Catégorie Livre

vente
août 29th, 2017 par JérômeDuez

Alain Muleris est un spécialiste de l’accompagnement commercial et de la formation à la vente. Ses prestations sont présentées sur son site, Vitamine V. Alain Muleris vient de publier « Trouvez vos futurs clients en 100 jours », aux éditions Eyrolles.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec la vente, ou si vous avez un projet d’entreprise, ou si vous êtes en train de mettre au point votre stratégie commerciale, jetez-vous sur ce livre ! Il vous aidera à vous poser les questions essentielles et vous indiquera les techniques à adopter pour mener à bien votre action commerciale.

Ensemble, nous parlons d’écriture, un matin de juillet, dans un café parisien :

 

Alain Muleris, vous venez de publier un livre sur la vente, très utile, en plus d’être très agréable à lire. Pourtant, vous n’êtes pas écrivain. Quel est votre métier principal ?

Mon expertise, c’est la vente. Et mon métier, c’est d’aider des dirigeants, des consultants, des autoentrepreneurs, à faire augmenter la performance commerciale.

 

Quel était votre objectif en écrivant ce livre ?

Je voulais que ce livre, s’il trouve son lectorat, donne envie de se lancer dans la vente avec aisance.

Ce livre permet de comprendre que la vente n’est pas innée, et qu’il y a des techniques autour de la vente, qui permettent à chacun d’acquérir la compétence de vendre, avec naturel.

Il existe plusieurs formules pour apprendre. Il y a des gens qui sont faits pour lire tranquillement un bouquin à leur rythme. D’autres préfèrent se dire : « Pendant deux jours, je m’enferme dans une salle avec un formateur, et lui, il va secouer tout ça » . Et une troisième catégorie de gens dit : « Je voudrais travailler avec Alain sur six mois ou sur un an, pour qu’il m’accompagne de manière plus approfondie sur la vente. »

Et personnellement, ce qui m’intéresse, c’est de modifier le comportement commercial des dirigeants, des commerciaux, des indépendants, qui n’ont jamais appris la vente, avec l’une des trois formules énoncées.

 

Le livre m’a donné l’impression d’avoir été écrit avec une grande facilité… J’ai raison ?

C’est déjà bien que ce soit cette impression qui ressorte (rires) !

Il y a eu différentes phases d’écriture. D’abord, je me suis rendu compte que j’avais beaucoup de matériel. Et la première phase a été d’abord de construire un plan, en tenant compte de la formule de la collection d’Eyrolles, qui est : en 100 jours.

Au lieu de le faire en 100 jours, mon idée était de découper le livre en 14 semaines, soit 14 chapitres, chaque chapitre abordant un thème spécifique de la vente. C’est sa forme actuelle.

À ce moment, je me suis aperçu que, malgré toute la matière que j’avais, il m’en manquait pour coller au plan du livre. Et j’ai arrêté un moment.

Ce qui a été difficile pour moi dans l’écriture, c’était d’aller chercher de l’information, puis de structurer complètement cette information. Mais une fois tout ça en place, la rédaction proprement dite coulait. Et globalement, ce livre ne s’est pas fait dans la douleur.

Alors, c’est sûr que ça prend du temps, ça demande beaucoup de concentration. Écrire pompe pas mal d’énergie, mais en même temps, je trouve assez jouissif d’avoir écrit un chapitre, de l’avoir terminé et de me dire : « J’ai trouvé la juste expression de ce que je voulais dire ». Sachant que ce que je voulais faire, c’est un guide de vulgarisation, avec un langage très accessible. Oui, relire son chapitre et estimer qu’il tient la route, c’est un moment de grande satisfaction.

 

Et quand le livre entier est terminé, c’est la satisfaction multipliée par le nombre de chapitres… !

Oui, je suis d’accord !

 

À la lecture de votre livre, on se rend compte de l’importance de l’écriture, pour un commercial.

Pour moi, celui qui maîtrise l’écriture, il maîtrise… Je ne veux pas dire « une arme » parce que je n’aime pas ce vocable… Mais en tout cas, il possède un atout professionnel important.

C’est vrai que, quand on parle « commercial »… J’entends beaucoup de gens me dire que le commercial, c’est le tchatcheur, celui qui parle. Ça, c’est une légende. D’abord, en général, un bon commercial écoute d’abord son client, il est plutôt celui qui pose les bonnes questions, et il est ensuite celui qui va réussir à faire une synthèse.

