères correspondent à nos motivations d’achat.

Par exemple, selon les individus, l’achat d’une voiture peut être motivé par son aspect économique (argent), son intérieur tout cuir (confort), sa puissance (orgueil), ses options à la pointe du progrès (nouveauté), la qualité de complicité du vendeur (sympathie), le système ABS, les airbags et le limiteur de vitesse (sécurité).

« Quel genre de voiture recherchez-vous ? », demande le vendeur. À travers sa réponse, le client exprime ses critères préférentiels. Ainsi, le vendeur peut orienter son discours commercial en fonction des attentes.

De même, hors du contexte commercial, il est recommandé de vous interroger sur les attentes de l’autre.

3ème question : « Qui suis-je, dans le cas présent ? »

Parfois, vous écrivez en votre nom propre, parfois au nom de votre service, parfois au nom de votre supérieur.

Quand vous écrivez en votre nom, vous pouvez décider de mettre en avant votre responsabilité (et vous imposez vos vues), ou votre expertise (et vous soumettez des propositions), ou votre part d’exécutant (et vous rapportez les informations et des propos d’autrui), etc.

De plus, selon les circonstances, vous choisissez de montrer un certain visage : sérieux pour sensibiliser votre auditoire sur un point délicat ; cool pour présenter les vœux de fin d’année ; autoritaire ou séducteur pour obtenir quelque chose, etc.

Soyez toujours attentifs à ces 3 questions

J’aime comparer l’écriture à la conduite automobile. Au moment d’apprendre à conduire, le débutant pense à tout, il se dit des choses comme « là je suis en 1ère, maintenant qu’est-ce que je fais ? Ah oui, je passe en 2de, sans oublier d’appuyer sur la pédale d’embrayage avec le pied droit…».

Avec un peu de pratique, il le fait sans y penser. En revanche, pour éviter tout accident ou sortie de route, il est sans cesse attentif à ce qui l’entoure et il modifie sa conduite selon qu’il roule en ville ou sur autoroute, sur chaussée sèche ou mouillée, etc.

L’écriture, c’est pareil. Vous devez suivre un plan, relativement simple. Au début vous vous interrogez : « Je viens de trouver ma phrase d’accroche ; et maintenant, qu’est-ce que j’écris ? Ah oui, je définis le sujet… »

Avec de la pratique, vous n’y pensez plus. En revanche, pour éviter les écarts de conduite, vous restez vigilant sur le contexte de votre communication, à savoir : ces 3 questions.

Ces 3 questions sont à la fois une sécurité et une première voie pour trouver le plan du texte :

  • La sécurité repose sur les questions 1 et 3, qui servent à ne pas dévier et tomber « hors contexte ». Au cas contraire, votre texte risque d’être à l’origine d’un conflit, au cours duquel votre destinataire demande d’un ton  énervé : « À qui croyez-vous vous adresser ? » et « Pour qui vous prenez-vous ? ».
  • Le plan repose en partie sur la question 2, qui vous évite de tomber dans le « hors sujet ». Quand nous savons ce que le destinataire veut et doit lire ou entendre, le contenu du texte va de soi.

Pensez-y toujours ! Elles vous sont indispensables, même quand vous connaissez votre sujet sur le bout des doigts. Car votre manière de vous exprimer varie constamment, selon le contexte, selon le destinataire et ses attentes, et selon la personne que vous êtes à l’instant et qui évolue sans cesse.

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Le contenu de ce billet est développé dans l’ouvrage “Organiser ses idées, structurer ses propos“.

Si ce billet vous a plu, celui-ci vous parle des bonnes questions pour trouver le plan d’une note de synthèse.

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