Catégorie Note de lecture

février 2nd, 2017 par JérômeDuez

Voulez-vous devenir le maître de votre vie ?

Souhaitez-vous consacrer la majeure partie de votre temps à ce qui est le plus important pour vous ?

Que diriez-vous de développer votre entreprise en toute confiance, malgré la crise ?

Si tout cela vous motive, le livre d’Olivier Roland peut vous aider à le réaliser.

« Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » délivre un message salvateur, en montrant comment profiter des nouveaux outils et des nouvelles découvertes scientifiques, dans le but de nous dépasser et de suivre une voie personnelle, dotés de superpouvoirs !

Oui, c’est possible et Olivier Roland le démontre à merveille !

Qui est Olivier Roland ?

L’auteur est un blogueur en train de gagner une juste célébrité. Sa chaîne YouTube vient de franchir le cap des 100.000 abonnés. Et « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » est annoncé comme un grand best-seller. Tant mieux !

Au départ, il semble qu’Olivier Roland fût geek, dans la pure tradition. Baignant dans la culture SF et les nouvelles technologies. Mais, moins courant, un geek avide de connaissances, le regard ouvert à 380°, prenant la vie à bras le corps, sûr de ses intuitions pour emprunter la voie la plus heureuse.

Il a monté sa première entreprise à 19 ans. Aujourd’hui, tout lui réussit et, à la lecture de son livre, on comprend facilement pourquoi.

Avec autant de passion, il s’exprime sur trois blogs, à propos : des livres qui changent la vie, de devenir un blogueur pro, du zen et de l’art de vivre.

« Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » aborde l’ensemble de ces sujets, en ajoutant une partie importante à la création d’entreprise.

Passons au livre. Parce que parler du livre, c’est forcément continuer à parler de l’auteur.

Il est gros – je parle du livre. 520 pages en format papier. Il faut au moins ça.  

Et l’esprit de ce livre est… Comment dire… ? Olivier Roland est un gros (encore !) provocateur !

Le titre du livre annonce la couleur. La première partie aussi. Quant à la suite…

Attendez-vous à vous recevoir des claques

La première partie du livre (la plus courte, à peine plus de 100 pages) démonte le système éducatif qui nous sclérose. Par opposition à ce système, Olivier Roland défend un accès à la connaissance, individuel et permanent, pour se donner des ailes.

J’ai trouvé la démonstration savoureuse et j’ai pris un grand plaisir à la lecture de cette partie.

Mais cela peut produire un effet différent chez d’autres. Parce que le but de la provoc’, c’est de foutre des claques.

Heureusement pour moi, celle-là ne m’a pas touché. Comme Olivier Roland, j’ai raté mes études et suis « bac -2 ». J’ai appris la vie par les livres, les rencontres, les expérimentations, l’expérience…

En revanche, si vous avez été bon élève, avez suivi de longues études, et qu’aujourd’hui vous vous reposez sur votre sort de cadre dans une grande entreprise, la première partie du livre risque de faire mal (et une autre plus loin, au sujet du salariat).

À certaines époques, les claques aboutissaient à des duels. Celui qui les distribuait ouvrait les hostilités. Il en sera de même avec des lecteurs de ce livre.

Certains liront et penseront : « Non mais eh, le geeeek, çavapalatête ? ! Pour qui tu te preeends, Olivier Roooolaaand ? Bon, ok, je continue la lecture… Mais t’as plutôt intérêt à être à la hauteur, mon gars ! »

J’imagine ceux-là lire avec un jugement impitoyable… Et qui sait ? Peut-être est-ce le but ?

Olivier Roland veut réveiller le rebelle en vous. C’est ainsi qu’il se définit et qu’il définit ses fans : les rebelles intelligents.

Suffisamment rebelles pour ne pas tomber dans le moule des systèmes aliénants, tels que le système scolaire et le salariat.

Suffisamment intelligents pour apprendre le maximum sur le monde qui nous entoure, afin de savoir en tirer le meilleur.

Si vous n’êtes pas d’emblée un rebelle intelligent, Olivier Roland se dit peut-être que quelques claques peuvent vous mettre en phase…

Il y en a pour qui les claques sont salutaires et revigorantes. Si c’est votre cas, lisez cette première partie, sinon passez à la suite.

La force du livre

Olivier Roland ne veut pas que sa parole soit gobée toute crue. Il veut que le lecteur lise en rebelle et soit sceptique d’un bout à l’autre. 

Il veut que vous doutiez et que vous expérimentiez pour vérifier la qualité de ses conseils.

Ce qu’il écrit vous convient-il ? Allez-vous l’adapter à votre personnalité ou l’exécuter tel quel ? Ou est-ce nul ? Pas fait pour vous ? Décidez ! C’est vous le chef !

Là est la grande force du livre. Car forcément, il est discutable. Il est dans la vie. Imparfait, il évoluera au fil des rééditions.

D’ailleurs, il ne se veut pas parfait, de cette perfection figée des systèmes bétonnés. Il incarne le principe n° 1 : nous sommes tous perfectibles, constamment.

Chaque conseil est proprement démontré, validé scientifiquement (le livre en contiendrait 400. Je n’ai pas compté, mais cela semble plausible). Le pourquoi et le comment sont clairs. Et le tout repose sur des principes solides… Mais…

Il y a toujours un « mais ». Il y a forcément des reproches et des désaccords à formuler, ici et là, concernant des mises en application, des illustrations, une influence américaine prononcée qui peut en agacer certains…

Eh bien, parfait ! Les critiques sont, en partie, la preuve de notre scepticisme. Seulement, point trop n’en faut. Un excès de critique risquerait de vous amener à vous replier sur vous-même, à passer à côté du discours et à ne tester aucun des précieux conseils. Ce serait dommage.