Et la synthèse, aujourd’hui, elle se fait par l’écrit. Principalement par le mail. Elle se fait ensuite par une proposition commerciale écrite.

Ça me navre, quand je reçois des mails avec une faute d’orthographe toutes les lignes ; je vois très clairement des copier-coller de paragraphes qui ne se tiennent pas, ça n’est pas structuré. Et quand je tombe sur une offre qui est très bien écrite, eh bien oui, cela donne envie ! Le rôle du commercial, c’est ça : donner envie à son client.

 

Dans le cadre de vos interventions, vous arrive-t-il de tomber sur des personnes vraiment bloquées à l’écrit ?

Pas à ce point-là. Mais j’interviens dans deux écoles, des établissements d’études supérieures, et je suis sidéré par le manque de maîtrise de la langue française et des règles de base de l’écriture.

Et quand je leur demande de me faire un PowerPoint, ce n’est pas structuré, il y a des fautes d’orthographe. Alors qu’il existe des correcteurs orthographiques ! Et quand on échange par e-mails, c’est une catastrophe. Je leur dis : n’envoyez jamais ça à un client !

En revanche, dans le monde de l’entreprise, je rencontre moins souvent ces cas. Mais globalement, les gens n’aiment pas écrire. Je suis conscient de faire une généralité en disant cela, mais au niveau des commerciaux, beaucoup n’aiment pas cela. Et c’est dommage, parce qu’ils passent à côté d’un atout fondamental.

 

Est-ce que certains arrivent à se passer de l’écriture, et trouvent un autre moyen pour booster leurs ventes ?

Pour moi, le bon professionnel, c’est celui qui identifie ce qu’il fait bien et ce qu’il fait moins bien. Et quand tu fais moins bien quelque chose, tu travailles pour augmenter ton niveau.

Ça passe par la formation (vous êtes bien placé pour le savoir). Ou par votre livre pour apprendre à structurer ses écrits. Ou par le simple fait de regarder comment les collaborateurs ou les confrères écrivent, et s’en inspirer ; déjà ça, ce serait bien.

 

Écrire une proposition commerciale, cela vous prend combien de temps ?

C’est le moment crucial, le moment où ça bascule avec un prospect. À chaque fois que je démarre un accompagnement commercial, je pose la question : « Pourquoi m’avez-vous choisi ? ». J’ai besoin de comprendre ce que j’ai bien fait. Et même quand un prospect ne me choisit pas, je l’appelle, parce que j’ai besoin de comprendre pourquoi il en a choisi un autre, pour savoir comment je peux m’améliorer.

Et souvent, ils me disent : « C’est par l’offre commerciale, et par la synthèse : j’ai retrouvé la discussion qu’on a eue dans ce que vous avez mis par écrit. »

Donc oui, ça prend du temps. Parce que je ne fais jamais de copier-coller. Alors en moyenne, cela me prend deux heures. Où je ne fais que ça. Où je suis totalement concentré. Le texte est court. C’est synthétique. Je dis seulement ce qui me semble devoir être dit, pas plus. Et je colle à l’entretien qu’on a eu.

 

Parmi les jeunes de la génération Internet, il y en a qui pensent : « Je connais tous les avantages du Net et en plus, j’écris bien. Alors, je vais pouvoir me passer de démarcher sur le vif ». Est-ce qu’ils sont dans le vrai ?

Oui et non. Oui, parce que les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn, pour moi, c’est mon principal outil de prospection. Par contre, je ne vends pas sur LinkedIn. J’attire des gens vers moi. J’écris, je publie, de temps en temps j’envoie une vidéo, mais c’est à 90 % de l’écriture.

Dans ma stratégie commerciale, j’ai décidé d’écrire mes propres articles, plutôt que republier ceux des autres. Quand on est sur LinkedIn ou sur Facebook, entre 7h30 et 9 heures du matin, tout le monde partage les mêmes articles, en fonction de son expertise. Moi qui suis dans la vente, je revois cinq, six, sept fois le même article partagé par les gens sur mon réseau. Moi, faire ça, ça ne m’intéresse pas. Ma stratégie n’est pas d’occuper le terrain, c’est de parler quand j’ai quelque chose à dire et le partager. Évidemment, ça me prend plus de temps que de « republier ».

Mais savoir écrire, c’est une vraie force sur les réseaux sociaux. Et la vidéo. Les « vlogs » fonctionnent très bien. Des métiers et des publics se prêtent mieux à la vidéo, d’autres mieux à l’écrit. Je pense qu’au niveau des commerciaux, on peut très bien communiquer en vidéo. Cela touche un public plus large. Pour certains, c’est plus facile de cliquer et attendre que ça déroule, que de lire.

 

Il paraît que Beaumarchais, en plus d’être l’écrivain que l’on connaît, était aussi un aventurier, un peu espion, et fin négociateur. Eh bien, ce grand nom des Belles Lettres prétendait qu’on ne conclut aucune vente par l’écriture, que tout passe par l’échange physique. Alors vraiment, Internet va-t-il bouleverser cela ?

Je ne sais pas si je suis de poids à me lancer dans un débat avec Beaumarchais… Mais je ne suis pas totalement de son avis.

Avec les réseaux sociaux, je pense qu’émergent de plus en plus l’apport et le partage de contenus pertinents. Et c’est en partageant ces contenus pertinents que l’on attire des gens vers soi.

C’est une règle anthropologique d’un réseau : vous montrez votre expertise, vous donnez aux autres, pour peut-être, à un moment, éventuellement, recevoir. Mais d’abord, vous donnez.

En revanche, ce qui ne change pas par rapport à l’époque de Beaumarchais, c’est au niveau de la négociation. C’est sûr, elle ne se fait pas par écrit. La négociation se fait en face à face, dans l’action.

 

(Propos recueillis le 21/07/17)

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maîtriser le plan pour être plus clair et concis
juin 13th, 2017 par JérômeDuez

La réussite d’un écrit professionnel repose principalement sur la réussite du plan.

Autrefois, écrire était élitiste et la qualité du style comptait beaucoup plus. Le bon style confirmait et soulignait le bon rang du signataire.

Aujourd’hui, avec Internet, l’écriture s’est démocratisée et désacralisée. Par conséquent, quand un texte contient des informations de qualité et suit un bon plan, le lecteur devient moins regardant sur le style.

Pourquoi un bon plan est-il si important ?

Les atouts d’un bon plan de texte sont multiples. Pour le rédacteur ou la rédactrice :

– C’est un cadre auquel se raccrocher avec la certitude d’aller dans le bon sens.

– Un plan détaillé offre une collection de repères qui nous éclairent à tout moment sur la voie de la rédaction.

– Suivre un plan protège chacun contre ses propres écarts.

– Un bon plan est le meilleur moyen pour accrocher la ou le destinataire, et pour maintenir son attention en éveil.

Au lecteur ou à la lectrice, la visibilité d’un bon plan offre plusieurs types de conforts. Principalement :

– Un confort de survol : la direction que suit le texte est visible au premier coup d’œil sur les intertitres.

– Un confort de lecture : des propos correctement morcelés sont plus faciles à comprendre et à retenir.

En somme, être compétent en matière de plan, c’est être mieux armé pour communiquer au quotidien.

La maîtrise du plan libère la rédaction

J’ai animé plusieurs centaines de formations aux écrits professionnels, et j’ai pu observer de nombreuses fois le phénomène suivant.

Des personnes souffrent de blocages qui les empêchent de développer leur propos aussi bien qu’elles le voudraient. Pourtant, elles savent écrire ; mais elles se croient victimes d’un problème insoluble, car remontant à l’enfance et à leur découverte de la lecture et de l’écriture (j’explique l’origine du problème dans « Osez l’écriture ! », un livret en téléchargement gratuit ici).

Soudain, en formation, elles se découvrent capables de maîtriser les écrits professionnels, et le vérifient le jour même, en se concentrant uniquement sur le plan. Car la réflexion sur la structure du texte facilite l’enchaînement des idées et, ensuite, l’écriture coule de source.

Ainsi, souvent, un simple apport technique peut aider à libérer l’expression écrite.

La clé pour réussir les plans de vos écrits professionnels

Si vous avez des difficultés à trouver le plan de vos textes, la suite va vous intéresser.