L’étendue du livre 

Olivier Roland couvre tous les points desquels, à son avis, il faut tenir compte pour prétendre être un individu libre et accompli.

L’accomplissement, ce n’est pas avoir réussi ceci ou cela. L’accomplissement est une notion totale. C’est savoir, au fond de son cœur, que l’on réussit sa vie chaque jour. Cela se produit, quand on a le sentiment de grandir sans cesse, en s’intéressant à tout et en se donnant les moyens de vivre une telle aventure.

Et lire « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études », c’est déjà s’entraîner à ouvrir son champ de curiosité, puis son champ de savoir.

L’auteur a l’honnêteté de nous dire que les conditions d’un véritable accomplissement sont multiples.

Cette multiplicité des centres d’intérêt en impose ! Cela peut effrayer.

L’étendue de ce livre, ça a été la claque pour moi ! Celle-là, je me la suis reçue en pleine poire, sans l’avoir vue venir !

Après avoir lu les 100 premières pages, je me disais « Cool ! Je fais partie des élus qui ont raté leurs études ! À moi le succès ! », et paf !

« Qu’est-ce que j’ai fait toutes ces années ? pensai-je. Moi qui n’ai pas engrangé les deux tiers des connaissances d’Olivier Roland, alors que j’ai l’âge d’être son père ! ».

À ce stade, j’avais le choix suivant :

  • – abandonner le livre et me complaire dans ma médiocrité,
  • – continuer en me redressant, parce qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

J’ai choisi la seconde voie. Non, n’applaudissez pas, vraiment… Plein de lecteurs de ce livre font certainement comme moi.

Que contient « Tout le monde… » ?

Le livre est en trois parties.

Comme je l’ai dit plus haut, la première partie est un réquisitoire contre l’éducation nationale qui transforme la population en troupeau de moutons. Et l’invitation à assumer son rôle de rebelle intelligent.

La deuxième partie aborde les conditions à réunir pour se lancer dans l’aventure du rebelle intelligent :

  • – connaître l’informatique et au moins une langue étrangère (l’anglais en priorité),
  • – sortir de sa zone de confort ;
  • – faire du sport ;
  • – jouer d’un instrument de musique, pour favoriser concentration et coordination ;
  • – entretenir sa créativité ;
  • – maîtriser son self-control et gérer sa volonté, ne pas se laisser séduire par les tentations néfastes ;
  • – avoir une alimentation saine et un bon sommeil ;
  • – apprendre à apprendre, une discipline sans fin.

Pour chaque point, Olivier Roland démontre l’importance avant d’indiquer comment faire. Tantôt, il propose des exercices à mettre en pratique sur-le-champ. Tantôt, il présente une nouvelle technique ou une appli, en expliquant son fonctionnement.

Par exemple, il existe des moyens d’augmenter son Q.I., sa mémoire et d’autres facultés cérébrales, de nouvelles applis pour faciliter l’apprentissage d’une langue, etc.

La troisième partie invite à se lancer dans sa propre activité. C’est la partie qui m’a le plus impressionné par sa générosité.

Entre autres points abordés :

  • – les bonnes questions à se poser à toutes les étapes du lancement (avant, au démarrage, au développement) ;
  • – les astuces pour trouver votre idée d’entreprise ;
  • – les façons d’évaluer cette idée avant de se lancer, puis de développer l’idée à moindre coût ;
  • – la présence sur le Net ;
  • – le marketing ;
  • – les techniques de vente, de promotion et de publicité ;
  • – la possibilité de déléguer et d’automatiser les procédures…

L’incroyable c’est qu’Olivier Roland est véritablement inspiré par cette diversité. Le livre est émaillé de témoignages personnels, montrant qu’il s’est arrêté sur chaque point et ne s’est pas contenté de faire la synthèse des livres qu’il a lus, il a expérimenté la majeure partie et retenu ce qui l’arrangeait..

Ça sent le vécu derrière chaque page.

En résumé

« Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » va devenir mon livre de chevet pendant les mois à venir.

Il devrait être mis entre les mains de tous ceux qui se demandent quoi faire de leur vie, et de tous ceux qui le savent mais qui ignorent comment faire.

Il devrait être offert en cadeau avec le bac, histoire qu’enfin ce diplôme serve à quelque chose.

Il devrait être lu par tous les porteurs de projets, les chefs d’entreprises, les gens qui se prennent en main… et les autres.

Ce livre va devenir une référence. Un Guide avec un G majuscule. (À condition d’être régulièrement réactualisé, car les outils qui sont présentés évoluent si vite, en ce moment !)

Mais pourquoi parler de ce livre dans un blog consacré à l’écriture ?

J’y vois deux raisons principales : 1 – Le livre montre qu’il vaut mieux être bien dans ses écrits pour pouvoir appliquer une partie des conseils. 2 – L’écriture de ce livre mérite qu’on s’y attarde.

Il est très bien écrit car il se laisse lire facilement, quel que soit le sujet. Le style est clair, alerte, convivial et rythmé…

Pourtant, quelque chose me dit qu’il n’a pas été écrit de manière classique.

Et je me demande : les blogueurs sont-ils en train de réinventer l’écriture ?

…Ah mais, mon minuteur vient de sonner : le temps accordé à la rédaction de cet article est dépassé… Une prochaine fois, je tâcherai de répondre à cette question.

Vous êtes libre d’y répondre avant moi, en laissant votre commentaire ci-dessous.

 

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