Créer un plan n’a rien d’un exercice littéraire. Il est question de construction, de structure, d’enchaînements logiques…

À la limite, vous pouvez considérer votre texte comme un tableau de bord, composé des quelques boutons (une dizaine tout au plus), sur lesquels appuyer en suivant un ordre précis. C’est à la portée de tous.

J’ai écrit « Organiser ses idées, structurer ses propos », afin que, à votre tour, vous puissiez acquérir cette compétence.

L’ouvrage détaille l’ensemble des questions à vous poser et des repères méthodologiques, pour vous approprier les techniques.

Quand vous aurez expérimenté la méthode simple proposée dans ce livre, réaliser un plan se fera naturellement.

Vous y gagnerez en temps et – le plus important –  en aisance rédactionnelle !

 

 

 

 

« Organiser ses idées, structurer ses propos », sur Amazon.

 

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février 2nd, 2017 par JérômeDuez

Voulez-vous devenir le maître de votre vie ?

Souhaitez-vous consacrer la majeure partie de votre temps à ce qui est le plus important pour vous ?

Que diriez-vous de développer votre entreprise en toute confiance, malgré la crise ?

Si tout cela vous motive, le livre d’Olivier Roland peut vous aider à le réaliser.

« Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » délivre un message salvateur, en montrant comment profiter des nouveaux outils et des nouvelles découvertes scientifiques, dans le but de nous dépasser et de suivre une voie personnelle, dotés de superpouvoirs !

Oui, c’est possible et Olivier Roland le démontre à merveille !

Qui est Olivier Roland ?

L’auteur est un blogueur en train de gagner une juste célébrité. Sa chaîne YouTube vient de franchir le cap des 100.000 abonnés. Et « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » est annoncé comme un grand best-seller. Tant mieux !

Au départ, il semble qu’Olivier Roland fût geek, dans la pure tradition. Baignant dans la culture SF et les nouvelles technologies. Mais, moins courant, un geek avide de connaissances, le regard ouvert à 380°, prenant la vie à bras le corps, sûr de ses intuitions pour emprunter la voie la plus heureuse.

Il a monté sa première entreprise à 19 ans. Aujourd’hui, tout lui réussit et, à la lecture de son livre, on comprend facilement pourquoi.

Avec autant de passion, il s’exprime sur trois blogs, à propos : des livres qui changent la vie, de devenir un blogueur pro, du zen et de l’art de vivre.

« Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » aborde l’ensemble de ces sujets, en ajoutant une partie importante à la création d’entreprise.

Passons au livre. Parce que parler du livre, c’est forcément continuer à parler de l’auteur.

Il est gros – je parle du livre. 520 pages en format papier. Il faut au moins ça.  

Et l’esprit de ce livre est… Comment dire… ? Olivier Roland est un gros (encore !) provocateur !

Le titre du livre annonce la couleur. La première partie aussi. Quant à la suite…

Attendez-vous à vous recevoir des claques

La première partie du livre (la plus courte, à peine plus de 100 pages) démonte le système éducatif qui nous sclérose. Par opposition à ce système, Olivier Roland défend un accès à la connaissance, individuel et permanent, pour se donner des ailes.

J’ai trouvé la démonstration savoureuse et j’ai pris un grand plaisir à la lecture de cette partie.

Mais cela peut produire un effet différent chez d’autres. Parce que le but de la provoc’, c’est de foutre des claques.

Heureusement pour moi, celle-là ne m’a pas touché. Comme Olivier Roland, j’ai raté mes études et suis « bac -2 ». J’ai appris la vie par les livres, les rencontres, les expérimentations, l’expérience…

En revanche, si vous avez été bon élève, avez suivi de longues études, et qu’aujourd’hui vous vous reposez sur votre sort de cadre dans une grande entreprise, la première partie du livre risque de faire mal (et une autre plus loin, au sujet du salariat).

À certaines époques, les claques aboutissaient à des duels. Celui qui les distribuait ouvrait les hostilités. Il en sera de même avec des lecteurs de ce livre.

Certains liront et penseront : « Non mais eh, le geeeek, çavapalatête ? ! Pour qui tu te preeends, Olivier Roooolaaand ? Bon, ok, je continue la lecture… Mais t’as plutôt intérêt à être à la hauteur, mon gars ! »

J’imagine ceux-là lire avec un jugement impitoyable… Et qui sait ? Peut-être est-ce le but ?

Olivier Roland veut réveiller le rebelle en vous. C’est ainsi qu’il se définit et qu’il définit ses fans : les rebelles intelligents.

Suffisamment rebelles pour ne pas tomber dans le moule des systèmes aliénants, tels que le système scolaire et le salariat.

Suffisamment intelligents pour apprendre le maximum sur le monde qui nous entoure, afin de savoir en tirer le meilleur.

Si vous n’êtes pas d’emblée un rebelle intelligent, Olivier Roland se dit peut-être que quelques claques peuvent vous mettre en phase…

Il y en a pour qui les claques sont salutaires et revigorantes. Si c’est votre cas, lisez cette première partie, sinon passez à la suite.

La force du livre

Olivier Roland ne veut pas que sa parole soit gobée toute crue. Il veut que le lecteur lise en rebelle et soit sceptique d’un bout à l’autre. 

Il veut que vous doutiez et que vous expérimentiez pour vérifier la qualité de ses conseils.

Ce qu’il écrit vous convient-il ? Allez-vous l’adapter à votre personnalité ou l’exécuter tel quel ? Ou est-ce nul ? Pas fait pour vous ? Décidez ! C’est vous le chef !

Là est la grande force du livre. Car forcément, il est discutable. Il est dans la vie. Imparfait, il évoluera au fil des rééditions.

D’ailleurs, il ne se veut pas parfait, de cette perfection figée des systèmes bétonnés. Il incarne le principe n° 1 : nous sommes tous perfectibles, constamment.

Chaque conseil est proprement démontré, validé scientifiquement (le livre en contiendrait 400. Je n’ai pas compté, mais cela semble plausible). Le pourquoi et le comment sont clairs. Et le tout repose sur des principes solides… Mais…

Il y a toujours un « mais ». Il y a forcément des reproches et des désaccords à formuler, ici et là, concernant des mises en application, des illustrations, une influence américaine prononcée qui peut en agacer certains…

Eh bien, parfait ! Les critiques sont, en partie, la preuve de notre scepticisme. Seulement, point trop n’en faut. Un excès de critique risquerait de vous amener à vous replier sur vous-même, à passer à côté du discours et à ne tester aucun des précieux conseils. Ce serait dommage.

L’étendue du livre 

Olivier Roland couvre tous les points desquels, à son avis, il faut tenir compte pour prétendre être un individu libre et accompli.

L’accomplissement, ce n’est pas avoir réussi ceci ou cela. L’accomplissement est une notion totale. C’est savoir, au fond de son cœur, que l’on réussit sa vie chaque jour. Cela se produit, quand on a le sentiment de grandir sans cesse, en s’intéressant à tout et en se donnant les moyens de vivre une telle aventure.

Et lire « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études », c’est déjà s’entraîner à ouvrir son champ de curiosité, puis son champ de savoir.

L’auteur a l’honnêteté de nous dire que les conditions d’un véritable accomplissement sont multiples.

Cette multiplicité des centres d’intérêt en impose ! Cela peut effrayer.

L’étendue de ce livre, ça a été la claque pour moi ! Celle-là, je me la suis reçue en pleine poire, sans l’avoir vue venir !

Après avoir lu les 100 premières pages, je me disais « Cool ! Je fais partie des élus qui ont raté leurs études ! À moi le succès ! », et paf !

« Qu’est-ce que j’ai fait toutes ces années ? pensai-je. Moi qui n’ai pas engrangé les deux tiers des connaissances d’Olivier Roland, alors que j’ai l’âge d’être son père ! ».

À ce stade, j’avais le choix suivant :

  • – abandonner le livre et me complaire dans ma médiocrité,
  • – continuer en me redressant, parce qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

J’ai choisi la seconde voie. Non, n’applaudissez pas, vraiment… Plein de lecteurs de ce livre font certainement comme moi.

Que contient « Tout le monde… » ?

Le livre est en trois parties.

Comme je l’ai dit plus haut, la première partie est un réquisitoire contre l’éducation nationale qui transforme la population en troupeau de moutons. Et l’invitation à assumer son rôle de rebelle intelligent.

La deuxième partie aborde les conditions à réunir pour se lancer dans l’aventure du rebelle intelligent :

  • – connaître l’informatique et au moins une langue étrangère (l’anglais en priorité),
  • – sortir de sa zone de confort ;
  • – faire du sport ;
  • – jouer d’un instrument de musique, pour favoriser concentration et coordination ;
  • – entretenir sa créativité ;
  • – maîtriser son self-control et gérer sa volonté, ne pas se laisser séduire par les tentations néfastes ;
  • – avoir une alimentation saine et un bon sommeil ;
  • – apprendre à apprendre, une discipline sans fin.

Pour chaque point, Olivier Roland démontre l’importance avant d’indiquer comment faire. Tantôt, il propose des exercices à mettre en pratique sur-le-champ. Tantôt, il présente une nouvelle technique ou une appli, en expliquant son fonctionnement.

Par exemple, il existe des moyens d’augmenter son Q.I., sa mémoire et d’autres facultés cérébrales, de nouvelles applis pour faciliter l’apprentissage d’une langue, etc.

La troisième partie invite à se lancer dans sa propre activité. C’est la partie qui m’a le plus impressionné par sa générosité.

Entre autres points abordés :

  • – les bonnes questions à se poser à toutes les étapes du lancement (avant, au démarrage, au développement) ;
  • – les astuces pour trouver votre idée d’entreprise ;
  • – les façons d’évaluer cette idée avant de se lancer, puis de développer l’idée à moindre coût ;
  • – la présence sur le Net ;
  • – le marketing ;
  • – les techniques de vente, de promotion et de publicité ;
  • – la possibilité de déléguer et d’automatiser les procédures…

L’incroyable c’est qu’Olivier Roland est véritablement inspiré par cette diversité. Le livre est émaillé de témoignages personnels, montrant qu’il s’est arrêté sur chaque point et ne s’est pas contenté de faire la synthèse des livres qu’il a lus, il a expérimenté la majeure partie et retenu ce qui l’arrangeait..

Ça sent le vécu derrière chaque page.

En résumé

« Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » va devenir mon livre de chevet pendant les mois à venir.

Il devrait être mis entre les mains de tous ceux qui se demandent quoi faire de leur vie, et de tous ceux qui le savent mais qui ignorent comment faire.

Il devrait être offert en cadeau avec le bac, histoire qu’enfin ce diplôme serve à quelque chose.

Il devrait être lu par tous les porteurs de projets, les chefs d’entreprises, les gens qui se prennent en main… et les autres.

Ce livre va devenir une référence. Un Guide avec un G majuscule. (À condition d’être régulièrement réactualisé, car les outils qui sont présentés évoluent si vite, en ce moment !)

Mais pourquoi parler de ce livre dans un blog consacré à l’écriture ?

J’y vois deux raisons principales : 1 – Le livre montre qu’il vaut mieux être bien dans ses écrits pour pouvoir appliquer une partie des conseils. 2 – L’écriture de ce livre mérite qu’on s’y attarde.

Il est très bien écrit car il se laisse lire facilement, quel que soit le sujet. Le style est clair, alerte, convivial et rythmé…

Pourtant, quelque chose me dit qu’il n’a pas été écrit de manière classique.

Et je me demande : les blogueurs sont-ils en train de réinventer l’écriture ? (1)

…Ah mais, mon minuteur vient de sonner : le temps accordé à la rédaction de cet article est dépassé… Une prochaine fois, je tâcherai de répondre à cette question.

Vous êtes libre d’y répondre avant moi, en laissant votre commentaire ci-dessous.

 

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(1) Pour voir ce qu’Olivier Roland pense de cette question, lisez ici son interview.

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décembre 23rd, 2016 par JérômeDuez

Dans la masse de livres consacrés au développement personnel ou professionnel, où se cache LE livre écrit spécialement pour vous ?

Tous prétendent vous aider à évoluer et à gagner en efficacité et en bien-être, mais, dans le lot…

Comment distinguer le bon, et comment le lire ?

Le choix du livre

Vous devez être intraitable dans votre choix.

Vous pouvez vous faire votre opinion dès les premières pages. Qu’importe les promesses sur la 4e de couverture ! Si quelque chose vous déplaît dans un livre – la façon dont l’auteur s’exprime, l’esprit de ses conseils, des affirmations qui vous placent en désaccord –, abandonnez-le sur le champ !

Cela ne signifie pas que le livre est forcément nul, mais simplement qu’il n’a pas été écrit pour vous. Soyez sûr qu’un autre le sera ; et ne perdez pas votre temps avec celui-là !

Une chose est sûre, c’est qu’il existe plusieurs livres qui vous donneront l’impression d’avoir été écrits spécialement pour vous. Quel que soit votre sujet de prédilection, il en existe.

Survolez autant de livres que nécessaire jusqu’à trouver celui-là. Il s’imposera à vous aux premières secondes. Vous aurez l’impression d’avoir enfin rencontré votre mentor. Et vous serez prêt à adhérer à ses enseignements.

Conditions pour réussir la rencontre

Une fois que la rencontre a eu lieu, sa réussite repose sur la qualité de votre attention de lecteur.

Le livre que vous avez choisi d’étudier est le nec plus ultra de l’apprentissage. C’est un professeur qui se plie à votre volonté, capable de s’exprimer à votre vitesse et de répéter autant de fois que nécessaire.

Ne négligez pas cet apport précieux, car une telle rencontre est rare. Ce mentor que vous avez élu mérite votre plus grande attention.

Vous devez adhérer pleinement aux leçons et les suivre au pied de la lettre. Lisez le livre de la première à la dernière page, sans sauter une ligne, en disciple impeccable. Puisque l’auteur a fait l’effort de formuler une phrase, c’est qu’elle a son utilité et qu’elle vaut votre effort de lecture.

Sachez vous arrêter sur un passage qui vous interpelle, parce qu’il vous bouscule ou vous surprend. Notez-le avec vos propres mots. Laissez-le raisonner en vous, prenez le temps de l’assimiler.

Lorsque vous décrochez, arrêtez-vous. Le décrochage a du bon. C’est souvent la preuve que la leçon est en train de faire son effet. Laissez le décrochage agir en vous ; puis, en relisant, cherchez ce qui a provoqué ce décrochage, afin de l’intégrer.

Relisez au moins une fois l’intégralité de l’ouvrage et plusieurs fois ses leçons phares. Car votre première lecture est troublée par les surprises de la nouveauté et les chamboulements de certaines remises en question. Donc, une relecture « en connaissance de cause » offre beaucoup de surprises.

Et vous serez étonné de comprendre différemment l’ouvrage. Plus une leçon vous bouleverse parce qu’elle met à rude épreuve une certitude, ou parce qu’elle vous hisse à un niveau supérieur, plus la relecture est surprenante.

La part de l’écriture pour amplifier l’expérience…

Créez une trace écrite de votre lecture. La forme a peu d’importance. Ce peut être un relevé de phrases-chocs ou une fiche de lecture.

Certains préfèrent surligner les passages-clés dans le livre, mais il y a mieux. Quand vous y mettez vos propres mots, en ne recopiant pas systématiquement mais en résumant, l’appropriation de la leçon vous marque plus profondément.

…Le passage à la pratique pour valider l’expérience.

Aucune leçon n’est totalement acquise, tant qu’elle n’a pas été validée sur le terrain. C’est logique. À quoi bon encombrer son esprit de connaissances qui demeurent abstraites et dont on n’a pas validé l’utilité ?

Une fois la leçon comprise, sans attendre, il faut en vérifier le bien-fondé dans la réalité. Vous saurez alors si le nouvel enseignement améliore un point de votre situation, une compétence, une ouverture d’esprit.

J’insiste, vérifiez sans attendre, car il n’y aura jamais de meilleur moment que celui où la leçon arrive et fait bouillir vos émotions et votre imagination. Vous allez agir dans l’élan de l’inspiration, sans laisser refroidir.

La première fois, vous agirez en suivant les consignes aussi fidèlement que possible. Ce n’est qu’ensuite, au vu de l’expérimentation, que vous pourrez modifier votre façon de procéder, de la manière qui vous ressemble.

Plus tard, votre nouveau savoir et vous, serez en harmonie. Alors, vous serez passé expert !

C’est ainsi que, pour certains lecteurs de livres pédagogiques, un ouvrage bien choisi et bien lu peut apporter autant que deux ou trois années d’études.

 

 

 

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